La CGT-Santé et ses alliés de retour dans la rue dès mardi

Anesthésiée par le "Ségur de la santé" puis les vagues de la Covid, la colère des soignants se réveille doucement depuis un mois.

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(Crédits : DR)

Après une série de mobilisations corporatistes ces dernières semaines, neuf organisations emmenées par la CGT-Santé appellent à une journée de grève et de manifestations mardi, toujours pour réclamer des hausses de salaires et d'effectifs.

Les mouvements de grève se sont en effet succédé en mai, d'abord dans les services de réanimation puis chez les infirmiers-anesthésistes, les infirmiers de bloc opératoire, les techniciens de laboratoire, ou encore les diététiciens et préparateurs en pharmacie.

Des professions qui ont pourtant bénéficié de l'augmentation générale de 183 euros nets par mois accordée aux salariés des hôpitaux et Ehpad, du public comme du privé.

"Personne n'a craché dessus mais on est quand même loin du compte", estime Ramon Vila, de SUD-Santé.

Pour la numéro un de la CGT-Santé Mireille Stivala, "cette mesure a engendré des inégalités" à peine corrigées par les récents accords pour l'étendre à plus de 100.000 "oubliés du Ségur" ou par les nouvelles grilles salariales proposées à un demi-million de soignants, jugées "tout à fait insuffisantes".

"Sans réelle revalorisation, nous allons avoir un problème de recrutement dans les prochains mois car les professionnels fuient déjà l'hôpital public", ajoute-t-elle.

"C'est tout sauf un baroud d'honneur"

Une crainte partagée par Pierre Schwob, du Collectif Inter-Urgences, qui affirme que ses collègues sont "extrêmement nombreux à demander leur mise en disponibilité".

Bloqués à leurs postes pour cause d'état d'urgence sanitaire, "beaucoup attendaient de pouvoir quitter l'hôpital", ajoute Thierry Amouroux, du syndicat infirmier SNPI. Cette nouvelle journée d'action vise donc à rappeler au gouvernement que les problèmes du secteur ne sont pas réglés. Mais "c'est tout sauf un baroud d'honneur", prévient Jean-François Cibien, de l'intersyndicale de médecins APH.

Une projet de référendum d'initiative partagée, baptisé "Notre hôpital c'est vous", est d'ailleurs sur le point d'obtenir le soutien de 185 parlementaires "d'ici une à deux semaines", assure Sophie Crozier, du Collectif Inter-Hôpitaux.

Si la démarche est ensuite validée par le Conseil constitutionnel, le recueil des signatures pourrait alors durer jusqu'à l'élection présidentielle de 2022.

(avec l'AFP)

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Commentaires 4
à écrit le 14/06/2021 à 18:42
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Nouvelle polémique en vue pour les masques de protection? Depuis quelques semaines, ce sont certains masques FFP2 qui sont sur la sellette, ceux contenant une couche de graphène, un matériau, efficace pour bloquer le covid, mais qui serait potentiell...

à écrit le 14/06/2021 à 10:32
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tiens, ils ne denoncent pas que des gens pas exposes au covid aient eu droit a des primes et des augmentations covid; curieux..........tiens sinon j'ai une anecdote marrante; je connais de sgens en unite covid en france; on leur a donne une prime cov...

à écrit le 14/06/2021 à 9:31
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On se doute que les experts médicaux de toutes sortes qui se sont succédés sur lesp lateaux télés pour nous ordonner de rester enfermés eux n'ont pas de problèmes de fins de mois. Super documentaire sur arte samedi soir concernant ces deux nouveaux c...

à écrit le 13/06/2021 à 20:56
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En fait les "blouses blanches" contentent d'avoir imposé leur dictature médical, veulent en plus du pognon ?

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