La revanche des pouvoirs locaux
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Maires de France, H310, p.31 -AFP- cf. Maires de France, H310, p.5, AMF, 10e Congrès, association
Damien Meyer/Pool/AFP
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Maires de France, H310, p.31 -AFP- cf. Maires de France, H310, p.5, AMF, 10e Congrès, association
Damien Meyer/Pool/AFP
Des « transferts de compétences, de moyens et d'effectifs ». De l'autonomie fiscale et financière. Une « révolution de liberté et d'efficacité ». Depuis l'élection d'Emmanuel Macron à l'Élysée en mai 2017, ce tiercé gagnant revient sans cesse dans la bouche des élus locaux, à commencer par le Troyen François Baroin, président (LR) de l'Association des maires de France et putatif candidat à la présidentielle de 2022. En face, que ce soit dans une « Lettre aux Français » en pleine crise des « gilets jaunes », lors d'une conférence de presse post-Grand Débat national ou pendant une adresse à la nation un mois après le déconfinement, le chef de l'État leur répond systématiquement la même chose : « l'organisation de l'État et de notre action doit profondément changer » ; « tout ne peut pas être décidé si souvent à Paris » ; « faisons-leur davantage confiance, libérons la créativité et l'énergie du terrain », ou encore : « Je veux ouvrir une page nouvelle donnant des libertés et des responsabilités inédites (...) pour nos maires. »
À lire également
Le transfert de compétences, de moyens et d'effectifs demandé par les associations d'élus est pourtant déjà à l'ordre du jour avec le projet de loi sur la décentralisation, la différenciation et la déconcentration [loi 3D, ndlr] annoncé par le gouvernement au printemps 2019 mais ajourné du fait du Covid-19. Ce texte est censé supprimer les doublons État-collectivités (décentralisation), renforcer la présence de l'État sur le terrain (déconcentration) et permettre une application différente des lois en fonction des territoires (différenciation). C'est pourquoi cette petite musique des associations d'élus locaux et du président du Sénat Gérard Larcher commence à agacer l'entourage du ministre des Collectivités territoriales.