"L'industrie, ce sont des emplois situés à 70% dans les territoires en dehors des grandes villes"

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Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d'État chargée de l'industrie. La Semaine de l'industrie s'ouvre lundi, l'occasion pour Bercy de mettre en avant les initiatives du gouvernement pour soutenir l'emploi et l'innovation dans ce secteur.
Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d'État chargée de l'industrie. La Semaine de l'industrie s'ouvre lundi, l'occasion pour Bercy de mettre en avant les initiatives du gouvernement pour soutenir l'emploi et l'innovation dans ce secteur. (Crédits : Reuters)
ENTRETIEN. Dans un entretien avec La Tribune, la secrétaire d'État à l'Économie, Agnès Pannier-Runacher, précise les objectifs des territoires d'industrie, et révèle la création possible de 200.000 emplois.

LA TRIBUNE - Pourquoi le gouvernement a-t-il décidé de se mobiliser sur les territoires d'industrie ?

AGNES PANNIER-RUNACHER - L'industrie, ce sont des emplois situés à 70% dans les territoires en dehors des grandes agglomérations. Des emplois rémunérés 20% de plus en moyenne que dans les autres secteurs d'activité, durables et qui engendrent des emplois induits. Il y a donc un véritable enjeu de croissance pour le pays, et de répartition des emplois et des richesses sur les territoires. Pourtant, 50.000 emplois ne sont actuellement pas pourvus dans l'industrie et 200.000 emplois supplémentaires pourraient être créés si l'on était capable de répondre aux besoins de compétences des industriels, qui refusent des commandes à leurs clients faute de disposer des compétences recherchées.

Quel est l'objectif de ce dispositif ?

L'objectif est de partir du plus près du terrain, avec un tandem composé d'un industriel et d'un élu local. Le dispositif est par ailleurs piloté par les Régions. Le rôle de l'État est d'être un facilitateur, un apporteur de solutions et de financements. Nous ne voulons pas être dans une posture administrative, où l'État serait cantonné au contrôle ou au rappel...

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a écrit le 18/03/2019 à 22:51 :
Pour autant que je suis concerné, si la re industrialisation des territoires était la conclusion que le gouvernement tirait du mouvement des gilets jaunes, dieux sait que je n’aime pas ce gouvernement mais il aurait entièrement raison. C’est à mon sens exactement la bonne réponse et on sortirai de là par le haut. Ça voudrait dire qu’etre Français a un sens.
a écrit le 18/03/2019 à 11:59 :
Ben c'est typique des Pays de la loire, des emplois industriels ou autres aux limes des départements, le chômage au centre le chef-lieu, un personnel plus stable, moins d'impôts sans doute, une meilleure qualité de vie, des édiles soucieux et accomodants, des villes comme Vitré, les Herbiers, Sablé, la Ferté-Bernard, Ancenis le bon exemple, à l'inverse le stupéfiant record local de la Roche sur Yon de chômage dans un département très actif.
Mais la médaille a ses revers l'incurie des moyens de transports qui ne permettent pas aux couches peu qualifiées de rejoindre les entreprises demandeuses.
La région a du pain sur la planche.
a écrit le 18/03/2019 à 11:50 :
Proposition d’idee Pour faire Baisser de 500.000 à 1.000.000 le nombre de chômeurs et résorber le déficit public chronique.

Nos malheurs actuels ont pour cause profonde le chômage de masse endémique combiné à des déficits publiques constants et une dette publique abyssale.

Un pays sans usine est voué au déclassement dans la mondialisation des échanges et l’emergence des nouvelles puissances de demain. Une multitude de produits ne sont plus du tout fabriqués en France en raison d’un coût de main d’oeuvre trop élevé comparé à d’autres pays. Tel que par exemple les jouets, les chaussures, les vélos, les articles de décoration, les canapés etc.... parfois 80 % de ces produits viennent d’asie. Et par extension pour tout produit manufacturé qui recquiert une part de main d’oeuvre Importante sa fabrication a disparu de France.

C’est pourtant la que ce trouve les potentiels d’emplois. Mais pour cela il faut oser faire différemment. Un vrai changement. Faire table rase de toute l’architecture de fonctionnement de nos structures qui ont complexifié et rendu inefficace nos modèles économiques. Mon idée est de s’insprirer des associations dans les secteurs d’aides à la personne pour le fonctionnement simplifié en le combinant à la suppression des charges sociales. En instituant une nouvelle type de structure: l’association productive. Elle pourra se constituer uniquement pour le secteur productif et pour des produits bien définies dont la fabrication a quasiment disparu en France. Le marché visé est celui du mass- market. Il n’y aurait donc pas de concurrence avec des entreprises classiques et celles encore existantes dans des niches telles que le haut de gamme ou le très spécialisé.

Ces associations seraient exemptées de toute charges sociales pour les salaires versés. Qui représentent actuellement de l’ordre 77 % du coût de main d’oeuvre. Et qui de fait rend ces produits non compétitifs. L’IS, la tva, et les reste des impôts pourraient ou non être appliqués.

L’avantage est de retrouver la compétitivité perdue de la fabrication de ces produits par rapports à ceux des pays à faible coût de main d’oeuvre. Et même s’il n’y a pas de rentrée de charges sociale le coût global pour la collectivité s’en trouvera amoindris car il n’y aura par exemple plus de RSA ou indemnité de chômage versé aux inactifs qui seront employés dans ces associations productives. Des critères peuvent être élaborés tant au niveau du fonctionnement de la structure, de sa direction, des employés pouvant y être recrutés, du traitement des bénéfices éventuels réalisés. Par exemple le capital de ces structures pourrait n’etre ouvert qu’a ceux qui seront effectivement actifs dans l’association. Les communes pour attirer les investissements correspondants, pourraient accorder des parcelles foncières à des prix avantageux. L’essentiel étant que le modèle productif de ces structures ne soient pas trop mécanisées et exige une part dominante de main d’oeuvre par rapport au capital.
a écrit le 18/03/2019 à 10:32 :
Madame la secrétaire d’État, faut dormir ! Le corps à ses limites hein et quand les autres commencent à s'en apercevoir c'est que c'est le moment pour se reposer.

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