François Bayrou propose de « reprendre sans suspendre » la réforme des retraites
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François Bayrou a, en outre, proposé aux partis et groupes présents de rejoindre le gouvernement.
Sarah Meyssonnier
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François Bayrou a, en outre, proposé aux partis et groupes présents de rejoindre le gouvernement.
Sarah Meyssonnier
[Article publié le mercredi 18 décembre 2024 à 20h37 et mis à jour le jeudi 19 décembre 2024 à 15h41] « Il faut qu'il bouge sur les retraites », intimait encore, ce jeudi matin, le président des députés PS Boris Vallaud sur Sud radio à propos du Premier ministre. A-t-il été entendu par ce dernier ?
François Bayrou, qui menait de nouvelles tractations ce même jour en présence des présidents des partis et de groupes - sauf le Rassemblement national (RN) et son allié, l'UDR d'Éric Ciotti, ainsi que La France insoumise (LFI) - a avancé l'idée de rouvrir une discussion sur la réforme des retraites, selon des participants à l'AFP. Plus précisément, il a suggéré aux forces politiques de « reprendre sans suspendre » la réforme adoptée en 2023, a précisé Matignon.
La proposition consiste à rouvrir une discussion pendant « neuf mois » avec les partenaires sociaux et les forces politiques « sans suspendre la réforme » adoptée par l'usage du 49.3. « Et si on n'aboutit pas, on revient à la réforme de 2023 » qui décalait notamment l'âge de départ à 64 ans, a-t-on précisé de même source.
Le nouveau Premier ministre a, en outre, proposé aux chefs de partis présents de rentrer au gouvernement.
L'objectif : éviter une nouvelle censure, souvent évoquée par les partis de gauche, pour faire pression sur le Premier ministre. « S'il vient pour nous proposer le même budget qu'avait proposé Monsieur Barnier, c'est-à-dire on change juste les personnes, mais on a les mêmes, les mêmes budgets, les mêmes difficultés pour les Français, nous censurons ce budget-là », a, en effet, prévenu le leader du Parti communiste (PC), Fabien Roussel.
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D'autant qu'en plus des velléités de censures croissantes à gauche, le Premier ministre fait face pour l'heure aux exigences appuyées des Républicains (LR) à droite. Bruno Retailleau, le ministre de l'Intérieur démissionnaire, a notamment estimé mercredi que les conditions ne sont « pas réunies » pour son maintien pourtant souhaité au sein du gouvernement. Parlant au nom de son parti, il a expliqué que LR « essaiera de voir dans les jours prochains si un certain nombre d'obstacles sont levés ». Et d'ajouter : « Ce serait un comble que le gouvernement tire à gauche alors que la France, elle, est à droite ».
A charge donc pour le locataire de Matignon de parvenir à former un gouvernement. « Avant de proposer au président de la République une composition de gouvernement, je veux vous rencontrer pour vous éclairer et vous entendre sur les orientations que nous devrons suivre », a-t-il assuré.
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Un Premier ministre moins populaire que ses prédécesseurs
François Bayrou comme nouveau chef du gouvernement donne satisfaction à 36% des Français, selon un sondage Ifop pour Sud Radio paru ce jeudi. Contre respectivement 52% et 53% pour Michel Barnier et Gabriel Attal dans les jours suivant leur nomination à Matignon. Il fait même moins qu'Elisabeth Borne et ses 47%.
Le nouveau Premier ministre est perçu comme « ouvert au dialogue » par une majorité de 55% des personnes interrogées. Soit 6 points de moins que Michel Barnier lors de sa prise de fonction en septembre. Un schéma qui se répète sur tous les sujets posés. Ainsi, il n'est jugé « sympathique » que par 49% des sondés (11 points de moins que son prédécesseur) et « compétent » par 44% (18 points de moins). Il « inspire confiance » pour 38% des personnes interrogées (10 points de moins), « a de l'autorité » pour 36% (23 points de moins), est « capable de rassembler les Français » pour 35% (15 points de moins) et « est capable de réformer le pays » pour 32% (18 points de moins).
Quant à l'avenir, les Français ne lui en réservent pas un forcément meilleur que Michel Barnier. Les deux tiers des sondés estiment que François Bayrou « sera rapidement censuré à l'Assemblée nationale ». Une prédiction un peu moins forte que son prédécesseur en septembre (74%) mais tout de même très élevée.
(Avec AFP)
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