Emmanuel Macron à nouveau défié par les "gilets jaunes"

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Le président Emmanuel Macron.
Le président Emmanuel Macron. (Crédits : YVES HERMAN)
Le mouvement des "gilets jaunes" poursuit sa mobilisation. Alors que le ministre de la Transition écologique François de Rugy a annoncé que la hausse prévue de la taxe carbone sera maintenue, des manifestation sont prévues ce samedi dans toute la France, dont un rassemblement à hauts risques à Paris. Inquiet, le chef de l'Etat fera mardi de nouvelles annonces pour calmer la grogne et rendre la transition écologique "acceptable".

Trouver un second souffle. C'est ce à quoi va s'atteler le mouvement  des "gilets jaunes" à l'occasion des manifestations organisées ce samedi dans toute la France notamment à Paris, au Champs-de-Mars, près de la Tour Eiffel, où, selon une note du renseignement, 30.000 gilets jaunes sont attendus pour un rassemblement considéré à haut risque. L'enjeu est lourd pour l'avenir du mouvement, qui semble marquer le pas au sixième jour de la mobilisation.

Pour cause, après plusieurs jours de blocages et d'actions à travers le pays, il s'agit de relancer la machine alors que le nombre de participants connaît un début d'érosion. De 290.000 manifestants dans toute la France le samedi 17 novembre, les décomptes du ministère de l'Intérieur sont passés à quelques milliers en cette fin de semaine. La Réunion, secouée en début de semaine par une flambée de violences, a connu hier sa deuxième nuit relativement calme.

Pour autant, les pouvoirs publics restent sur leurs gardes, car si dans un souci de sécurité le ministère de l'Intérieur a préconisé que les manifestants se réunissent samedi sur l'esplanade du Champ-de-Mars, près de la Tour Eiffel, certains manifestants pourraient être tentés de passer outre et de tenter de rallier le centre de la capitale. Aussi, 3.000 forces de l'ordre sont attendues pour encadrer la manifestation parisienne.

Macron souhaite fixer un nouveau cap

La situation s'avère délicate pour le gouvernement qui a, de surcroît, annoncé, vendredi, par l'intermédiaire du ministre de la Transition écologique François de Rugy, que la hausse prévue de la taxe carbone sera maintenue. "Parce que les Français, que ce soient des particuliers ou des entreprises, seraient les premiers à nous reprocher de changer de pied tous les ans", a précisé François de Rugy sur RTL. "Il faut que la fiscalité soit prévisible"

"Mercredi en Conseil des ministres, le président Emmanuel Macron nous a dit 'on continue, on maintient le cap sur la transition du pays en matière écologique. Et en même temps, nous sommes à l'écoute des Français et donc il faut savoir bouger sur le fait qu'il y a une demande (...) dans le pays, qu'il faut savoir lui répondre, créer de nouveaux cadres'.

"C'est ce que nous allons faire avec des débats qui seront dans les régions, dans les départements, très territorialisés, qui associeront des forces économiques, des forces sociales comme la CFDT qui a demandé à avoir ce débat. Nous entendons, nous saisissons cette main tendue de la CFDT. Dans ces moments, c'est l'occasion d'écouter les propositions des uns et autres", a affirmé le ministre.

Inquiet par la tournure des événements, Emmanuel Macron s'efforce toutefois de reprendre l'initiative et doit annoncer, mardi, devant les membres du Conseil national de la transition écologique (CNTE), composé d'élus, de syndicats, d'ONG et d'associations, un nouveau cap pour la transition écologique pour la rendre "acceptable" et "démocratique", en réponse aux inquiétudes exprimées par les "Gilets jaunes", avait indiqué l'Élysée jeudi soir. Concrètement, le président devrait dévoiler de nouvelles mesures d'aide, l'ouverture de négociations, y compris éventuellement sur les taxes écologiques, ainsi qu'une méthode, un "pacte social" et des négociations territoriales.

Un contre feu à la manifestation de samedi des "Gilets jaunes".

L'amélioration énergétique des bâtiments et les nouvelles mobilités devraient être particulièrement concernées. Les mesures décidées au terme de cette vaste concertation pourront être intégrées dans la loi sur les mobilités, en février au parlement, ou dans la PPE.

Lire aussi : 70% des Français soutiennent les revendications des gilets jaunes

"Nous avons reçu le message des citoyens. Il nous invite à aller plus loin. Pour qu'elle ne soit pas socialement inacceptable, il faut que la transition écologique, qui est nécessaire, soit juste, équitable et démocratique. Nous devons donc mobiliser tous ceux qui la rendront acceptable, pour ne laisser personne de côté", ont indiqué les conseillers de l'Élysée, sans vouloir déflorer les annonces de mardi.

Lire aussi : Face aux "Gilets jaunes", Macron prône le dialogue et l'explication

Le Premier ministre Édouard Philippe avait écarté dimanche dernier l'idée d'une réunion avec les corps intermédiaires pour construire un "pacte social de la conversion écologique", comme réclamé la veille par le numéro un de la CFDT Laurent Berger, estimant que ce n'est pas ce que "demandent les Gilets jaunes."

"Il ne faut pas rester figé dans la vie politique", a souligné de Rugy. Une des qualités d'Emmanuel Macron, "c'est de savoir faire mouvement".

Interrogé sur les critiques de son prédécesseur Nicolas Hulot, qui a estimé jeudi sur France 2 que la crise des "Gilets jaunes" était "évitable", François de Rugy a trouvé que c'était "un peu facile" de dire cela "alors que l'on sait très bien que tout cela est né de la hausse du prix du pétrole sur les marchés mondiaux, que personne ne peut prévoir".

Les "Gilets jaunes" ont besoin de réponses concrètes

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a estimé vendredi, en réaction au mouvement des "Gilets jaunes", qu'"on a besoin de réponses concrètes" et que "notre société a besoin d'apaisement et de dialogue constructif".

"Je crois que c'est compatible de lutter contre la fin du monde et contre les fins de mois difficiles", a déclaré le secrétaire général sur RMC/BFMTV.

"Je souhaite qu'il y ait des associations environnementales, les organisations syndicales, les organisations patronales, des élus de la République, des élus locaux, des représentants pourquoi pas des 'Gilets jaunes', mais aussi des associations qui sont investies sur le terrain social, sociétal, comme la lutte contre les exclusions, la consommation, etc.", a détaillé Berger.

La colère qui s'exprime "est légitime, on peut (la) comprendre" et "on peut faire du mieux pour tout le monde avec une transition écologique et de la justice sociale", a-t-il jugé. "La lutte pour l'humanité, c'est la transition écologique", mais "nous avons aussi à nous préoccuper des fractures sociales et des fractures territoriales", a-t-il souligné.

"Maintenant, on a besoin de réponses concrètes et ça se fera avec les acteurs", avec "tous les acteurs même s'ils sont en contradiction les uns avec les autres", a considéré Berger.

Il faudra "regarder en termes de pouvoir d'achat, de mobilité, d'investissement dans la transition écologique, d'emploi, de services publics, ce qu'on fait face au malaise, à la colère qui s'expriment aujourd'hui", a-t-il expliqué, en plaidant pour des concertations dans les régions "pas pour parler simplement, mais pour trouver des solutions".

Ce qui se passe avec les "Gilets jaunes", c'est l'illustration de fractures sociales profondes dans notre pays" et de "fractures territoriales" avec "des citoyens, des travailleurs qui ont le sentiment d'être abandonnés par les services publics", a-t-il noté.

Le responsable de la CFDT a souhaité que "des solutions" soient trouvées "en termes de mobilité", de "développement du transport propre", de "mesures pour la rénovation thermique des logements", de "mesures d'accompagnement des personnes dans la conversion écologique", comme "des prêts plus favorables" pour "changer une chaudière ou un véhicule".

(avec agences)

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a écrit le 25/11/2018 à 7:34 :
la demission du president s'impose
devant l'abscence de dialogue qu'il avait fait seine lors de la canpagne

et de prevision au desordre
d'incapacités a ecouter et comprendre

et surtout d'absence et le silence de sa parts lors du desordre a cote de sa residence

le constat et qu'il est pire que les précédents

incapable de sortir la France du marasme créer par les précédents depuis 1974
et la derive de l'endetement du pays
qui prefera financer les avions renifleurs voir les diamants.

a la grandeur du pays plutôt le sacrifice des entreprise
que la greve des ouvriers
a écrit le 25/11/2018 à 1:04 :
Qui espère ou croit Taxo-Man, et De Rugy De La Précieuse qui n'ont pas vécu dans nos situations et ne connaissent rien de rien de la Vraie Vie. Pommade homéopath pour nous, les Demeurés finis, avec effet Placébo : çà ne prend pas du tout ! tout de meme !
a écrit le 24/11/2018 à 14:37 :
"Il faut que la fiscalité reste prévisible". Est-il vraiment sérieux, ou il a un problème de logiciel?
a écrit le 24/11/2018 à 13:18 :
Si quelqu'un peut expliquer clairement en quoi taxer les Français, entre autre à travers les carburants, aura le moindre impact significatif sur la planète? Car si on veut (idéalement) remplacer tous les véhicules à hydrocarbures par des véhicules électriques on ne fera que déplacer le problème de pollution, sans même prendre en compte le moindre rendement écologique final de tout le système (fabrication des batteries et des moteurs incluse....). Peut être serait il plus intelligent de favoriser une consommation de bio-carburants avec des contraintes fortes de dépollution des moteurs. Ceci étant il ne faut pas rêver, toute production d'énergie à base d'hydrocarbures dégagera du CO2, et à base de nucléaire sera difficile à gérer qur le long terme. A moins que l'on ne fasse une percée en matière de fusion nucléaire il faut se préparer à couvrir les déserts de panneaux solaires.....
a écrit le 24/11/2018 à 11:22 :
J ai riant contre la personne d Emmanuel macron mai la politique du president tres complique elle finis parts feres vomir macron n arrive pas à gouvernait la france Mr macron ?demissionner svp bravo aux gilets jaunes tres biens vu jaune comme gilets de france 🇫🇷 2018
a écrit le 24/11/2018 à 9:58 :
Bonjour à tous,

J'aimerai vous faire part de quelques réflexions concernant la situation actuelle.
Ce ras le bol qui apparait aujourd'hui est tout à fait compréhensif, il résulte en grande partie par le sentiment d'injustice concernant la répartition des efforts qui sont demandés, alors qu'attend le gouvernement pour montrer l'exemple en diminuant de façon significative le budget de l'état ?

De plus, OK pour les avantages fiscaux mais qu'en est t il des résultats sur l'économie? Il serait temps de demander des comptes et de sévir le cas échéant!

D'ailleurs je vous suggère un mode nouveau de démonstration publique qu'on pourrait intituler: " La France au ralenti".

Ca pourrait consister à rouler au ralenti, d'abord avantages non négligeables avec une consommation moindre et pas de blocage et libre à chacun de respecter ou pas:

30 km/h en ville,
60 km/h en rase campagne,
80 km/h sur voies rapides et autoroutes.

Tout ça signalé par les warnings qui permettront d'une part de sécuriser le mouvement et d'autre part d'être visibles et d'être reconnaissables en qualité de contestataires non violents.
Réponse de le 24/11/2018 à 11:53 :
Bonjour
J adhère en plus je suggère de consommer au ralenti !
Juste l obligatoire , le superficiel on verra plus tard !
Bilan moins de TVA pour l Etat qui n est pas foutu de faire les économies qu il nous impose en taxant , imposant , contribuant …..

J ai commencé il y a un an mais je me sens seul § Y a t il des résistants ?
a écrit le 24/11/2018 à 9:23 :
QUI est le POMPIDOU qui dénouera (pacifiquement) ce nœud gordien?
a écrit le 24/11/2018 à 9:17 :
C'est toujours le même problème avec les kermesses gauchistes de Nuit Debout, de Notre Dame des Landes ou maintenant des gilets jaunes : ils sont ultra minoritaires mais se prétendent le "Peuple" alors qu'ils n'en sont qu'une composante infime bien qu'effectivement remuante... Mais il y a 65 millions de Français, et qui votent, travaillent et paient des impôts...
Réponse de le 24/11/2018 à 9:43 :
vous ne lisez pas les sondages . soutien de 70% au gilet jaune. les retraites sur les barrages ne semblaient pas gauchistes. vous aviez raison pour notre dame DES landes mais la un peu à côté de la plaque.
Réponse de le 24/11/2018 à 10:35 :
Personne ne refuse de payer l'impôt quand il est juste. L'impôt doit seulement être réparti équitablement, à "chacun selon ses facultés". Les surtaxes, les niches et impôts spéciaux sont évidemment contraires à l'équité.
Réponse de le 24/11/2018 à 11:56 :
Et qui en ont marre de payer sans voir aucun résultat pour la population … et les élus vivre bien sans rien faire de vriament concret pour ceux qui les élisent ...et qui sont de moins en moins nombreux ;
Rappel M. MACRON élu avec 20 pour cent des suffrages exprimés ! C est grave ?
Réponse de le 24/11/2018 à 11:57 :
Et qui en ont marre de payer sans voir aucun résultat pour la population … et les élus vivre bien sans rien faire de vriament concret pour ceux qui les élisent ...et qui sont de moins en moins nombreux ;
Rappel M. MACRON élu avec 20 pour cent des suffrages exprimés ! C est grave ?
a écrit le 24/11/2018 à 8:36 :
En France le problème c’est le Sénat : ils font passer des lois «  en douce ».
Le pays est divisé entre Macron, Sénat ( majorité LR) et les gilets jaunes...
Il faudrait faire des élections anticipées au Sénat , peut être réformer le Sénat ( en rajouter un groupe de civils pour représenter le peuple )
Réponse de le 24/11/2018 à 9:21 :
Le Sénat peut voter des textes mais ne peut à lui seul faire passer une loi, en douce ou pas. Il faut aussi un vote de l'Assemblée Nationale et en cas de désaccord c'est l'Assemblée qui a le dernier mot. De par le mode de renouvellement des sénateurs par moitié et le corps électoral des élections sénatoriales, il est fréquent que le sénat n'ait pas la même couleur que l'assemblée, et c'est très bien comme ça car c'est un contre pouvoir utile dans un pays qui en manque singulièrement (faiblesse des corps intermédiaires). Je pense même qu'il faudrait accroître les pouvoirs du Sénat en les haussant à l'égal ce ceux de l'assemblée, de manière à ce que tout texte voté impose une recherche de compromis. Après tout, au cours des 40 dernières années, les trop rares succès ont résulté de compromis intelligents (comme le statut de la Nouvelle Calédonie de 1988 qui a permis de sortir de l'engrenage sanglant). Un compromis raisonnable qui permettrait de sortir de la crise des gilets jaunes serait un alignement lent des taxes sur le gazole et l'essence (leur nocivité et leur impact sur l'environnement ne sont pas vraiment différents), par hausse du gazole (ex : +1ct/an) et baisse de l'essence (ex : -1ct/an) suivi d'une indexation de la TICPE sur les prix.
Réponse de le 24/11/2018 à 10:22 :
Est il possible qu’au Sénat ;
Les relations amicales ont le dessus pour passer certaines mesures rétroactives alors que la population crie depuis longtemps sur les injustices passé par décret concernant certains droits protecteurs des femmes et familles ?
Au Sénat qu’est ce qui a le dessus «  la cohérence de la problématique et un compromis équitable «  ou «  faire plaisir à un ami (e.s)ou un groupe d’appartenance « ?
Jusqu’à quelle point il y a de l’éthique et du professionnalisme au Sénat ?
Réponse de le 24/11/2018 à 10:39 :
@Citoyen Ordinaire: Je suis surpris par cette observation: le Sénat a toujours eu un rôle modérateur, même du temps du Général, et la Chambre des Députés a toujours le dernier mot; pour l'instant, je considère que nos députés n'ont pas fait leur travail qui est de contrôler financièrement et politiquement l'action gouvernementale; il est vrai qu'un député aspire toujours à devenir ministre, depuis qu'il a quitté le Tiers Etat pour le Haut Fonctionnariat d'Etat (ou assimilé)?
Réponse de le 26/11/2018 à 15:40 :
A savoir ,la semaine derniere il a vote UN NOUVEAU PRIVILEGE , une exoneration sur le revenu pour les maires jusqu'à 1500 € et a vote deux nouvelles taxes pour les retraites repoussees à 63 ans ILS N'ont toujours pas compris . supprimons les puisque en 2 e lecture tous leurs votent sont annuleS ILS NE SERVENT A RIEN
a écrit le 24/11/2018 à 8:18 :
l'IR pour tous.
a écrit le 23/11/2018 à 23:49 :
le Père Noël c'est le 25 décembre !
a écrit le 23/11/2018 à 22:53 :
Les médias tout comme les syndicats ne sont plus crédibles depuis très longtemps ...avez vous déjà vu un syndicat empêcher la fermeture d'une usine ...bah non! comme la moitié d'entres elles sont soient dans les pays de l'est ( vive l’Europe ) ou en Asie nous pouvons facilement noter leurs utilités ... Concernant la CFDT je pense qu'ils devraient changer leur logos par MEDEF , car au final d'est du pareil au même . Les parties politiques jouent avec le feu .....à force l'inconscient finit par se brûler ....A suivre
a écrit le 23/11/2018 à 21:21 :
La transition écologique ou énergétique ne peut pas être rendue acceptable par des taxes ou des chèques. Ce n'est que de la cavalerie financière sur le dos des Français. Macron n'a encore pas compris que nous croulons sous le poids des taxes et impôts
a écrit le 23/11/2018 à 20:32 :
Un printemps francais bientôt mais l argent est deja au panama chance aux gilets jaunes macron la honte de ja France 🇫🇷
a écrit le 23/11/2018 à 20:20 :
Il cherche a gagner du temps , mais ne veux pas renoncer au robinet à taxes , car trop dépensié . Après les cadeaux fiscaux qui ne tenaient pas compte de la disonibilité budgétaire insuffisante , il est désormais dans une course en avant suicidaire et obligé de faire de l'année 2019 un matraque croisé d'impôt et taxes . Il faut qu'il n'en aille !!!!
a écrit le 23/11/2018 à 20:16 :
Le gvt maintient ses taxation punitives gratuites. Je propose en réponse le vote massif du degagisme aux européennes aux municipales et aux législatives surtout.
a écrit le 23/11/2018 à 19:37 :
On sait parfaitement que ce qui sera annoncé mardi, ce sera une nième tentative de diversion à base de quelques mesurettes à apparence de justice sociale (par exemple une prime de 10000€ à l'achat d'une voiture électrique mais réservée à ceux qui gagnent moins de 437€ par mois), une nouvelle mesure sur l'isolation... L'actuel exécutif est devenu inaudible. Qu'il en tire toutes les conséquences.
a écrit le 23/11/2018 à 19:34 :
Les pays étrangers doivent voir la France comme un grand Zoo. Comme un hôpital pour nécessiteux. Un pays d’assistés. Enfin une France qui se meurt tous doucement.
a écrit le 23/11/2018 à 18:52 :
On ne peut pas demander tout et son contraire....et vouloir l'obtenir.
Il y aura forcément des désillusions.
a écrit le 23/11/2018 à 18:22 :
Bla, bla, bla. Seule l'annulation des hausses de la tippe permettra de calmer le jeu. Les primes, les aides, plus personne n'en veut. Aides =impôts. Marre d'être assister. Les français veulent pouvoir vivre, travailler et surtout se déplacer sans devoir quémander des aides de l'état donc des impôts.
a écrit le 23/11/2018 à 18:20 :
Les média aiment jouer à se faire peur. A regarder BFMTV on croirait que Lutèce va être mise à sac par les huns et incendiée par les normands. A écouter Castagneur on risque la guerre civile.

Si les policiers la jouent intelligemment, cette manif se déroulera comme la précédente. Sans dégâts et sans brutalité.

Tout d'abord, les GJ seront peu nombreux par rapport aux manifs traditionnelles.

Ensuite les cortèges et rassemblement seront très dispersés et lâches. Les policiers en tenue pourront s'y méler par petits groupes de 5 sans être rejetés, comme ce serait le cas dans une manif traditionnelle. Au contraire, de nombreux manifestants seront heureux de les avoir pas loin.
On a bien vu sur les barrages, les forces de l'ordre interviennent sans mettre leur casque, signe qu'ils se sentent en sécurité, même lorsqu'ils évacuent un blocage.

Ils pourront intervenir rapidement sur tout début de saccage, ce qui est impossible quand vous avez ordre de ne pas approcher les manifestants à moins de 15 m et que vous n'y allez qu'en chargeant.

Pour terminer, les black blocs sont des opportunistes et dans les grosses manifs en cortèges ils sont sont protégés parce que les forces de l'ordre ne peuvent pas les prendre de tous coté. Ils faut d'abord qu'ils les isolent.
En cas de pépins, les GJ, qui ne sont pas là pour en découdre, vont dégager et laisseront la place aux forces de l'ordre.

Les BB sont des idéologues violents avant tout, ils hésiteront beaucoup avant de polluer cette manifestation dont ils ne cernent pas plus les contours que la police.

Je suis assez confiant que demain soir on n'aura pas de dégâts significatifs...

Et juste une question. Ou sont donc les 600 blessés? Pas une seule interview dans les media, pas de portraits (même anonymes, ce qui pourrait se comprendre). Ils semblent n'exister que dans les statistiques de castagneur qui nous les martèle pour prouver que les méchants ce sont les GJ.

Au lieu de répéter les chiffres du ministère de la désinformation, il serait bien que les media bossent un peu parce que le chiffre est incroyable. Qui est blessé?, quand?, comment? par qui?
a écrit le 23/11/2018 à 17:48 :
Après "balance ton maire", c'est le tour "balance ton président". Quelle indécente déraisonnable de fabriquer des impôts spéciaux grevés de niches spéciales pour financer la transition écologique d'intérêt supranational!
a écrit le 23/11/2018 à 16:45 :
Etonnant que cet aveu: la rendre "acceptable" et "démocratique".

Ce qui revient à dire que cette transition n'était ni l'une, ni l'autre.
a écrit le 23/11/2018 à 16:42 :
50€ par an par ménage qui vivent avec moins de 22000€ tous les 8 mois en année bissextile pondéré par le taux d’humidité défini par délibération voté par chaque commune de plus de 420 habitants. Montant auquel il fait soustraire de la CSG et de la TVA ainsi que la taxe carbone modulée par la moyenne du taux d’inflation des 5 dernières années.

Avec le chèque stylo, fini les gilets jaunes. La pensée complexe arrive à bout de tout.
a écrit le 23/11/2018 à 16:40 :
Seul et impuissant face aux traités européens, Nicolas Hulot n’avait aucune chance. Sa démission n’est au fond qu’une normalisation. Son aventure ministérielle n’aura eu pour conséquence que de faire perdre une année de plus dans les urgentes batailles à mener face aux enjeux écologiques de notre temps.

Pendant la campagne présidentielle, Nicolas Hulot avait confié au Journal du Dimanche du 18 avril 2017 : « Quant à Macron, il n’a pas compris que c’est bien un modèle ultralibéral qui est à l’origine de la crise écolo. » Au moment où il démissionne du gouvernement, l’UPR lui répond : « Hulot a-t-il maintenant compris que notre appartenance à l’UE est l’obstacle n°1 qui empêche de mener une véritable politique écologique ? »
https://www.upr.fr/actualite/france/les-raisons-de-lechec-de-hulot/
La transition écologique a bon dos qui permet à Macron de surtaxer ou tout-va des français déjà rincés par les délocalisations de leurs emplois à l' est par la grâce de l' article 63 du TFUE, traité de fonctionnement de l' Union européenne.

Que signifie par exemple cet extrait des GOPE -grandes orientations de politiques économiques- 2018 s' adressant à la France, en français ..décodé ?
« utiliser les recettes exceptionnelles pour accélérer la réduction du ratio d’endettement public » ?
Cela veut tout simplement dire qu’il faut privatiser des biens publics pour réduire la dette publique. En effet, la croissance n’étant pas fabuleuse et les taxes mises en place telles que celles sur le diesel et l’essence, que les Français constatent au quotidien, étant établies pour durer, « les recettes exceptionnelles » ne peuvent être que des cessions d’actifs publics, ce qui est d’ailleurs cohérent avec l’article 106 du TFUE.

Il ne faut pas donc s’étonner de voir plus ou moins publiquement sur la table les privatisations des aéroports de Paris [7], de la Française des jeux [8] ou de la SNCF [9].
..
https://www.upr.fr/actualite/france/la-feuille-de-route-economique-et-sociale-d-emmanuel-macron-est-mise-
a écrit le 23/11/2018 à 16:26 :
Je ne vois pas trop le rapport entre monter le prix de l'énergie et s'occuper de l'écologie. L'un assure pas l'autre, loin de la.
Réponse de le 23/11/2018 à 16:52 :
C’etait très clerc hier.
a écrit le 23/11/2018 à 15:54 :
Oh... la mauvaise foi...
Les entreprises et particuliers vont leur reprocher de «  changer de cap »
😂
a écrit le 23/11/2018 à 15:41 :
J'aimerai savoir ce que pense Priscillia LUDOSKY (intiatrice d'une pétition sur Change.org) en regardant ou en écoutant les gilets jaunes sur les rond point.
Elle, elle a des arguments intelligents, les autres ont leur bétise.
Le gilet jaune discutant avec Nicolas Hulot hier soir est une triste illustration.
Réponse de le 23/11/2018 à 16:40 :
Je ne sais pas où F2 est allé le chercher, il est bien gratiné dans la connerie. idem pour les tweets insultants.

Il y avait surement moyen d'apporter la contradiction sans insulter l'invité. C'est la B.A BA de la courtoisie et j'ai trouvé Hulot bien stoïque.

Je ne suis pas trop inquiet, les français sont capables de faire la différence et ils ont compris que tant que le mouvement n'est pas officialisé, des crétins et des récupérateurs peuvent prétendre le représenter.
Réponse de le 23/11/2018 à 21:16 :
vos commentaires laissent supposer que seul les intelligents!!! pourraient avoir le droit de discourir. La personne qui a débattu même si le mot est impropre avait tous les droits et dans son langage. Les intelligents, catégorie dans laquelle vous semblez trouver votre place, ceux qui savent parler ceux qui ont la tête bien faite ceux qui pourraient peut-être se nommer élite n'ont pas plus le monopole de l'expression que ceux que vous dénigrez. Nous sommes gouvernés depuis des décennies par ceux qui se complaisent dans le mot élite mais quel est leur bilan env. 2200 milliards de dette 9 points de chômage et pourtant ils savent s'exprimer mais en dehors de l'expression qu'elles sont leur qualité par rapport à ce Monsieur en gilet jaune? un vocabulaire académique, parfois des citations pour montrer qu'ils ont lu x ou y avec cette médiocrité de se tromper sur l'auteur de la citation. Croyez vous qu'il est plus intelligent et moins insultant de dire «  les gars qui fument les clopes et roulent au diesel » Ce Monsieur au gilet jaune avait le droit de s’exprimer et vouloir le faire passer pour un demeuré n’est que du cynisme de ceux qui par leur suffisance pense être les seuls à avoir le droit de parler. Pour vous évitez de déduire que je suis un gaucho de service ma vision de l’économie est plus tournée vers la bourse que le livret A par contre j’ai du respect pour l’ensemble des citoyens de ce pays dont vous semblez oublier ce qui devrait nous lier Liberté Egalité et Fraternité.
a écrit le 23/11/2018 à 15:16 :
encore une usine à gaz pour DIVISER les Francais
et une belle recuperation politique de la CFDT (peut etre en accord et cirage de pompes avec L'ELYSEE
a écrit le 23/11/2018 à 14:39 :
La taxe carbone est une taxe injuste et mal fondée, car la chimie du carbone est proprement la chimie organique complètement liée à la vie. Dans sa logique, chacune de mes expirations sont taxées, ainsi que celles de mes animaux domestiques, de mes plantes dans le noir, de mes moteurs thermiques, de mon chauffage à combustion, etc.
La transition énergétique fait partie des objectifs d'intérêt général et doit être financée par l'impôt général à défaut de pouvoir être financée par le marché financier. L'assainissement de l'eau est bien financé par les producteurs d'eau.
a écrit le 23/11/2018 à 12:58 :
En cette période d'avant Noël, on peut croire au père Noël.
Mais pas forcément.
Il faut faire attention les politiques que la confiance, à force de nous faire croire au Père Noël ça se rompt, et ça ne revient plus, un peu comme un élastique sur lequel on aurait trop tire.

Baissez la dépense publique plutôt qu'inventer une nouvelle usine à gaz qui fera de toutes façons des perdants. Ce seront toujours les memes qui paieront et qui s'en souviendront !!!
a écrit le 23/11/2018 à 12:04 :
L'état doit réduire ses dépenses et baisser les impôts. Pour les incitations fiscales, on devrait favoriser l'isolation des logements plutôt que d'inciter les français à changer de voiture. Ex la voiture électrique utilise des batteries fabriquées à 90 % en Chine. Elles utilisent des métaux rares et pour les faire circuler, il va falloir développer le parc nucléaire. Les batteries ne sont pas recyclables. Le Diesel n’émet pas de C02 mais des particules fines nocives pour la santé. L'essence émet du C02,bref, aucune de ces technologies sont satisfaisantes. Il est urgent d'attendre avant de dépenser l'argent public en subventions.
D'autres énergies prometteuses vont venir sur le marché, hydrogène (vapeur d'eau) et algues marines par ex. Ne surtout pas répéter l'erreur du diesel en incitant les français à investir dans des technologies sans avenir.
Réponse de le 23/11/2018 à 15:40 :
Vous dites n’importe quoi: les batteries sont recyclables, le diesel produit du co2
a écrit le 23/11/2018 à 11:44 :
Rugy ne joue pas l apaisement! mais la provocation en annonçant le maintien des hausses de taxes en janvier! conforté par HULOT ? ALORS QUE L ABANDON EST LA SOLUTION
Réponse de le 23/11/2018 à 19:28 :
La vraie question : faut-il le maintien d'un ministère de la transition écologique ?
a écrit le 23/11/2018 à 11:42 :
Rugy ne joue pas l apaisement! mais la provocation en annonçant le maintien des hausses de taxes en janvier! conforté par HULOT ?
a écrit le 23/11/2018 à 11:41 :
face à la commission européenne qui émet des doutes sur la crédibilité du budget 2019 de la France , Macron ne va pas renoncer aux milliards d'euros générés par l'augmentation de la taxe carbone et son bonus de TVA ; il est coincé , n'a aucune autre solution de marge de manoeuvre financière .
il va falloir que les français soient plus explicites pour le faire reculer .
ça promet un mois de février très chaud .
Réponse de le 23/11/2018 à 13:57 :
Avant même la commission européenne, ce sont les français eux mêmes qui devraient s'inquiéter de la crédibilité du budget 2019. Plus les années déficitaires s'accumulent, plus la dette cumulée grossit, plus dur sera le retour à la réalité...
a écrit le 23/11/2018 à 11:28 :
En résumé c'est vouloir continuer "a rendre acceptable" la politique imposé par Bruxelles aux nations mises sous sa tutelle! Quand va t'on se rendre compte que Macron n'est que l'arbre qui cache la forêt, un simple fusible, un pion?
Réponse de le 23/11/2018 à 13:48 :
Parce que vous imaginez que sans l'UE la contrainte d'avoir des finances publiques pas trop déséquilibrées disparaîtrait ? Quelle naïveté... au contraire l'€ (donc l'UE) permet de refinancer les déficits à très bas taux d'intérêt (quasi nul voire même négatif pour les taux à court terme...). Sans l'€ il aurait fallu sur la période 1998-2018 dépenser environ 20 milliards de moins par an pour compenser une charge de la dette qui aurait été bien plus lourde.
a écrit le 23/11/2018 à 11:21 :
"la transition écologique, pour être acceptable, doit être juste, équitable, démocratique" !!! cette prise de conscience à postériori et sous la pression des gilets jaunes peut paraître surprenante, alors que les mesures prises, et qui font l'objet de ce ras le bol général, sont à l'opposé de la condition énoncée ci dessus
a écrit le 23/11/2018 à 11:01 :
L'abandon des hausses de la taxe carbone est le préalable à toute détente de la situation. Dommage qu'il n'ai pas compris cela.

A ce qu'on peut lire (évitons le procès d'intention), ce qu'il semble vouloir proposer n'est qu'une resucée des mesures déjà annoncées et qui n'ont convaincu personne chez les moins aisés.
Ça a été discuté en long et en large sur LT.
Réponse de le 23/11/2018 à 13:54 :
L'abandon total de la taxe carbone n'est même pas forcément un préalable indispensable, un simple reprofilage plus progressif de son instauration serait discutable (p ex +1ct/an sur le gazole sans augmentation de la taxation de l'essence, ce qui permettrait en quelques années d'achever l'alignement des taxes entre les différents carburant, et une fois cet alignement achevé, poursuivre avec une pente raisonnable , p ex +0,5ct/an-voire une simple indexation de la TICPE sur l'inflation pour tous les carburants).
Réponse de le 23/11/2018 à 15:42 :
Nous n’avons plus les moyens d’attendre
a écrit le 23/11/2018 à 10:56 :
Le "sommet" nous promet encore de mieux écouter la "base". Comme il y a deux ans, ne comprenant pas justement que le "sommet" ne peut pas être écouté puisque dirigé, par définition même, contre la "base".

Quand est-ce que ce cauchemar s'arrête svp ?

Les bâillonner au moins non ?

"Un sur deux moins qu'un chien
Éliminez les flèches et les indiens
Le bluff qui sied aux visages blêmes
T'aime le blabla, le blabla t'aime
Paysages désolés qui circulent dans nos veines
Oh chéri, tu charries, plus d'oxygène
Et tu continues de parler..."

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