Face à la guerre commerciale, la Banque de France dégrade sa prévision de croissance
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La Banque de France a révisé sa prévision de croissance de 0,2 point pour 2025.
Reuters
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La Banque de France a révisé sa prévision de croissance de 0,2 point pour 2025.
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L'économie française s'essouffle. Percutée par les tensions internationales et la baisse de la demande de l'étranger, la croissance économique devrait ralentir à 0,7 % en 2025 au lieu de 0,9 % prévu en décembre, indique la Banque de France dans ses dernières projections dévoilées ce mercredi 12 mars. « En décembre, l'incertitude concernait le contexte interne. Aujourd'hui, c'est plutôt le contexte international avec l'incertitude sur les droits de douane américains. L'activité tourne au ralenti face à cette incertitude », a déclaré Olivier Garnier, directeur général à la Banque de France, lors d'un point presse.
Le vote du budget 2025 en février a certes redonné de la confiance aux entreprises et aux ménages après moult rebondissements et un automne budgétaire chaotique. Mais les déclarations tonitruantes du président Trump aux Etats-Unis et les regains de tensions militaires sur le Vieux Continent ont grandement assombri les perspectives économiques.
Du côté du gouvernement, Bercy table sur une croissance du produit intérieur brut (PIB) de 0,9 % en 2025. Compte tenu du coup de frein attendu, l'équation budgétaire se complique pour le gouvernement Bayrou face à l'urgence des dépenses militaires. L'exécutif ne pourra pas compter sur une croissance robuste pour financer ce surcroît de dépenses.
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Premier motif de révision des perspectives : les craintes sur les exportations. Contrairement à 2023 et à 2024, le commerce extérieur pourrait plomber l'activité tricolore cette année. L'appareil exportateur français avait profité du rebond post-covid après une chute vertigineuse. Mais le retour de la guerre commerciale avec l'arrivée officielle de Trump à la Maison Blanche en janvier a provoqué de fortes incertitudes sur les échanges. La France est certes moins exposée au marché américain que l'Allemagne ou l'Italie, mais la demande mondiale adressée à l'Hexagone risque de flancher.