Depuis son élection à la 1ère circonscription de la Haute-Loire le 7 juillet dernier, on savait Laurent Wauquiez sur le départ. Car en vertu de la Loi sur non-cumul des mandats du 14 février 2014 qui interdit désormais à tout député et sénateur d'exercer une fonction exécutive locale, le président de la Région Auvergne Rhône-Alpes devait céder son siège.
Mais durant tout l'été, celui-ci a laissé demeurer le suspense. Car à l'origine, des textes stipulaient que tout élu devait quitter son poste dans les 30 jours suivant son élection à un autre siège. Seulement, des recours contre les résultats de ces élections législatives auraient permis à Laurent Wauquiez de reporter sa décision.
Pas de communication officielle toutefois de l'institution ni du principal intéressé : c'est une simple confirmation qui a été adressée à une demande de l'Agence France Presse (AFP) ce vendredi. Une démission qui s'assortit de celle de son exécutif : la prochaine étape se matérialisera donc par la tenue d'une nouvelle élection lors de l'assemblée plénière du 5 septembre prochain.
C'est d'ailleurs dans ce dernier cadre que Laurent Wauquiez s'était entretenu vendredi avec Emmanuel Macron, lors des consultations annoncées par le président avec l'ensemble des chefs de file des différents partis, en vue de la nomination d'un premier ministre. Une occasion pour lui de rappeler publiquement que son parti, Les Républicains, ne participerait à aucune coalition gouvernementale et censurerait tout gouvernement qui intégrerait La France insoumise.