Jean-Luc Moudenc : « Il faut plus de décentralisation et plus de déconcentration de l'État »

 |   |  2066  mots
Le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc.
Le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc. (Crédits : Wikimedia Commons/PierreSelim. CC-BY-3.0)
ENTRETIEN. Le maire de Toulouse se dit favorable à une nouvelle étape de la décentralisation accompagnée d’une déconcentration des services de l’État.

LA TRIBUNE - Pas moins de 80 % des Français, selon notre sondage réalisé avec BVA et Public Sénat appellent à une réorganisation des collectivités locales. Partagez-vous ce constat ?

JEAN-LUC MOUDENC - Les Français sont d'accord aujourd'hui avec leurs élus locaux qui demandent une nouvelle étape de décentralisation. Néanmoins, les réponses apportées ne peuvent pas être uniformes dans l'ensemble du pays. On voit bien que, dans les grandes agglomérations, la demande de décentralisation supplémentaire est plus forte qu'ailleurs. Alors nous pouvons très bien distinguer les grandes agglomérations et les concevoir comme des locomotives pour le pays auxquelles l'État donnerait davantage de moyens. L'autre lecture de ce sondage concerne l'organisation de l'État lui-même.

Il est victime de ce qu'on pourrait appeler l'hydrocéphalie, où la tête a beaucoup enflé et le corps rapetissé. Je veux dire par là que les administrations centrales, qui sont à Paris, sont tout aussi puissantes que lorsque l'État était centralisé avant les différentes réformes. Par contre, nous observons que les préfets en région ont de moins en moins de moyens. L'État aurait à gagner à ré-arbitrer la répartition de...

Article réservé aux abonnés

Achetez l'article
Pour
0.49TTC
J'achète
Abonnez-vous
Accéder
Déjà inscrit ou abonné ? Connectez-vous
Se connecter

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 30/03/2019 à 19:32 :
L'état doit s'occuper de la protection physique, juridique et sociale de l'individu (cette dernière activité devant être recentralisée car décentralisée à tort vers les départements). Pour le reste il doit se limiter à la régulation et au contrôle, contrôle que l'on peut déconcentrer sous l'autorité des préfets de département. Les activités opérationnelles des ministères : gestion des enseignants, routes nationales, économie, emploi, culture, jeunesse et sports… doivent être décentralisées et les régions sont suffisamment grandes pour accueillir l'essentiel de ces activités (sauf évidemment la gestion des professeurs des écoles à décentraliser vers les inter-communalités). Les directions régionales d'état ou rectorats et académies doivent être transférées et le préfet de région doit résider place Beauvau. Les préfets de département peuvent aussi s'occuper des activités de support de toutes les administrations : gestion RH, bâtiments, achats, informatiques, véhicules...ce qui ne veut pas dire que le décideur local soit bridé.
a écrit le 29/03/2019 à 13:49 :
Il devrait avoir comme principale préoccupation la bonne gestion de sa ville qui essuie échec sur échec (cf. le nouveau quartier de la cartoucherie, le métro sous-dimensionné, etc.). Les pitoyables péripéties autour de l'aéroport de Toulouse ne sont pas à son honneur. Un livre, "L'empreinte du Dragon" de Jean Tuan chez CLC Editions dévoile les dessous de ce scandale. Distrayant et édifiant. Une lecture à ne pas manquer...
a écrit le 29/03/2019 à 11:53 :
Tout ce qui entraine une perte de souveraineté de l'État intéresse cet administration hors sol qu'est l'UE de Bruxelles qui prendra le relais!
a écrit le 29/03/2019 à 11:09 :
C'est tellement plus facile de prendre son intérêt en local plus qu'en national... tout le principe d'URBA/GRACCO
a écrit le 29/03/2019 à 8:46 :
Une classe politique incapable de créer de la richesse dans les campagnes en cette époque où la lutte contre la pollution doit devenir la priorité numéro un a quelle légitimité ?

Dirigeants politiques aveuglés par l'argent des dirigeants économique, le cercle vicieux est bien installé.

“La ville est l’aliment préféré des chiens.” Daniel Pennac

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :