François Bayrou promet son gouvernement « avant Noël »
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Le locataire de Matignon a promis de ne pas utiliser l'arme du 49.3.
LTD/Eliot Blondet/Abaca
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Le locataire de Matignon a promis de ne pas utiliser l'arme du 49.3.
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Quand le futur gouvernement sera-t-il nommé ? François Bayrou y travaille et a promis jeudi de le présenter « avant Noël » l'espérant même « dans le week-end ». Pour ce faire, il a appelé les partis, hors RN et LFI, à y entrer. Et alors qu'il tente de dégager une majorité malgré une Assemblée nationale presque irréconciliable, le nouveau locataire de Matignon a affirmé « que le chemin existe ».
Nommé vendredi, le Premier ministre s'exprimait sur France 2 quelques heures après une réunion au sommet à Matignon, où il recevait les chefs de parti et de groupe parlementaire (hors RN, UDR et LFI) et les présidents de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet et du Sénat Gérard Larcher.
Aux responsables réunis autour de la table, il a demandé une réponse sur leur participation au gouvernement d'ici à vendredi « à la mi-journée », pour clarifier les positions de chacun et notamment des Républicains, qui n'ont toujours pas officialisé leur choix.
Tentative de main tendue à l'adresse de la gauche, il s'est même dit prêt à « reprendre sans suspendre » la tant controversée réforme des retraites. « Une porte ouverte de bonne foi » : sans masquer son intention de rallier une partie de la gauche ou de la pousser à ne pas le censurer. Il a en tout cas proposé sur France 2 de réfléchir à « une organisation différente » du régime des retraites d'ici au mois de septembre.
Il a déclaré « croire » qu'il existe une alternative à l'âge légal à 64 ans, irritant majeur de la dernière réforme adoptée en 2023, mais « ne croit pas » que cette dernière pourra in fine être purement et simplement abrogée.
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Le locataire de Matignon a également promis de ne pas utiliser l'arme du 49.3, « sauf s'il y a blocage absolu sur le budget » pour 2025, actuellement suspendu. Un budget qu'il « espère » faire aboutir « à la mi-février », un délai très ambitieux compte tenu des impératifs parlementaires. « Je ne suis pas sûr d'y arriver », a d'ailleurs déclaré le Premier ministre, qui a précisé qu'il repartirait de « la copie qui a été votée » au Parlement avant la censure. D'autant que les travaux en ce sens ont été interrompus par la motion de censure qui a renversé le précédent gouvernement.
À la sortie de la réunion à Matignon jeudi, les oppositions n'ont pas semblé convaincues, loin de là. « Nous n'avons pas trouvé de raisons de ne pas le censurer ». « Il faut vraiment que le Premier ministre, que celles et ceux qui l'entourent, se réveillent », a déclaré le Premier secrétaire du PS Olivier Faure.
Sans s'engager sur la participation des siens, le patron des députés LR Laurent Wauquiez a, lui, demandé aux autres représentants « un engagement de stabilité de six mois » pour le futur gouvernement Bayrou. En réunion de groupe un peu plus tard, il a affirmé que les ministres LR sortants, comme Bruno Retailleau ou Annie Genevard, considéraient que les conditions étaient « plutôt réunies pour continuer ». Tout en demandant « un nouvel échange » avec le Premier ministre pour avoir « des éclaircissements », selon son entourage.
Autre gage accordé aux LR de la part du Premier ministre : il a publiquement dit souhaiter que Bruno Retailleau reste en poste à l'Intérieur, car il « a montré ces dernières semaines et derniers mois qu'il avait trouvé des décisions et des orientations qui répondaient à une partie de ce que l'opinion demande ».
Le Premier ministre évitera-t-il pour autant la censure ? 65% des Français jugent déjà que ses débuts à Matignon ne sont « pas satisfaisants », selon un sondage Odoxa-Backbone Consulting pour Le Figaro.
De son côté, le leader insoumis Jean-Luc Mélenchon la promet déjà, « pour ne pas perdre notre temps à des débats sans issue », et appelle les autres formations de gauche à « revenir à la maison ». Le dépôt d'une motion de censure insoumise semble acquis à partir du 14 janvier, après la déclaration de politique générale de François Bayrou.
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Ce dernier a d'ailleurs déclaré lors de la réunion qu'il n'entendait pas « écarter » le RN ni LFI « de la vie nationale ». « Je trouverai les moyens de les faire participer au travail que nous avons à faire », a-t-il dit selon des propos rapportés par son équipe.
(Avec AFP)
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