Grève nationale à la SNCF le 6 juillet pour la hausse des salaires

Les syndicats, qui dénoncent « l'absence d'augmentation générale depuis 2014 », demandent « des mesures de rattrapage salarial de l'inflation ». Ils avaient déjà adressé une lettre le 16 juin dernier au président de la SNCF, Jean-Pierre Farandou dans laquelle ils demandaient une « concertation immédiate ».
La SNCF connaîtra un mouvement de grève national le 6 juillet.
La SNCF connaîtra un mouvement de grève national le 6 juillet. (Crédits : Christian Hartmann)

Alors que les mouvements de grève se multiplient un peu partout en France, la SNCF ne déroge pas à la règle. Le réseau ferroviaire connaîtra, lui aussi, un mouvement social national le 6 juillet. L'ensemble du personnel de la SNCF est concerné par cet appel à cesser le travail, ont annoncé les syndicats, ce vendredi.

Comme dans de nombreux secteurs comme l'énergie ou l'aérien, les syndicats de la SNCF réclament des hausses de salaire pour faire face à l'inflation qui atteignait en mai 5,2% sur un an. Les cheminots de la SNCF sont « confrontés à une inflation croissante et à l'absence d'augmentation générale depuis 2014 », dénonce ainsi la CGT-Cheminots, SUD-Rail et la CFDT. L'Unsa-ferroviaire ne s'est pas encore jointe à l'appel à la grève et donnera sa réponse quant à sa participation le 28 juin prochain.

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Dans un communiqué commun, les trois syndicats pointent « le contexte post pandémie et géostratégique, avec la guerre en Ukraine (qui) entraîne une flambée des prix inégalée depuis 40 ans ». « Les cheminots sont durement touchés » et « subissent un recul net et fort de leur pouvoir d'achat », affirment-ils. Les cheminots demandent « des mesures de rattrapage salarial de l'inflation », mais aussi « une augmentation générale des salaires et la revalorisation des primes » ou encore « une revalorisation de l'ensemble des allocations, gratifications et indemnités ». Au-delà de l'inflation, les syndicats dénoncent le refus de la direction « de recevoir les organisations syndicales (...) renvoyant les échanges à des réunions bilatérales en cours ».

Des revendications déjà formulées

Ces revendications ne sont pas récentes et ont déjà fait l'objet de plusieurs grèves les mois passés. Mais la pression toujours plus forte de la hausse des prix sur le pouvoir d'achat renforce la colère des cheminots. Le 16 juin dernier, toutes les organisations représentatives ont ainsi fait une « demande de concertation immédiate » sur la question des salaires au président de la SNCF Jean-Pierre Farandou pour exiger des «mesures salariales d'urgence et immédiates » face à l'inflation. « Dans le contexte inflationniste, nous ne pourrons pas accepter que les seules négociations annuelles obligatoires se tiennent au second semestre, sans autres perspectives de court terme », ont-ils écrit. Les syndicats réclament notamment «des mesures de rattrapage de l'inflation dont l'indexation du Smic sur l'ensemble des salaires » et l'ouverture de « négociations portant sur des augmentations générales des salaires, un travail sur les coefficients hiérarchiques, la revalorisation des primes de travail, des mesures de rattrapage de l'inflation et d'indexation du Smic pour les salaires, mais aussi pour l'ensemble des éléments variables ».

(Avec AFP)

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Commentaires 3
à écrit le 24/06/2022 à 17:11
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Ils ont toujours la main les cheminots... pour punir les Français en faisant croire qu'en fait c'est le gouvernement. Avec les NUPES ils vont se sentir des ailes.

à écrit le 24/06/2022 à 13:43
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Vive les congés payés déguisés en grèves... payées!

à écrit le 24/06/2022 à 13:18
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Ce serait bien de publier les jours où les employés SNCF ne sont pas en grève. Ce serait plus facile.

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