Gréve du 17 septembre : à quoi faut-il s'attendre ?
Bertille Ossey-Woisard, AFP

Photo d'illustration
Eric Gaillard
Bertille Ossey-Woisard, AFP

Photo d'illustration
Eric Gaillard
La rentrée syndicale s'organise en ordre dispersé: la CGT, Solidaires et la FSU ouvrent le bal jeudi dans la rue et avec des grèves, notamment pour réclamer des hausses de salaires, mais FO décidera seulement la semaine prochaine d'une éventuelle mobilisation et la CFDT a préféré lancer sa propre initiative. Alors qu'elles ont parlé d'une seule voix pendant le confinement, les centrales n'ont pas réussi à trouver un mot d'ordre commun pour se rassembler en cette rentrée, marquée par les restrictions liées au coronavirus.
C'est le 9 juillet, juste après avoir été reçu par Jean Castex, alors fraîchement nommé Premier ministre, que Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, avait appelé à une journée de grèves et de manifestations interprofessionnelles le 17 septembre.
Fin août, la FSU, Solidaires et des organisations de jeunesse (Fidl, MNL, Unef et UNL) l'ont rejointe.
Les revendications sont nombreuses: hausses de salaires, abandons "définitifs" des réformes des retraites et de l'assurance chômage, réduction du temps de travail "sans perte de salaire"...
Leur mot d'ordre jeudi:
A Paris, la manifestation partira à 14h de République, direction Nation.
Tous ont en tête l'interdiction de rassembler plus de 5.000 personnes, pour éviter la propagation de l'épidémie, mais "nous ferons tout pour que les gestes barrières soient appliqués, avec le port du masque et la distanciation", promet Mme Verzeletti.
Avec le Covid, l'affluence risque d'être limitée, prévoient les organisateurs, loin des centaines de milliers de personnes réunies contre la réforme des retraites cet hiver.
Des préavis de grève ont été déposés à la SNCF et RATP, mais quasi un an jour pour jour après un appel très suivi dans le métro parisien contre la réforme des retraites, la situation risque de s'avérer sensiblement différente.
Le mouvement devrait être de "faible ampleur" à la SNCF, a prédit lundi le ministre délégué aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari. A la RATP, l'Unsa, premier syndicat, n'a pas appelé à la grève.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

De son côté, la CFDT prévoit de faire sa rentrée syndicale en ouvrant du 22 au 24 septembre 500 "points contact" partout en France pour "aller au-devant des travailleurs qui subissent de plein fouet les conséquences de la crise économique".
À lire également
De son côté, Force ouvrière réunit, comme chaque année, son Comité confédéral national les 23 et 24 septembre. Ce sera l'occasion d'examiner "les conditions de l'action et de la mobilisation syndicales interprofessionnelles permettant de faire entendre les analyses et revendications" de FO, a-t-elle annoncé début septembre.
Interdiction de licencier, augmentation du Smic, revalorisation des métiers des "deuxièmes lignes"... ses revendications rejoignent celles de la CGT, la FSU et Solidaires.
Bertille Ossey-Woisard, AFP