La population de Rouen au plus haut depuis 50 ans
Nathalie Jourdan
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Vue aérienne de Rouen
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Les Rouennais, qui craignaient que le souvenir du spectaculaire incendie de l'usine Lubrizol ne décourage les prétendants à l'installation, peuvent être rassurés. Si elle en a pâti, l'image de la capitale administrative de la Normandie ne semble pas avoir été durablement entachée au vu des résultats du dernier recensement publiés par l'Insee.
La ville centre de la Métropole, dont la population décroissait au rythme de 300 habitants par an au début de la décennie 2010, renoue avec une tendance plus favorable. Depuis 2016, elle regagne en moyenne un millier d'administrés chaque année, jusqu'à tutoyer aujourd'hui les 120.000 résidents. Soit seulement le quart de la population de l'agglomération mais un plus haut depuis un demi-siècle.
L'embellie, qui résulte pour moitié de l'arrivée de nouveaux habitants, se reflète dans les classements. L'Insee place Rouen intra-muros en sixième position des dix grandes villes françaises où la démographie est la plus dynamique, loin derrière Montpellier, championne toutes catégories, mais devant Rennes, Bordeaux et Strasbourg. De quoi enchanter son maire. « Nous devançons aussi Nantes pour l'évolution du solde migratoire, observe Nicolas Mayer Rossignol avec gourmandise. J'y vois la preuve d'un regain d'attractivité qui est corroboré par la hausse de la fréquentation touristique ».
Quant aux raisons de cette remontada, elles découlent probablement pour partie de la pandémie qui a poussé les Franciliens à quitter la capitale pour s'installer en province, selon l'intéressé. « On a senti un effet d'entraînement après le Covid », rapporte-t-il. Les migrations pourraient aussi avoir été stimulées par l'implantation, ces dernières années, dans la métropole de pas moins de sept nouveaux établissements d'enseignement supérieur privés -dont l'école de gastronomie de Fauchon et l'ICP plus connue sous le nom de « Catho » de Paris.
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« Nous faisons tous la même analyse. Il y a des parts de marché à prendre sur le territoire rouennais où la population étudiante est sous représentée », confiait récemment à La Tribune, Alain Kruger, responsable du pôle business de la multinationale Galileo Global Education, propriétaire entre autres du Cours Florent, de Paris School of Business et de l'école Penninghen.
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Nathalie Jourdan