La popularité de Macron au plus haut depuis juillet 2018

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(Crédits : POOL New)
SONDAGE. Le baromètre mensuel réalisé par BVA pour La Tribune-Orange et RTL indique que 37% des Français interrogés en septembre ont une opinion favorable d'Emmanuel Macron contre 34% en juillet et août.

La popularité d'Emmanuel Macron retrouve des couleurs. Selon le dernier baromètre réalisé par BVA pour La Tribune, Orange et RTL, la part des Français ayant une opinion favorable à l'égard du président de La République a progressé de trois points entre août et septembre, passant de 34 à 37%. À l'opposé, la proportion des répondants ayant une opinion négative a baissé de trois points pour passer de 66 à 63%. Après s'être stabilisée au cours de l'été, la courbe de popularité du chef de l'État a atteint un point haut inédit depuis juillet 2018. En dépit de la multiplication des mouvements de grève chez les urgentistes, dans les transports ou chez les professions libérales, les opinions favorables au couple de l'exécutif résistent.

Remontée chez les professions intermédiaires

Dans le détail, si le locataire de l'Élysée confirme son assise chez les retraités (44% ; -1 point) et surtout les cadres (59% ; +1 point), il réalise une remontée notable chez les sympathisants du parti socialiste (42% ; +14 points), les professions intermédiaires (38% ; 7 points) et chez les jeunes (33% ; 5 points). Les partisans socialistes sont désormais plus nombreux en proportion que les proches Les Républicains à exprimer une opinion positive de l'ancien ministre de l'Économie. Sur l'ensemble des couleurs politiques testées par l'organisme de sondage, il perd du terrain uniquement chez les sympathisants du Rassemblement national (+4 points) où il collecte 89% d'opinions négatives.

De son côté, le Premier ministre Édouard Philippe voit également sa cote de popularité remonter. Désormais, 41% des personnes interrogées ont une opinion positive à l'égard du chef du gouvernement. Il gagne trois points depuis l'enquête du mois d'août. À l'inverse, la part des opinions défavorables est passée de 62% à 58% entre août et septembre.

Une rentrée tendue pour le gouvernement

En dépit de cette progression favorable, le gouvernement pourrait à nouveau se retrouver dans l'impasse. En effet, le mouvement du personnel hospitalier, et celui plus particulièrement des urgentistes, bénéficie d'un fort appui des Français malgré les annonces de la ministre de la Santé Agnès Buzyn pour tenter d'apaiser les tensions. Ainsi, d'après les résultats communiqués par BVA, 88% des personnes interrogées approuvent ce mouvement, dont 60% le soutiennent tout à fait. Les récentes mobilisations des professions libérales contre la réforme des retraites (avocats, infirmiers, orthophonistes) ont suscité du soutien chez les répondants. 59% des personnes qui ont répondu aux questions du baromètre soutiennent ces appels à la contestation et 33% ne les approuvent pas. Enfin, la récente grève des agents de la RATP n'a pas suscité une majorité d'adhésions chez les Français. 54% des répondants désapprouvent ce mouvement et 39% le défendent.

4 Français sur 10 pensent que le mouvement des "gilets jaunes" va repartir

Interrogés sur les "gilets jaunes", les Français sont plus nombreux en proportion à penser que le mouvement va gagner en intensité (42% contre 38% lors de la dernière enquête). À l'opposé, seuls 11% des répondants pensent que la contestation va s'arrêter, soit 7 points de moins qu'il y a deux semaines.

"Pour autant, la majorité d'entre eux ne souhaite pas que le mouvement se poursuive dans les prochaines semaines (52% ; stable depuis début septembre). À l'inverse, 37% d'entre eux veulent que le mouvement continue (-2 points depuis septembre); un souhait plus marqué chez ceux qui ont porté le mouvement à l'origine comme les employés et ouvriers (48%), les personnes qui vivent en zone rurale (45%), les sympathisants de gauche (47%) ou ceux du Rassemblement national (60%)" expliquent les auteurs de l'enquête.

Nicolas Hulot, indétrônable

Au classement des personnalités les plus influentes dans la vie politique française, Nicolas Hulot figure toujours sur la première marche du podium avec 41% d'opinions favorables (+1 point par rapport à la dernière enquête). Arrivent loin derrière Marine Le Pen (29% ; +2 points) et Xavier Bertrand (28% ; +3 points) qui vient de faire sa rentrée politique sur la nouvelle émission de France 2 "Vous avez la parole". Dans le fond du classement, figurent  le secrétaire du parti communiste français et député du Nord Fabien Roussel (5%) et le candidat aux municipales de Paris Gaspard Gantzer (6%).

Au niveau des forces politiques, les sympathisants du parti socialiste soutiennent d'abord Martine Aubry (59%), François Hollande (54%) et Ségolène Royal (52%). Chez les sympathisants de gauche, c'est Nicolas Hulot (55%) qui domine  le classement . Il est suivi de l'ancienne Garde des Sceaux, Christiane Taubira (44%) et Jean-Luc Mélenchon (44%). Sur l'aile droite, c'est Nicolas Sarkozy qui occupe la première place. 66% des sympathisants de la droite et Les Républicains soutiennent l'ancien président de la République. Viennent ensuite Valérie Pécresse (57%) et François Baroin (54%).

À la République en Marche, c'est le ministre de l'Economie Bruno Le Maire (61%) qui est sur la première marche du podium. Il est suivi de Jean-Michel Blanquer (51%) et Jean-Yves Le Drian (50%). En revanche, Nicolas Sarkozy figure en bas de tableau chez le parti majoritaire avec 37% de soutiens. Au Rassemblement national, c'est Marine Le Pen qui figure largement en tête (91%). Elle est suivie de Marion Maréchal (67%) et de Jordan Bardella (34%).

Europe Ecologie-Les Verts, parti le plus populaire

Sur l'ensemble des partis politiques français, le parti Europe Ecologie-Les Verts arrive en tête avec 54% d'opinions favorables. Le parti emmené par le secrétaire national et député européen David Cormand espère faire une percée lors des élections municipales en 2020. Viennent ensuite la République en Marche (34%) et le Rassemblement national (29%) qui gagne légèrement du terrain depuis le début de l'année. La République en marche n'arrive pas à récupérer les 20 points perdus depuis l'élection présidentielle de 2017.

 (*) Méthode : Sondage BVA-La Tribune réalisé du 5 au 6 septembre 2019 par Internet auprès d'un échantillon de 1.000 Français âgés de 18 ans et plus et représentatif de la population française.

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Commentaires
a écrit le 23/09/2019 à 5:31 :
J'ai 75 ans :je n'ai jamais été sondé !
Quelle est la recette ?...Il faut payer , coucher , avoir un parent sondeur ou le bras long ?
a écrit le 23/09/2019 à 5:28 :
le "veau" hexagonal cher a De Gaulle se porte bien et continue a fluctuer de sondage en sondage au gré des buzz médiatiques de nos pseudos dirigeants !
a écrit le 22/09/2019 à 12:15 :
Methode Coue.
Tout va bien. Continuons.
a écrit le 21/09/2019 à 21:27 :
"La popularité de Macron au plus haut depuis juillet 2018". Oui bien sûr, on y croit. Mine de rien les élections municipales se rapprochent. Les sondeurs sont aux aguets et scrutent le moment favorable pour lancer leurs propagande.
a écrit le 21/09/2019 à 11:21 :
Pour avoir un pourcentage si élevé vous avez du sonder les politiciens LREM... Avec le nombre de ministres qui ont claqué la porte on doit être dans le vrai... Les autres non pas le choix et leve la main quand on leur demande !!!
a écrit le 21/09/2019 à 3:57 :
Sondage fait auprès auprès de 1 000 français représentatif de la population française (sic) !
Je dirais "sondage fait dans les beaux quartiers de la capitale", ce serait plus représentatif. Car, autour de moi (je ne suis pas à la campagne), je n'ai pas les mêmes résultats.

On verra dans la rue cet après-midi, si les français sont contents d'E. Macron. Ils sont tellement contents que Macron a dit à ses ministres "partez en vacances avec la peur au ventre" (Le Point).
Il faut dire qu'il a peur le bonhomme !!
a écrit le 20/09/2019 à 21:09 :
La courbe de la popularité de Macron suit exactement celle du déficit de la sécurité sociale. Conclusion en France pour qu'un politique soit populaire il faut qui laisse filer les déficits.
a écrit le 20/09/2019 à 20:29 :
SES résultats sont tellement bons que les FRANCAIS sont fans, dette , déficit, chômage, impôts, balance commerciale, insécurité, immigration, comportement arrogant puis méa culpa, TOUS FORMIDABLES, si, si les sondages le disent...
Réponse de le 20/09/2019 à 21:17 :
Le chômage baisse, la balance commerciale reste déficitaire mais bcp moins qu'avant Macron, l'immigration n'est pas du tout un enjeu sauf pour quelques frontistes idiots, l'insécurité n'augmente pas, les impôts baissent. Quant à déficit/dette, il faut remercier les GJ irresponsables, qui même avec 16 milliards sur la table parlent encore de "miettes".

Mais bon, tellement plus facile de taper sur le chef que de se remettre en question. Qui c'est qui a poussé des cris d'orfraie pour 5 euros d'APL en moins ? Qui pense que l'argent tombe du ciel ? Pas Macron, mais ce bon vieux "peuple" franchouillard.
Réponse de le 21/09/2019 à 8:47 :
Les boites de sondages usines à FABRIQUER l' opinion appartiennent ici TOUTES aux copains, c' est quand même plus facile de s' autoproclamer Roitelet 1er, non ? La France a le plus gros problème de couplage des boites de sondages conniventes avec le pouvoir alors qu' en Angleterre même YouGov est TOTALEMENT indépendant.
Réponse de le 21/09/2019 à 10:36 :
@Clairvoyant :
le chômage a baissé surtout grâce à draghi (taux très bas) mais avec un endettement privé des ménages et entreprises en explosion (toutes les dernières récession sont parties des dettes privées)
si la balance commerciale est moins déficitaire je le mettrait plus sur le fait d'une baisse tendancielle des importations que l'augmentation des exportation (les français consomment peut-être moins de produits non-écologiques?)
l'immigration n'interroge pas seulement les frontistes "idiots" (seriez vous un adepte du parler vrai de macron qui considère qu'il y a ceux qui réussissent et ceux qui ne sont rien ?)

votre chef réuni 59% d'adhésion auprès des cadres et je peux vous dire que j'ai vu une très grande majorité de cadres n'ayant pas une once de bon sens (juste des personnes qui savent répéter ce qu'ils ont appris en cours lors de leur scolarité) contrairement au "peuple" franchouillard
Réponse de le 21/09/2019 à 18:47 :
et d'ailleurs ils sont tous dans la rue pour le dire !

Les cheminots, les avocats, les médecins, les enseignants, les enseignés, les jeunes, les retraités, les parents, les grand-parents, et même les policiers !

Les camionneurs, les ambulanciers, les agriculteurs, les éleveurs.... tous sont sortis pour faire sa fète à Macron.
a écrit le 20/09/2019 à 19:42 :
Comment concilier ce genre de résultat avec d'autres qui indiquent que 72% des français ne font pas confiance à macron pour réformer (en mieux) le système de retraite? Pourcentage assez constant sur tous les actes de ce président depuis son élection.

Où alors des résultats extraordinaires de popularité pour des gens qui ont quitté la politique il y a 15 ans (et étaient alors très impopulaires), où alors dont personne n'est capable de dire quel a été leur agenda ces 6 derniers mois?

L'exercice me paraît de plus en plus vain.
a écrit le 20/09/2019 à 18:59 :
Vu ce que l'on entend autour de soi, sondage non crédible
a écrit le 20/09/2019 à 18:51 :
"Enfin, la récente grève des agents de la RATP n'a pas suscité une majorité d'adhésions chez les Français"

RATP : cinq syndicats appellent à une grève illimitée à partir du 5 décembre
L’Unsa, la CFE-CGC, Sud, Solidaires et FO
Réponse de le 21/09/2019 à 20:36 :
et alors ?
a écrit le 20/09/2019 à 15:32 :
37%, cela fait 63% qui n'apprécient pas le personnage. Curieuse démocratie dans laquelle les minoritaires font la pluie et le beau temps, et pas uniquement en France.
Réponse de le 20/09/2019 à 16:50 :
Votre discours serait censé si les 63% que vous mentionnez étaient d'accord sur une alternative. J'ai pas cette impression.
a écrit le 20/09/2019 à 15:29 :
Qui croit encore les sondages ?

nous sommes nombreux à avoir été contacté par BVA, et avons refusé de répondre pour laisser BVA baver ses sondages bidonnés ;

les sondages relèvent de la manipulation mentale, ce qui est gênant c'est qu'ils sont payés par des politocards qui nous font les poches.
a écrit le 20/09/2019 à 15:26 :
" et surtout les cadres (59% ; +1 point)"

Ben alors, je croyais qu'il s'attaquait à la classe moyenne.
a écrit le 20/09/2019 à 14:00 :
" il réalise une remontée notable chez les sympathisants du parti socialiste (42% ; +14 points)"

Surement, grâce à la loi travail, SNCF,RATP, FDJ, ADP etc..en fin de compte ce sont bien des socialistes.
a écrit le 20/09/2019 à 13:16 :
Jupiter demain ils sera plus bas
a écrit le 20/09/2019 à 12:46 :
Impots fonciers part propriété non bâtie augmentation de 312% sans changement de situation le FN à de l'avenir dans le haut de france
a écrit le 20/09/2019 à 12:38 :
Vues toutes les mesures en préparation, dans la loi de finance, la réforme des allocations chômage, la réforme des retraites, etc..., il y a fort à penser que le soutient des cadres, qui sont les premiers visés, va s’effondrer !!!
a écrit le 20/09/2019 à 12:23 :
Macron au plus haut dans les sondages!!! De toute manière, il est là jusqu'en 2022. Il est indéboulonnable. Il a écrasé toute opposition, ce qui en vient ridicule pour celle-ci. Notre démocratie qui est notre fierté nationale, n'est qu'un cache misères. Actuellement seule la communication compte. Dans l'absolu, les élections intermédiaires ne l'intéressent pas car quelque soit le résultat, il pourra continuer à gouverner tel qu'il l'entend. Notre seule action possible est le vote aux présidentielles tous les 5 ans: le quinquennat a sabordé l'esprit de la V ème république et pourtant la quasi totalité des politiques se dit gaulliste. Il a tout compris ce qui se traduit par le fait qu'il a su s'entourer d'une équipe hétéroclite qui n'a pas la moindre liberté de penser .
Réponse de le 20/09/2019 à 18:57 :
Ce qui a modifier les choses ,c'est que la bourgeoisie de gauche c'est associer pour le 1er fois à celle de droite pour conserver ses privilèges d’où Macron.ensuite.
a écrit le 20/09/2019 à 12:21 :
DE L'ART ET LA MANIÈRE DE LA FABRIQUE DE L'OPINION....
a écrit le 20/09/2019 à 12:13 :
les sondages au plus haut ? pourquoi pas, mais le mécontentement est aussi à son plus haut, la colère n'est pas passagère, elle est toujours présente malgré une répression qui n'a jamais été aussi violente depuis 50 ans, pour l'instant celle ci est silencieuse ou presque, mais d'une intensité que je n'ai jamais connue depuis 50 ans. N'oubliez pas, tous les groupes qui se présentent aux élections ne représentent qu'à peine la moitié de l'expression du nombre de votants possibles, c'est chez eux (les abstentionnistes) que se trouve une colère ou un dépit les plus forts......
a écrit le 20/09/2019 à 10:49 :
Hollande et Sarkozy, très populaire dans leur camp. Ils auraient été plus inspiré de les soutenir quand ils étaient au pouvoir et non d'attendre leur retraite politique pour le faire, non?
a écrit le 20/09/2019 à 10:26 :
Méthode : Sondage BVA

Edouard Philippe et ses ministres vont pouvoir laisser libre cours à leur goût des sondages. Le 6 août dernier, la réponse du Premier ministre à une question écrite du député socialiste Régis Juanico révélait que Matignon avait commandé pas moins de 159 enquêtes d’opinion auprès de divers instituts, entre le 15 mai 2017 - jour de la prise de fonction d'Edouard Philippe - et la fin de l’année 2018. A priori, le chef du gouvernement devrait avoir les moyens de poursuivre à ce rythme, durant l'acte II du quinquennat. Et pour cause : comme l’a écrit La Lettre A, le Service d’information du gouvernement (SIG) - rattaché à Matignon, il est chargé d’orchestrer la communication de l’exécutif - vient d'attribuer une enveloppe globale de 13,9 millions d'euros à six instituts de sondage, heureux lauréats de l'appel d'offres "Prestations d'enquêtes et d'analyses d'opinion" du gouvernement. Précision importante, il s'agit d'un montant estimatif maximum, qui pourrait être revu à la baisse si le volume des commandes est plus faible que prévu.
Les six instituts sélectionnés couvriront, pour trois ans, les besoins en sondages de Matignon, ainsi que des seize ministères du gouvernement. Dans le détail de l'appel d'offres, Ipsos a remporté 3 des 10 lots disponibles, ce qui assure à cet institut une manne potentielle de 4,2 millions d’euros. De son côté, l’Ifop a hérité du lot principal - les enquêtes téléphoniques - et pourrait s’adjuger 4 millions d’euros. Le reste des lots est notamment réparti entre BVA (1,8 M) et le duo OpinionWay (1,3 M) - Harris Interactive (1,2 M), qui, à eux deux, trustent le marché des enquêtes d’opinion sur internet.
a écrit le 20/09/2019 à 9:41 :
ont ils encore le devoir de vérité ? popularité au plus haut ! et mécontentement des français au plus haut . les français sont ils des veaux ? manipulation et divertion
a écrit le 20/09/2019 à 9:00 :
Jadot, Melenchon, Lepen... à vaincre sans péril on triomphe sans gloire !

Mais bon l'essentiel étant d'avoir la main sur les caisses publiques hein... -_-
a écrit le 20/09/2019 à 8:53 :
Et dans un autre sondage, Mélenchon s'écroule, alors la vie est belle !

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