La France réussit son emprunt obligataire, mais y met le prix
La Tribune

Cette adjudication était particulièrement surveillée après l'annonce du Premier ministre François Bayrou de solliciter la confiance de l'Assemblée nationale.
Reuters
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Cette adjudication était particulièrement surveillée après l'annonce du Premier ministre François Bayrou de solliciter la confiance de l'Assemblée nationale.
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Malgré un contexte politique et budgétaire tendu, l'État français a rencontré une solide demande des investisseurs lors de son adjudication obligataire de jeudi. Selon l'Agence France Trésor (AFT), la France a levé 7,3 milliards d'euros à dix ans, face à des offres totalisant 15,8 milliards d'euros, soit plus du double du montant recherché.
Le Trésor a également émis 1,8 milliard d'euros d'obligations à trente ans, pour une demande de 4,8 milliards, représentant 2,66 fois l'offre. Cette appétence, légèrement inférieure à celle constatée lors d'une opération comparable en août, confirme néanmoins l'attrait persistant des investisseurs pour la dette souveraine française.
Cette adjudication était particulièrement surveillée après l'annonce du Premier ministre François Bayrou de solliciter la confiance de l'Assemblée nationale, dans un climat politique instable marqué par les débats sur le budget 2026. Les marchés redoutent en effet une chute du gouvernement dès lundi, alimentant les interrogations sur la trajectoire des finances publiques.
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Reste que les tensions de début de semaine ont propulsé les rendements des obligations françaises vers leurs plus hauts niveaux depuis la crise de la dette de 2011. Jeudi matin, un léger reflux était toutefois observé : le taux à 30 ans s'établissait à 4,40 % contre 4,46 % la veille, et celui à 10 ans à 3,50 % contre 3,55 % mercredi soir.
(avec AFP)
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