Nouvelle étape cruciale pour le chantier des 62 éoliennes de la baie de Saint-Brieuc. Les quatre premières fondations dites « jackets » du futur parc éolien en mer ont quitté leur escale à Brest. Premiers éléments visibles, y compris des opposants, elles seront installées durant l’été. L’arrivée de ces structures géantes concrétisent un projet défendu depuis douze ans par Ailes Marines.Dans la baie de Saint-Brieuc, le ballet des navires risque d'être imposant durant l'été. Et pas seulement du côté des pêcheurs et des touristes.
Chargées sur barges début juin à Fene en Espagne, les quatre premières fondations jackets des 62 éoliennes de 8 MW du futur parc éolien en mer de Saint-Brieuc (500 MW), viennent d'achever leur escale d'une semaine à Brest.
Ces structures sur trois pieds pèsent 1.150 tonnes et affichent une taille impressionnante de 75 mètres de hauteur et de 25 mètres de côté.
Elles font définitivement cap vers la baie de Saint-Brieuc où elles seront installées sur site durant l'été par le consortium Navantia-Windar, sous le pilotage d'Ailes Marines, filiale de l'espagnol Iberdrola qui développe et exploitera la ferme éolienne off-shore.
Partie inférieure de la sous-station électrique, ces fondations, qui sont prolongées par un « topside » abritant l'ensemble des équipements électriques, seront fixées au fond marin par des pieux.
Pas moins d'une « dizaine de navires procéderont au levage des fondations et à leur ancrage sur leurs trois pieux » précise Ailes Marines.
En rythme de croisière, la société maritimes Van Oord mobilisera deux barges pour transporter chacune quatre jackets.
250 emplois depuis deux ans à Brest et débuts de filière
L'escale à Brest était nécessaire pour préparer et sécuriser les opérations d'installation à venir et la chaîne logistique des travaux en mer expliquent les porteurs du projet.
Les composants des 62 fondations jacket ont en effet été en partie construits et assemblés sur le polder de Brest par Navantia-Windar.
Premier industriel à s'être installé il y a deux ans sur 11 hectares du terminal Énergies marines renouvelables (EMR) réaménagé par la Région Bretagne, la co-entreprise espagnole mobilise 250 emplois pour cette réalisation et une quinzaine d'entreprises locales sous-traitantes. Parmi elles figurent Idra Bio (expertises océanographiques), Ixblue (photonics et navigation), Brest béton service, Sobec (chaudronnerie) et Neodyme Breizh (risques industriels).