« Je serai un président du Medef plus offensif et plus collectif » (Patrick Martin, candidat à la présidence du Medef)
Propos recueillis par Fanny Guinochet et Philippe Mabille
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Patrick Martin.
Reuters
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Patrick Martin.
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LA TRIBUNE - Comment se passe votre campagne pour la succession de Geoffroy Roux de Bézieux ?
PATRICK MARTIN - C'est une campagne très intense comme je les aime. Je reçois les soutiens des adhérents à un rythme très soutenu : les derniers en date, le Syntec, le Conseil du Commerce de France, Prism'Emploi mais de très nombreux Medef territoriaux, dont récemment le Medef Paris et le Medef Sud, et cela me porte.
Il n'y a plus vraiment de suspense... Vous êtes largement favori.
Je suis tous les jours sur le terrain, de Lille à Marseille en passant par Rennes ou Dijon. Je ferai campagne jusqu'au bout car je respecte la candidature de Dominique Carlac'h. J'entends dire ici et là que ce n'est pas parce que les têtes d'organisations se sont prononcées - dans les territoires ou les fédérations-, que leurs électeurs voteront dans le même sens. C'est un peu spécieux. Toutes ces organisations ont procédé démocratiquement et auditionné les candidats. Mais je respecte trop les électeurs, et aussi la campagne de Dominique Carlac'h pour croire qu'une élection est jouée d'avance. Beaucoup d'adhérents me disent qu'il faut un vote tranché.
Pour les partisans de Dominique Carlac'h, il y a aussi l'idée qu'il faut une femme à la tête du Medef, comme il y a deux femmes à la tête des deux principaux syndicats... Ce serait une image plus moderne du patronat ?
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Ce peut être un axe de campagne, mais l'argument du genre me paraît contestable et réducteur. Il y a déjà eu une présidente femme au Medef. Beaucoup de femmes disent d'ailleurs, que ce qui compte, c'est d'être capable. Je ne suis pas là dans le commentaire, je suis dans l'action.
Propos recueillis par Fanny Guinochet et Philippe Mabille
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