Femmes et entreprises : peut encore mieux faire

Laurence Bottero
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Investie, motivée, épanouie mais aussi stressée, fatiguée et frustrée, tel est le ressenti d'une salariée en France en 2025. Des femmes à 77 % positives mais à 56 % quelque peu déçues du monde de l'entreprise, une ambivalence, en quelque sorte, soulignée par Ipsos dans un sondage pour La Tribune, La Tribune Dimanche et le magazine Elle, à l'occasion de la deuxième édition des Lauréates*.
La place de la femme dans l'entreprise est pourtant, depuis de nombreuses années, un sujet d'attention pour les PME, ETI et grands groupes. Si les lois Copé-Zimmerman et Rixain ont dû établir des règles pour pousser au changement, ce dernier a cependant encore du mal à prendre forme, la plupart du temps sur des sujets du quotidien.
Le stress apparaît comme l'un des facteurs d'insatisfaction majeur, et parfois même comme un réel frein à l'évolution professionnelle. Ainsi, si 51 % se déclarent peu ambitieuses, précisément pour ne pas avoir à subir de stress, 42 % affirment au contraire leur ambition professionnelle, après « le sens au travail » ou le fait « d'avoir du temps pour s'occuper de sa famille », qui sont pourtant des éléments majeurs du bien-être en entreprise.
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Un stress qui tire sa raison dans la surcharge de travail à 49 %, loin devant l'absence de reconnaissance de la part de la direction ou de l'équipe (36 %) ou de mauvaises relations avec ses collègues (33 %). A cela s'ajoute un sentiment global de frustration, mû par un sentiment d'être sous-estimée (41 %), sans possibilité d'avancement professionnel (38 %). Ce qui ne vient qu'après la principale pierre d'achoppement : le salaire.
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