Grand débat national : que se sont dit Macron et les élus de France urbaine ?

France Urbaine
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Onze élus pour un président de la République à quelques jours de la conclusion du grand débat national. Ce mardi 9 avril 2019, Emmanuel Macron a reçu à l'Elysée pendant près d'une heure et demi l'association France urbaine, sorte d'équipe de France des grandes villes et des métropoles. "Nous l'avons senti très à l'écoute", témoigne auprès de La Tribune son président, le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc. Pour autant, le chef de l'État ne s'est pas prononcé sur le calendrier de ses arbitrages. "Il ne nous a pas précisé sa date de prise de parole ni donné de réponses précises. Ce n'est pas à nous qu'il allait confier ses intentions", estime Jean-Luc Moudenc également président de Toulouse métropole. "Nous étions là pour le sensibiliser. Nous verrons bien ce que ça donnera concrètement."
Hier, lors de la restitution au Grand Palais, le Premier ministre a déjà eu un mot pour les grandes agglomérations et les collectivités environnantes. "La réponse à ce profond malaise consiste probablement à rétablir l'équilibre entre les métropoles et les communes qui se trouvent à l'extérieur des logiques métropolitaines", a déclaré Édouard Philippe. Notre pays dispose aujourd'hui de puissantes métropoles qui rayonnent en Europe, qui réussissent dans la mondialisation. On doit faire le même travail de rééquilibrage entre ses métropoles et les communes petites ou moyennes qui ont encaissé le choc, le contre choc d'une certaine façon de ce développement rapide et qui n'en profitent pas assez."
Aujourd'hui, entre midi et 13h30, le président Macron se serait lui aussi montré "réceptif" à leur contribution, relève Jean-Luc Moudenc. "Lorsque j'ai confié mon inquiétude sur le "métropole-bashing" qui s'est accentué avec la crise des "Gilets jaunes", il y a eu une convergence de vues sur beaucoup de sujets : logement, contractualisation, réforme fiscale, sécurité, santé, transition énergétique..." En remplacement de la taxe d'habitation, France urbaine espère en effet récupérer la part départementale de la taxe du foncier bâti. Objectif : la redistribuer tant à la commune qu'à l'intercommunalité. L'association des élus des grandes villes et des métropoles demande aussi que la part départementale de la cotisation sur la valeur ajoutée revienne à l'intercommunalité et la région. Les départements ne possédant plus de compétences économiques depuis l'adoption de la loi NOTRe il y a trois ans...
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Face à cette double revendication, le chef de l'État aurait jugé "très sain" de faire coïncider la nature des compétences exercées avec la nature des impôts perçus. "Il a trouvé cela très logique et très intéressant", assure le président Moudenc. Le rendez-vous est désormais pris pour la fin du premier semestre 2019 pour la présentation du projet de loi sur la fiscalité locale, initialement annoncé par le gouvernement au printemps 2019... "L'impact territorial comptera", veut croire le maire de Toulouse. "Ses rencontres avec la France hors Paris ont marqué Emmanuel Macron. Cela lui a apporté une formation accélérée sur les questions des élus locaux."
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