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François Bayrou promet son gouvernement « avant Noël »

latribune.fr

Publié le 20 décembre 2024 à 07:12 - Mis à jour le 20 décembre 2024 à 13:14

Le locataire de Matignon a promis de ne pas utiliser l'arme du 49.3.

Le locataire de Matignon a promis de ne pas utiliser l'arme du 49.3.

LTD/Eliot Blondet/Abaca

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Le Premier ministre a également promis de ne pas utiliser le 49.3 sur le budget 2025 et s'est dit prêt à « reprendre sans suspendre » la réforme des retraites.

Quand le futur gouvernement sera-t-il nommé ? François Bayrou y travaille et a promis jeudi de le présenter « avant Noël » l'espérant même « dans le week-end ». Pour ce faire, il a appelé les partis, hors RN et LFI, à y entrer. Et alors qu'il tente de dégager une majorité malgré une Assemblée nationale presque irréconciliable, le nouveau locataire de Matignon a affirmé « que le chemin existe ».

« Si on ne réussit pas dans cet essai, alors c'est la dernière station avant la falaise », a-t-il ajouté.

Nommé vendredi, le Premier ministre s'exprimait sur France 2 quelques heures après une réunion au sommet à Matignon, où il recevait les chefs de parti et de groupe parlementaire (hors RN, UDR et LFI) et les présidents de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet et du Sénat Gérard Larcher.

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Aux responsables réunis autour de la table, il a demandé une réponse sur leur participation au gouvernement d'ici à vendredi « à la mi-journée », pour clarifier les positions de chacun et notamment des Républicains, qui n'ont toujours pas officialisé leur choix.

Réforme des retraites et 49.3

Tentative de main tendue à l'adresse de la gauche, il s'est même dit prêt à « reprendre sans suspendre » la tant controversée réforme des retraites. « Une porte ouverte de bonne foi » : sans masquer son intention de rallier une partie de la gauche ou de la pousser à ne pas le censurer. Il a en tout cas proposé sur France 2 de réfléchir à « une organisation différente » du régime des retraites d'ici au mois de septembre.

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Il a déclaré « croire » qu'il existe une alternative à l'âge légal à 64 ans, irritant majeur de la dernière réforme adoptée en 2023, mais « ne croit pas » que cette dernière pourra in fine être purement et simplement abrogée.

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Le locataire de Matignon a également promis de ne pas utiliser l'arme du 49.3, « sauf s'il y a blocage absolu sur le budget » pour 2025, actuellement suspendu. Un budget qu'il « espère » faire aboutir « à la mi-février », un délai très ambitieux compte tenu des impératifs parlementaires. « Je ne suis pas sûr d'y arriver », a d'ailleurs déclaré le Premier ministre, qui a précisé qu'il repartirait de « la copie qui a été votée » au Parlement avant la censure. D'autant que les travaux en ce sens ont été interrompus par la motion de censure qui a renversé le précédent gouvernement.

Les oppositions pas convaincues

À la sortie de la réunion à Matignon jeudi, les oppositions n'ont pas semblé convaincues, loin de là. « Nous n'avons pas trouvé de raisons de ne pas le censurer ». « Il faut vraiment que le Premier ministre, que celles et ceux qui l'entourent, se réveillent », a déclaré le Premier secrétaire du PS Olivier Faure.

« J'attends encore que François Bayrou endosse le costume de Premier ministre. Mais je me demande s'il va y arriver », a abondé le chef de file des sénateurs écologistes, Guillaume Gontard, les communistes choisissant de leur côté une position« d'opposition résolue ».

Sans s'engager sur la participation des siens, le patron des députés LR Laurent Wauquiez a, lui, demandé aux autres représentants « un engagement de stabilité de six mois » pour le futur gouvernement Bayrou. En réunion de groupe un peu plus tard, il a affirmé que les ministres LR sortants, comme Bruno Retailleau ou Annie Genevard, considéraient que les conditions étaient « plutôt réunies pour continuer ». Tout en demandant « un nouvel échange » avec le Premier ministre pour avoir « des éclaircissements », selon son entourage.

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Autre gage accordé aux LR de la part du Premier ministre : il a publiquement dit souhaiter que Bruno Retailleau reste en poste à l'Intérieur, car il « a montré ces dernières semaines et derniers mois qu'il avait trouvé des décisions et des orientations qui répondaient à une partie de ce que l'opinion demande ».

Un risque de censure de plus en plus élevé

Le Premier ministre évitera-t-il pour autant la censure ? 65% des Français jugent déjà que ses débuts à Matignon ne sont « pas satisfaisants », selon un sondage Odoxa-Backbone Consulting pour Le Figaro.

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De son côté, le leader insoumis Jean-Luc Mélenchon la promet déjà, « pour ne pas perdre notre temps à des débats sans issue », et appelle les autres formations de gauche à « revenir à la maison ». Le dépôt d'une motion de censure insoumise semble acquis à partir du 14 janvier, après la déclaration de politique générale de François Bayrou.

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Ce dernier a d'ailleurs déclaré lors de la réunion qu'il n'entendait pas « écarter » le RN ni LFI « de la vie nationale ». « Je trouverai les moyens de les faire participer au travail que nous avons à faire », a-t-il dit selon des propos rapportés par son équipe.

(Avec AFP)

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