Fabrice Pannekoucke remplace Laurent Wauquiez à la région Auvergne-Rhône-Alpes
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Fabrice Pannekoucke a été choisi par Laurent Wauquiez lui-même pour le remplacer à la tête la collectivité.
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Fabrice Pannekoucke a été choisi par Laurent Wauquiez lui-même pour le remplacer à la tête la collectivité.
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[Article publié jeudi 5 septembre 2024 à 12h44, mis à jour à 14h18] Une page politique se tourne dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. Le Savoyard Fabrice Pannekoucke (LR) a été élu ce jeudi à la présidence de la collectivité, lors d'une assemblée plénière extraordinaire.
Il succède ainsi à Laurent Wauquiez, contraint de démissionner après son élection comme député, mais qui reste conseiller régional. Ce jeudi matin, il est arrivé très souriant à la plénière extraordinaire convoquée pour désigner son successeur.
Vice-président de la Région en charge de l'agriculture depuis 2021 et maire de Moûtiers (3.500 habitants), Fabrice Pannekoucke, 49 ans a bénéficié de la large majorité constituée par le groupe LR et ses alliés de droite et du centre, recueillant 132 voix sur 200 exprimés.
Le programme du nouveau président de la région reste dans la ligne de son prédécesseur. Pour son mandat, il a ainsi définit cinq priorités : soutien à la réindustrialisation, défense des « valeurs du mérite et du travail », sécurité, défense des services de proximité « notamment sur la santé », et « équité territoriale » en portant la « même attention au plus petit village qu'à la métropole ».
A noter également : le Savoyard, forestier de formation et élu d'un petit village dès ses 25 ans, a été choisi par le nouveau chef de la droite au Palais Bourbon lui-même pour le remplacer à la tête de la deuxième région la plus peuplée de France (8,1 millions d'habitants).
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Il a été préféré à d'autres élus au CV plus fourni, dont les noms avaient circulé ces derniers jours, comme la première vice-présidente et ancienne députée Stéphanie Pernod, ou le maire de Valence, Nicolas Daragon.
Par ailleurs, l'opposition avait présenté deux candidats: un choix unique pour les partis de gauche (28 élus écologistes, 11 socialistes, 6 insoumis et communistes), Maxime Meyer, conseiller régional de l'Ain, et coprésident du groupe écologiste. Le RN avait, lui, soumis la candidature d'Andrea Kotarac, chef de file du groupe régional (13 élus).
L'annonce des résultats de scrutin a été saluée par des applaudissements debout du camp de Fabrice Pannekoucke : « C'est un immense honneur de présider cet hémicycle », a exprimé d'emblée l'élu au début de son allocution. Avant de rendre un hommage appuyé à son prédécesseur : « J'ai une pensée pour Laurent Wauquiez à qui je tiens à rendre hommage. C'est une de mes fiertés d'homme d'avoir collaboré avec Laurent pour notre territoire. »
Le nouveau patron de la région a ensuite poursuivi en soulignant le travail effectué par la figure de la droite : « Je sais ce que je lui dois et ce que notre région lui doit. C'est sous son autorité que nous avons pu faire de l'Aura une région attractive dont la deuxième en matière de réindustrialisation. C'est sous son impulsion et son autorité que nous avons mené une politique régionale de sécurité dans nos lycées et nos transports. »
Dans la foulée de cette allocution, Régions de France (anciennement Association des régions de France) a salué dans un communiqué sa nomination : « Homme politique de terrain, Fabrice Pannekoucke est un élu local et régional très expérimenté. »
Et l'élu PS Carole Delga, présidente de l'organisation, et à la tête du conseil régional d'Occitanie de souligner : « L'élection de Fabrice Pannekoucke est celle d'un élu local maîtrisant parfaitement les enjeux de son territoire, soucieux du travail partenarial pour permettre le rayonnement de nos Régions, conduire un dialogue local confiant et répondre aux attentes des habitants. »
Depuis qu'il était arrivé en 2016 à la tête de la région, Laurent Wauquiez revendiquait régulièrement, au grand agacement de l'opposition, le titre de « région la mieux gérée de France », vantant son bilan en matière d'économie ou de sécurité : relocalisation d'industries, défense des artisans et agriculteurs, baisse de l'insécurité dans les trains, les gares et les lycées, ou encore l'attribution des JO d'hiver 2030.
Mais ses opposants ne le « regretteront pas », a écrit l'ancienne ministre et cheffe du groupe socialiste Najat Vallaud-Belkacem sur le réseau social X, en lui reprochant de laisser une région « divisée, fragmentée, des services publics affaiblis et une accoutumance au clientélisme et à l'opacité ». « On espère que c'est une page qui va se tourner », a-t-elle ajouté, lors d'un point presse, aux côtés des écologistes et insoumis.
Citant les enquêtes ouvertes par le Parquet national financier sur des dépenses somptuaires lors d'un « dîner des sommets », ou sur des emplois parisiens payés par la région, l'opposition a régulièrement dénoncé une communication dispendieuse, dédiée selon eux, à faire la seule publicité du président.
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Autre grief de la part des opposants à Laurent Wauquiez : vouloir malgré tout continuer à peser sur le nouvel exécutif de la région.« On n'est pas naïf, Laurent Wauquiez va garder la mainmise sur la Région car ça lui sert de carte de visite pour la présidentielle 2027 », estime Michèle Morel, élue régionale du groupe RN. Laurent Wauquiez étant un candidat potentiel de la droite, rappelle-t-elle.
(Avec AFP)
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