« La loi Pacte ? Un fourre-tout » (Patrick Martin, président délégué du Medef)

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(Crédits : DR)
Pour sa première année de mandat aux côtés de Geoffroy Roux de Bézieux, le président délégué du Medef s'inquiète des « signaux contradictoires » du gouvernement sur la fiscalité des entreprises.

Voilà bientôt un an que Patrick Martin exerce la présidence déléguée du Medef, aux côtés de Geoffroy Roux de Bézieux. Pendant la campagne, l'ancien patron du Medef Auvergne Rhône-Alpes, promettait de réformer en profondeur une organisation patronale encalminée et au leadership « durement éprouvé ». L'heure est donc à un premier bilan pour le PDG du groupe Martin Belaysoud, également en première ligne pour juger - sans détour et sévèrement - l'action du chef de l'État et celle du gouvernement

LA TRIBUNE - Un an de tandem avec Geoffroy Roux de Bézieux au Medef. Quelle conquête et quelle insatisfaction particulières retenez-vous de cette première année de mandat ?

PATRICK MARTIN - Nous nous sommes accordés sur un sujet qui, à notre arrivée, faisait polémique en interne : la raison d'être et l'objet social du Medef. Après la publication du rapport Senard-Notat [intitulé « Entreprise et intérêt général », ndlr], des tensions sont apparues, auxquelles Geoffroy et moi avons mis fin en décidant un virage clair : nous ne pouvons pas aller contre le sens de l'histoire ; cette aspiration est celle des parties prenantes ; enfin, il est de l'intérêt de nos adhérents et du Medef lui-même...

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a écrit le 05/06/2019 à 14:50 :
Sur le chemin de la Grèce, quand tout sera privatisé et les droits sociaux démolis les Français seront ruinés..En ces journées mémorielles écoutons Robert O Paxton (la France de Vichy), "...la catastrophe de 1940 fut en partie celle des élites…" - Nous y sommes.
a écrit le 05/06/2019 à 14:00 :
il est temps de privilégier les actions françaises aux allemandes, dixit Barclays (Bloomberg). de quoi il se plaint encore, le Medef.
a écrit le 05/06/2019 à 10:25 :
Comment faire confiance dans un gvt qui lundi dit blanc et mardi le contraire ?
Fiscalite a l'instar du discours politique, dichotomie totale, du micron pur jus.
a écrit le 05/06/2019 à 9:25 :
noter que la part de l'impôt sur les sociétés dans les revenus fiscaux de l'Etat français est de 5,1%, alors que la moyenne OCDE est de 9,2% (Sources of Government revenue in the OECD, Tax Foundation, 04/2019).
les entreprises françaises bénéficient de plus de 175 milliards d'Euros de dispositifs dérogatoires fiscaux/sociaux (Conseil des Prélèvements Obligatoires, 10/2010). cela a probablement augmenté depuis les réformes Hollande/Macron.
comme disait Geoffroy Roux de Bézieux en octobre 2011 : les patrons français sont schizophrènes. ils critiquent l'Etat toute la journée mais l'appellent à la rescousse dés que ça va mal (Enjeux Les Echos, 10/2011).
en France comme ailleurs, les assistés sont plutôt les entreprises.
Réponse de le 05/06/2019 à 12:40 :
Drole de façon de présenter les choses. Ce qui compte ce n'est pas le pourcentage de l'impot sur les sociétés dans les recettes fiscales de l'état, c'est le pourcentage par rapport aux bénéfices des entreprises. Car ce sont les bénéfices qui déterminent la compétitivité des entreprises donc leur survie.
C'est particulièrement vrai dans un pays qui a le record du monde des prélèvements fiscaux par rapport son budget national et le record des dépenses publiques.
De toute façon, le débat n'aura bientôt plus lieu d'être, à la vitesse où la France perd son industrie et préfère imposer des surcouts écologiques non fondés ou coller des rustines sociales un peu partout.
a écrit le 05/06/2019 à 8:14 :
Forcément que cette gestion du pays à vue de part nos comptables est inquiétante on voit bien qu'il n'y a aucune vision d'avenir, aucune volonté de développer notre économie, seulement une obéissance aveugle à l'oligarchie et vous êtes bien placé pour savoir que notre oligarchie n'est pas capable de gouverner, nous autres en ressentons les conséquences un peu plus chaque jour.

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