Matignon souhaite mettre fin à l'état d'urgence sanitaire le 10 juillet

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(Crédits : Charles Platiau)
Instauré le 23 mars pour enrayer la propagation du coronavirus, l'état d'urgence avait été prolongé par le gouvernement jusqu'au 24 juillet, date ramenée par le Sénat au 10 juillet. Au vu des nouvelles encourageantes sur le front sanitaire, le gouvernement ne souhaite pas renouveler et prolonger cette période de restrictions. La sortie sera progressive, s'étalant sur 4 mois, avec possibilité de revenir en arrière si l'épidémie flambait à nouveau.

[Article publié le 10.06 à 9:01 mis à jour à 9:56 avec le communiqué de Matignon]

Le gouvernement va proposer ce mercredi que le régime d'état d'urgence sanitaire instauré fin mars prenne fin le 10 juillet prochain tout en maintenant certaines de ses dispositions, via une loi, pour une durée de quatre mois, a annoncé Matignon.

Instauré le 23 mars pour enrayer la propagation du coronavirus, l'état d'urgence sanitaire permet au Premier ministre de restreindre la liberté de se déplacer, celle de se réunir et d'interdire certaines activités.

Mesures de réquisition et de contrôle des prix

Il l'autorise en outre à prendre des mesures de réquisition et de contrôle des prix.

"Le Gouvernement présentera (...) au Conseil des Ministres un projet de loi qui, sans proroger à nouveau l'état d'urgence sanitaire au-delà de son terme actuel fixé au 10 juillet, laisse à la disposition du Premier ministre une partie de ses outils, pour une durée de 4 mois à compter de cette date", annoncent les services du Premier ministre dans un communiqué.

Ce projet de loi propose de permettre au gouvernement de rétablir certaines restrictions à la liberté de circulation et de réglementer l'accès aux transports en commun, notamment en maintenant l'obligation de porter un masque.

Les rassemblements sur la voie publique resteront sous conditions

Il propose également d'autoriser le gouvernement à encadrer la fermeture et la réouverture "d'une ou plusieurs catégories d'établissements recevant du public ainsi que des lieux de réunion".

Le projet lui conférerait enfin la possibilité de continuer de limiter ou d'interdire les rassemblements sur la voie publique ainsi "que les réunions de toute nature".

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Commentaires
a écrit le 10/06/2020 à 10:19 :
Ce sera uniquement sur le papier donc, vu le le phénoménal traumatisme occasionné à des gens condamnés à se coltiner l'angoisse permanente hurlée par les médias de masse pendant au moins deux mois il est là pour longtemps.

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