Les élus régionaux bretons ont voté un budget 2025, stable à 1,93 milliard d’euros par rapport à 2024 mais bâti de façon provisoire dans un contexte d’incertitude budgétaire au niveau national. Aussi, la taxe sur les cartes grises atteindra son taux maximal l’an prochain.« Tout est possible! Il suffit de fermer les lycées publics pendant un an ou de ne plus faire rouler les TER pendant quatre mois ». En octobre dernier, le président de la Région Bretagne, Loïg Chesnais-Girard jugeait très sévèrement les efforts d'économies demandées aux collectivités par l'ex-gouvernement Barnier, ce qui en Bretagne oscillait entre 40 et 50 millions. Pour autant, mieux vaut prévenir que subir : la collectivité régionale semble s'être fait une raison.
L'exécutif régional a voté jeudi soir en session plénière un budget primitif 2025 à 1,93 milliard d'euros qui prévoit une enveloppe de 56,5 millions d'euros, appelée « provision pour risques » et destinée au remboursement des dettes de l'État. En l'absence de projet de loi de finances 2025, ce budget reste provisoire et s'appuie sur les bases de dotations du budget de 2024 mais prend en compte les efforts d'économies à venir.
La Culture et les langues sanctuarisées
« Ce texte a été bâti dans un contexte de grande incertitude, avant que ne soit connu le projet gouvernemental de loi de finances, qui aura un impact lourd sur les finances régionales », a commenté Loïg Chesnais-Girard, à l'issue du vote. « La provision de 56,5 millions de l'État correspond à l'impact maximal de la future loi de finances » anticipe l'édile.
Associé à la préparation d'une décision modificative dont le vote aura lieu les 27 et 28 mars prochain, le budget régional, avant réajustement, s'appuie sur une « situation financière saine » et un taux d'endettement de 7%, moins élevé que celui d'autres collectivités territoriales (160 millions d'euros d'annuités), assure le conseil régional.