Gérald Darmanin : "L'Etat n'a pas su former les agents publics"

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(Crédits : DR)
Lors de la matinale de la FNTP qui a eu lieu le 27 mars dernier, le ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin revient sur les réformes du gouvernement.

LA TRIBUNE - Vous avez eu la chance d'arriver au moment où le cycle économique redémarre. Le déficit public est passé sous la barre des 3%, à 2,6% l'an dernier, ce qui amène certains à poser la question de l'utilisation qui pourrait être fait de cette « cagnotte ». Que pensez-vous de ces demandes ?

GÉRALD DARMANIN - Nous connaissons de bonnes nouvelles avec des prévisions de croissance à 2% et de déficit public à 2,3% en 2018 dans le cadre du Programme de stabilité que nous avons présenté en Conseil des ministres le 11 avril avec Bruno Le Maire.

Mais sur l'amélioration des comptes publics, il faut rester prudent : la France a toujours le déficit le plus important de l'Union Européenne et nous sommes dans un contexte incertain au niveau international. Notre principal problème reste la dépense publique. Cela fait des années que nous avons des budgets en déséquilibre. Nous avions pris l'habitude de dépenser 125 quand on recevait 100 de recettes, soit 25% de plus. Aujourd'hui, alors que nous avons 101 de recettes, il faudrait dépenser 127 ?

Ce n'est pas comme cela qu'on s'en sortira. Il faut continuer de réduire la dette et le déficit, car la dépense publique fait naître des impôts et nous restons le pays d'Europe où ils sont les plus importants. Et faute d'avoir assez de recettes, nous empruntons, payons des intérêts et creusons la dette. Nous payons 42 milliards d'intérêts par an, plus que le budget de l'Armée. Ce cercle n'a rien de vertueux. Si nous n'utilisons pas cette amélioration relative pour nous désendetter, que ferons-nous le jour où il faudra affronter une nouvelle crise ? C'est pour cela que, quand j'entends le mot « cagnotte », je sors le revolver : le père Noël n'existe pas, même à Bercy.

Le Medef a demandé un nouveau moratoire pour le prélèvement des impôts à la source, en avançant les difficultés que cela occasionnerait pour les PME, que lui répondez-vous ?

En arrivant aux responsabilités, j'ai déjà décalé d'un an sa mise en place, notamment parce que les chefs d'entreprise m'ont expliqué qu'ils n'étaient pas prêts. Nous avons fait des expérimentations au cours de l'été dernier et j'ai pris à l'automne la décision de confirmer sa mise en place en 2019. J'ai conscience que cela exige des entreprises un effort de préparation, mais j'ai souhaité privilégier l'intérêt des contribuables pour qui ce sera un vrai progrès : près de 7 millions de foyers voient en effet leurs revenus baisser d'au moins 30% d'une année sur l'autre.

Payer l'impôt avec un an de retard les met en difficulté. L'impôt à la source sera une simplification bienvenue pour tout le monde, et lorsqu'il sera entré dans les mœurs, plus personne n'imaginera qu'on puisse faire autrement. Je ne suis pas d'accord avec ceux qui disent que les salariés vont avoir l'impression de voir leurs revenus diminuer : plus de 60% des Français sont déjà mensualisés et payent leurs impôts le 15 du mois. Les payer en fin de mois, lorsqu'ils touchent leur salaire, et sur leurs seuls revenus du mois, va les arranger considérablement.

Cette réforme fera-t-elle faire des économies à Bercy ?

Les économies qui seront réalisées sont difficiles à chiffrer, mais sur les 1.600 postes d'emplois publics qui seront supprimés cette année, 1.400 le seront dans mon Ministère. Par exemple, la poursuite de la dématérialisation de l'impôt permettra de diminuer les effectifs ou de les réemployer à d'autres missions.

 Vous avez baissé le taux de l'impôt sur les sociétés, mais les entreprises auraient aussi voulu la suppression des impôts sur la production qui empêchent les PME de grandir. N'avez-vous pas raté une occasion de faire une vraie réforme ?

En France, lorsqu'on souhaite baisser les impôts sur les entreprises, on a l'embarras du choix, et on peut toujours discuter de celui à baisser en priorité. Si on a baissé l'impôt sur les sociétés, c'était pour le mettre dans la moyenne des autres pays européens et rétablir la balance commerciale. Je constate que personne n'a demandé de le relever ! Le Président de la République a fixé un cap économique clair que nous tenons.

Le constat est qu'en France, il n'y a pas assez de capitaux qui vont s'investir dans les entreprises. C'est la raison pour laquelle nous avons créé la flat tax à 30% et supprimé la sur-fiscalisation de l'ISF qui était un impôt anti-investissement, tout en conservant, avec l'IFI, un impôt sur l'immobilier. Le but est de faire revenir les investisseurs dans notre pays et d'enrayer le départ des 1.000 contribuables qui le quittaient chaque année. Au total, je le rappelle, le Gouvernement a fait 10 milliards de baisse d'impôts cette année.

 En 2019, la transformation du CICE pour pérenniser la baisse des charges sociale aura un effet ressaut sur le déficit. Est-ce que la Commission accepte ce choix au moment où la France va peut-être sortir de la procédure pour déficit excessif ?

Quand nous sommes arrivés à Bercy avec Bruno Le Maire, la prévision de déficit pour 2017 était à 3,4% : en finissant l'année à 2,6%, nous avons donc gagné 0,8 points. Il faut rappeler que 0,1 point de déficit, c'est 2,2 milliards d'euros !

Et pourtant, il a fallu recapitaliser Areva, trouver 5 milliards d'économies en plein été, et 5 milliards d'euros pour réparer l'annulation de la taxe à 3% sur les dividendes votée sous François Hollande. Sans ces efforts nous serions au-dessus des 3% de déficits. Je suis le Ministre des contribuables, il m'appartient de dépenser l'argent public de façon utile et de ne pas laisser à celui qui me succédera des dossiers comme ceux que nous avons trouvés en arrivant.

Vous avez présenté fin mars un projet de loi de lutte contre la fraude fiscale. Quelles sont les principales mesures ?

Il est difficile d'estimer le niveau réel de la fraude fiscale et sociale, même s'il est probable qu'elle se chiffre en dizaines de milliards d'euros. Ce que je sais, c'est que tous les ans l'administration fiscale redresse entre 18 et 20 milliards d'euros auprès des particuliers et des entreprises, et que nous en récupérons entre 10 et 12 milliards.

Rappelons que s'il y a de la fraude, c'est sur les contribuables honnêtes que se reporte la charge : lutter contre la fraude est donc une mesure de solidarité et justice. Ce projet de loi vise à donner aux administrations, notamment le fisc, les moyens techniques et juridiques pour s'adapter à des fraudeurs de plus en plus ingénieux. Nous allons recruter à Bercy des data scientists pour être en mesure de mieux détecter des systèmes organisés de fraude et d'évasion fiscale.

Bercy va aussi se doter d'une police fiscale, qui pourra par exemple recourir aux écoutes téléphoniques : une cinquantaine d'officiers fiscaux judiciaires seront recrutés dans un premier temps, et placés sous l'autorité d'un magistrat. Nous allons aussi nous attaquer à ceux qui proposent des montages d'évasion fiscale : il faut sanctionner le fraudeur, mais aussi celui qui organise la fraude. Enfin, nous instaurerons le plaider coupable et le « name and shame » pour les grands fraudeurs.

Ministre de l'Action publique, vous attendez en avril le rapport de la mission CAP22. Quelle sera la méthode pour réduire comme annoncé de 3 points la dépense publique d'ici la fin du quinquennat ?

Réduire les budgets de 5% chaque année à coups de rabot n'est pas une solution. Il faut changer de paradigme en revoyant le périmètre même de l'action publique. CAP22 réunit des experts de la société civile, issus du privé et du public, chargés de proposer des solutions disruptives dans une vingtaine de domaines.

A partir de leur rapport, le Gouvernement proposera des réformes structurelles. Nous voulons changer totalement de logiciel pour faire des économies durables tout en améliorant la qualité du service public pour les citoyens.

Comment convaincre les fonctionnaires d'accepter ces transformations ?

Tous les métiers se transforment avec la révolution numérique, y compris dans la Fonction publique. Jusqu'ici, l'Etat a été un mauvais employeur : pas de vraie politique RH, progressions de carrières à l'ancienneté... Surtout, l'Etat n'a pas su former les agents publics. Nous allons consacrer 1,5 milliards à la formation pour préparer la Fonction publique aux métiers de demain.

La concertation avec l'ensemble des organisations syndicales de la Fonction publique a été lancée officiellement le 29 mars, après près de 2 mois à échanger avec les organisations syndicales sur la méthode, et elle durera un an : nous discuterons de tous les sujets : recruter davantage sous contrat, revaloriser les salaires en rémunérant au mérite plutôt qu'en augmentant le point d'indice.

Nous proposerons aussi des plans de départs volontaires, qui sont une bonne méthode dès lors qu'elle est appliquée dans le respect des agents et qu'elle vise à accompagner des projets de restructuration précis. Les Français dans leur majorité, agents compris, ont conscience qu'il faut moderniser l'Etat : mais il faut maintenant leur expliquer comment on va faire.

100% des services publics disponibles en ligne en 2022, est-ce possible ?

C'est un objectif.. Il faudra donner le choix du numérique à chacun. Il y a encore beaucoup de travail pour arriver à une identité numérique unique. Autant de sujets sur lesquels nous travaillons notamment avec Mounir Mahjoubi. Ce sera une vraie simplification, qui nécessite des garanties en termes de protection des données.

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Commentaires
a écrit le 15/05/2018 à 14:00 :
Non mais je rêve ?! Darmanin reprend une formule célèbre employée par plusieurs nazis (dont Goering ou Goebbels : "quand j'entends le mot culture, je sors mon revolver") sans que cela ne choque personne. Quelle honte.
a écrit le 22/04/2018 à 11:49 :
nos enarques repetent en boucle il faut formez les gens alors que des personnes deja forme sont chomeurs ?; il faut qu il arette de mentir on entend trop dire qu ils manque de gens forme comme escuse ? ;la meme chose pou rle prive ont a licencie des millier de gens forme a des metiers manuel et maintetenent ont s apercois qu ils manquent, ? dessole messieurs ils ne vous ont pas atendue il se sont place allieur pour continuez tout simplement a survivre,? /// Il ne faut pas compter sur ceux qui ont cree les problemes pour les resoudre/// albert einstein///
a écrit le 20/04/2018 à 8:24 :
attention......il a parlé ce petit nul..... il n'y coinnait rien
a écrit le 20/04/2018 à 7:31 :
L'Education Nationale, c'est bien l'Etat? Et bien ce jeune énarque a raison: ON apprend à l'ENA que l'excédent ou le déficit se définit par rapport au PIB. ON m'avait appris à l'école primaire que c'était la différence entre recette et dépense; dois-je en déduire que le ON de l'enseignement supérieur est composé de gens à l'esprit dérangé?
a écrit le 19/04/2018 à 23:26 :
Allons, Monsieur Darmanin, un peu de calme, lisez plutôt comment détruire un service public pour le privatiser, ça aidera votre compréhension du vrai enjeu ..

Source : "Requiem for the American Dream" "

Commencez par baisser son financement. Il ne fonctionnera plus. Les gens s' énerverons et ils voudront autre chose. C'est la technique de base pour privatiser un service public..

https://www.youtube.com/watch?v=joWNlOkeFfs
a écrit le 19/04/2018 à 21:57 :
Il faudrait «  réformer «  en France.
1) exemple : il faut faire passer les impôts au réel en «  temps » pas rétroactif ( paye 2018 ressources 2018)
2) supprimer « les majorations « pour les familles monoparentales et vraiment en difficulté de paiement
3) pour la dématérialisation : créer en interne tous les comptes des contribuables et envoyer les codes de connexions à tous les contribuables
4) l’ideal Est la «  suppression «  définitive des majorations pour tous et toutes
5) comme les salaires des femmes est inférieure aux hommes par lois juridiques en France ( pas d’equité)
Cet écart de salaire , en faire un crédit d’impôt aux femmes.
a écrit le 19/04/2018 à 21:15 :
La France attend Gerald depuis 40 ans...au fait quel est son métier hormis être un professionnel de la profession de politicard....dans sa bio il est indiqué "juriste" cela ne veut rien dire....au demeurant il est crédible avec la batterie de cuisine qui le précède et qui le suit........😎
a écrit le 19/04/2018 à 21:14 :
les casseroles de certains élus résonnent dans la France profonde jusqua l ouest .
a écrit le 19/04/2018 à 20:55 :
Ce que dit M. Darmanin est assez classique. S'agissant des progressions de carrière, le ministre commet une omission : les progressions s'obtiennent par concours ou sélection souvent sévère + une mutation souvent géographique.
a écrit le 19/04/2018 à 18:58 :
Darmanin ne devrait plus être ministre depuis longtemps , avec les casseroles qu'il traîne. A l'étranger pour beaucoup moins que ça, plusieurs ministres ont dû démissionner rapidement .
Il n'a pas l'autorité morale pour parler sur les fonctionnaires
a écrit le 19/04/2018 à 15:58 :
L’expression paradis fiscale n’est même pas employée...
a écrit le 19/04/2018 à 15:31 :
Il faudrait demander à nos chers politiques d'arrêter de faire croire que notre administration utilise encore des bouliers chinois. Je suis rentré en 2000 aux Impôts, on utilisait déjà l’informatique. La révolution numérique a commencé à la fin du siècle dernier, bien avant l'arrivée de Darmanin...
Quant à la formation des agents, une bonne fake new de la part de notre ministre. Aux Finances publiques, avant, on organisait des stages avec 1 ou 2 formateurs, maintenant, on fait de l'E-formation, tout seul devant son poste. Quand on se connecte au portail de formation, on prie très fort qu'il n'y ait pas trop de monde, sinon, on est bon pour réessayer plus tard. Essayez une formation au tableur, en open space, entre 2 coups de fil, résultat garanti.
Réponse de le 19/04/2018 à 16:25 :
Si vous croyez que l'Etat via son agence Pole Emploi a su contribuer à la formation des chômeurs ! Venez donc voir voir comment cela se passe dans les agences: "vous avez à votre disposition un nombre très important de formations ( …inutiles ) MOOC; ça marche très bien ! On a d'excellents résultats !

Dites-nous ce dont vous avez besoin, on vous enverra vous faire voir à l'AFPA, au GRETA à moins que vous préfèreriez allez perdre votre temps auprès de l'agence Théodule. On a passé des accords avec eux pour accélérer votre dossier afin d'éviter d'aller ailleurs dans le privé… car là ça va pas être possible. En effet, nous ne sommes pas autorisés d'après notre statut ni notre budget de vous orienter ( c'est ce que je viens de faire) vers une formation ou un organisme plutôt qu'une autre. "

La volonté de toujours mieux vous …
Réponse de le 19/04/2018 à 18:25 :
" il ne nous appartient pas d'informer les chomeurs sur les dispositifs d'aide à la formation ( hors attribution). Ce n'est en rien prévus par les texte. Nous ne sommes pas votre maman . Par contra, le service de formation continue de l'université d'Aix Marseille est à votre disposition pour recevoir vos demandes et on verra ce qu'on peut faire éventuellement"

Dites-nous ce dont vous avez besoin on vous dira comment vous en passer.
Réponse de le 19/04/2018 à 18:45 :
" on a pas le temps de s'occuper de ça. IFO voire avec votre assistance sociale. On fera rien pour vous; on a pas le temps !"

(ne pas oublié de faire un sourire pour avoir l'air encore + C---)
Réponse de le 19/04/2018 à 19:52 :
qui n'ont rien compris... mais est ce une surprise ? darmanin et donc paco parlent de la formation des fonctionnaires pas des non fonctionnaires et de pôle emploi... C'est quand même pas pas compliqué à comprendre...
Réponse de le 20/04/2018 à 10:18 :
Les fouteux ont compris que si l'Etat ne sait pas gérer la formation dont pourrait bénéficier ses propres agents ( y compris pour ses propres "conseillers" chargés de la formation) , comment voulez-vous qu'ils sachent le faire pour les chômeurs . Ce n'est pas très difficile à comprendre. C'est pas de leur faute si on arrive pas à comprendre cela. ( sourire )

Ca marche très bien pour des personnes comme ça les formations Cléa.
Réponse de le 20/04/2018 à 12:06 :
Le + grave c'est qu'ils se rendent même pas comptes de leur ignorance pour avoir de vrais formation pour les chomeurs et pas des formation de M…. comme les MOOC qui ne servent à rien.

Si on privatise y vont descendre dans la rue. Mais quand on fait pas ou mal son travail et qu'on est payé avec le fric des impots ca le fait pas au bout d'un moment. C pas difficile à comprendre ;-)

Y a des moments ou il faudrai être honnête pour une fois.
a écrit le 19/04/2018 à 15:16 :
Pas facile
C'est devenu quasiment un problème culturel et il sera d'autant plus difficile de réformer des services habitués à fonctionner jusque là en mode "OpenBar". C'est quelque peu caricatural, mais les exemples ne manquent pas, contrairement aux finances. https://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/la-revolution-des-fonctionnaires-24979

On peut se baser sur l’accroissement permanent des effectifs depuis plusieurs décennies et l’accroissement des budgets. Les services en sont ils mieux rendus ? est la seule question qui devrait compter.

Peut être faudrait il clairement rappeler le rôle des services de l’État avant de s’attaquer aux réformes des services publics en question. Quelles missions, quels moyens, quelles restrictions, quel avenir à long terme... ? Aussi admettre qu’arrivé à un certain niveau de complexité et d’effectifs, personne n’est en mesure de gérer efficacement, que ce soit dans le public ou dans le privé.
La décentralisation et le transfert des services auraient pu être la bonne idée, sauf si les effectifs ne suivent pas, ce qui semble être le cas quand des statuts sont quasiment inaltérables. Du coup on peut se retrouver avec une augmentation des effectifs, sans obligatoirement améliorer les prestations.
On a aussi pu constater les dérives possibles des seuls objectifs du chiffre, sans garde-fous. Ou sans rappel du rôle fondamental du régalien, qui ne devrait pas avoir comme objectifs les seuls résultats comptables, mais devrait privilégier la qualité et l’incitation plus que la punition. A défaut, par facilité (parfois par abus de pouvoir) cela engendre un phénomène qui fait que l’on se retrouve souvent à produire des résultats sur le dos des plus faibles.
Or on peut estimer que la méthode et les procédures devraient être exemplaires en ce qui concerne les services de l’Etat. Ce qui renvoie à l’intégrité des politiques… Peut qu’à défaut de rentabilité, l’intégrité devrait être le dénominateur commun que l’Etat est en mesure garantir au niveau des services qu’il supervise ? Les organisations très hiérarchisée et procédurières ne résolvent en rien les dérives possibles, on a pu constater le contraire plus d'une fois. Tout n'est pas à changer, mais il faut malgré tout remplacer la seule obéissance aveugle par de la prise de responsabilité, de la concertation, de l’amélioration continue et autres méthodes de gestion plus actuelles.
Ensuite on pourra attribuer un rôle précis aux services publics et non seulement à des fonctionnaires, qui restent de simples êtres humains dotés de qualités et de défauts.
A ce sujet, si on pouvait aussi ne pas cacher de simples problèmes organisationnels derrière des valeurs dont on ne peut nier l'intérêt incontestable pour toute la société (et donc valable pour tous les citoyens) et pas uniquement réservé à une sorte d’élite dotée de super-pouvoirs, on ne s'en porterait que mieux et cela éviterait bien des émulations ou des récupérations déviantes (car personne ne garantit en rien de leur usage futur).
Pour tenter de comprendre les modes de fonctionnement en fonction des contextes on peut se replonger dans le passé, on y trouve le meilleur comme le pire : http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/institutions/approfondissements/histoire-fonction-publique.html
http://www.histoire-politique.fr/index.php?numero=02&rub=pistes&item=6).

Au hasard d’une thèse retraçant un pan d’histoire, ou d’un article (https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00863780) on trouve aussi le « nombre de fonctionnaires » traité sous forme « d’abstraction ». Certes, mais le financement en est bien réel et tant que l’on pouvait « s’abstraire » des valeurs de l’argent et les rémunérer en monnaie nationale tout était imaginable. Maintenant que des points de comparaison existent et que l’on se rend compte que les ressources nous sont comptées, il faut raison retrouver.
a écrit le 19/04/2018 à 15:07 :
L’Etat a 500.000 fonctionnaires de trop. Il a donc pléthore pour assurer correctement ses missions de service public et en plus, si l’on en croit les usagers, il n’y arrive pas... Ca ne sert à rien de mieux les former et mieux les payer car au final ils seront toujours sous utilisés !!!
Réponse de le 19/04/2018 à 18:53 :
Et que pensez vous de nos 600.000 élus dont une grande partie passe à la caisse tous les mois .....et qui plus est ont recruté la pléthore de fonctionnaires des collectivités locales !!!!
a écrit le 19/04/2018 à 13:53 :
"L'Etat n'a pas su former les agents publics" mais mise "sa dette" sur l'administration hors sol de l'UE de Bruxelles!
a écrit le 19/04/2018 à 12:16 :
Halte à l’assistanat fiscal pour les puissants et si Bercy s’occupait aussi de ses agences liées à l’état, l’IGF en recense 1244 à l’efficacité douteuse selon la cour des comptes.


https://www.monde-diplomatique.fr/2018/02/BRIE/58360
a écrit le 19/04/2018 à 11:10 :
La mensualisation marchait très bien, il suffisait de la rendre obligatoire et de permettre le paiement sur 12 mois au lieu de 10 actuellement. Ce n'est pas aux entreprises ni aux caisses de retraites à faire le boulot de Bercy. Cette mesure va coûter plus de 1,5 milliards d'euros aux PME /PMI , c'est n'importe quoi. Pour le reste, l'état est en déficit depuis 1974 et cela malgré la hausse des impôts. 57 % du PIB est prélevé chaque année par l'état et malgré cela, on va encore emprunter 198 milliards d'euros cette année, pour boucler le budget.
Réponse de le 19/04/2018 à 13:59 :
C'est surtout que cela veut détruire toute administration nationale pour une administration hors sol de l'UE de Bruxelles et soumettre toute les localités a leur décision!
a écrit le 19/04/2018 à 9:55 :
Gérald Darmanin : "L'Etat a su former les agents publics à la paresse et au m'en foutisme" Suffit de voir l'éducation nationale en pleine déroute depuis des années comme la sncf salariés d'une entreprise publique avec des pertes financières abyssales et bazar en longueur d'année...
Réponse de le 19/04/2018 à 13:31 :
Sinon ça va les fausses citations ?
Réponse de le 19/04/2018 à 18:57 :
Les fonctionnaires sont recrutés par les politiques pour faire le boulot de ces derniers .....allez voir dans les communautés de communes , d'agglomérations etc... un scandale national pour nos impôts avec tous ces vices présidents qui cumulent les indemnités !!!
a écrit le 19/04/2018 à 8:10 :
"Les Français dans leur majorité, agents compris, ont conscience qu'il faut moderniser l'Etat : mais il faut maintenant leur expliquer comment on va faire."

Exécrable habitude qui devrait être sanctionnée d'englober "les français" dans sa stratégie commerciale.

Si vous écoutiez les français vous ne feriez pas cette politique seulement bassement oligarchique.
Réponse de le 19/04/2018 à 17:21 :
Vous critiquez le ministre qui englobe "les français"
Et vous faites exactement la même chose à la ligne suivante "si vous écoutiez les français"... Bah, moi, je vous garantis une chose, c qu'il y a des français qui sont largement d'accord avec la politique suivie, et une minorité qui s'y oppose (dont vous).
Vos amis Mélenchon/LePEn/Asselineau ne font pas une majorité !
Réponse de le 20/04/2018 à 8:56 :
""si vous écoutiez les français"..."

Vous ne devriez vraiment pas venir troller sous mes commentaires, cela ne met que votre médiocrité en perspective aux yeux de tous puisque la politique du mac n'est que le traité de Lisbonne que les français ont refusé par référendum hein...

Donc entre un sondage qui regroupe mille personne et un qui en regroupe des dizaine de millions, j'opte pour les dizaine de millions permettant ainsi de dégager une vérité.

Vais je trouver un commentaire à vous sous chacun des miens ? -_-

Épuisant, si au moins vous aviez du talent...

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