Le déficit commercial recule en juillet

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Le nouveau porte-conteneurs Antoine de Saint-Exupery lors de l'inauguration au port du Havre, le 5 septembre.
Le nouveau porte-conteneurs Antoine de Saint-Exupery lors de l'inauguration au port du Havre, le 5 septembre. (Crédits : Reuters/Benoit Tessier)
Le déficit commercial français a reculé en juillet de 2,6 milliards d'euros par rapport à juin grâce à un "rattrapage" des livraisons d'Airbus vers l'Asie et aux exportations pharmaceutiques qui ont soutenu les exportations, ont indiqué ce 7 septembre les douanes.

Le commerce extérieur français retrouve quelques couleurs. Selon les dernières données communiquées par les douanes, le déficit commercial de la France s'est contracté à 3,49 milliards d'euros en juillet, son plus bas niveau depuis décembre, grâce à une nette baisse des achats énergétiques et des exportations aéronautiques toujours élevées. Le solde est en net amélioration par rapport à juin où le déficit avait atteint  6,07 milliards d'euros, le plus élevé depuis février 2017, contre 6,25 milliards en première estimation.

Sur les 12 derniers mois, le déficit cumulé atteint 60,9 milliards d'euros, tandis qu'il s'était élevé à 63,5 milliards pour l'année calendaire 2017, ont précisé les douanes dans un communiqué. Malgré cette légère amélioration, le déficit commercial pourrait continuer de plomber la croissance française.

Des exportations en hausse

En juillet, les exportations ont progressé de 1,2%, pour s'inscrire à 41,35 milliards d'euros, un plus haut depuis décembre. Les importations ont dans le même temps nettement diminué (-4,4%) après leur hausse de 1,4% en juin, à 44,84 milliards, un plus bas de 11 mois. Cette baisse tient pour une bonne part aux importations de pétrole raffiné, qui enregistrent un reflux brutal après trois mois très élevés, le déficit des échanges de produits raffinés étant divisé par deux d'un mois sur l'autre.

Dans le même temps, les livraisons d'Airbus (37 appareils pour 2,84 milliards d'euros après 37 appareils pour 2,96 milliards en juin) se sont maintenues à un niveau qualifié "d'exceptionnel" pour cette période de l'année après un début 2018 difficile. En outre, les douanes font état d'une forte hausse des exportations de produits pharmaceutiques en juillet. Le déficit des produits manufacturés s'est réduit à 2,62 milliards d'euros contre 4,52 milliards en juin.

Les transactions courantes bénéficient des exportations de l'aéronautique

De son côté, le solde des transactions courantes a également bénéficié des exportations de l'aéronautique, enregistrant en juillet un excédent de 500 millions d'euros, contre un déficit de 2,3 milliards en juin, a indiqué la Banque de France. L'excédent des services a progressé pour s'établir en juillet à 2,5 milliards au lieu de 1,6 milliard. Le flux d'investissements directs français à l'étranger en juillet a reculé à 4,7 milliards, après un mois de juin marqué par une opération particulièrement importante. Les flux d'investissements étrangers en France sont restés presque inchangés à 3,1 milliards après 2,9 milliards en juin, a précisé la Banque de France.

La balance des transactions courantes va au-delà des seuls échanges de biens, déficitaires depuis de longues années en France, en prenant en compte ceux des services ainsi que les revenus des investissements et ceux du travail versés entre agents économiques en France et à l'étranger.

Par zones géographiques, le déficit de la France avec les pays hors Europe s'est contracté à 2,26 milliards d'euros (-3,69 milliards en juin). Celui avec les autres pays de l'Union européenne a diminué à 2,69 milliards (contre 3,55 milliards). Avec la seule zone euro, il s'est inscrit à 3,21 milliards contre 3,81 milliards un mois plus tôt.

(avec agences)

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Commentaires
a écrit le 10/09/2018 à 13:22 :
La croissance économique fait la une des journaux alors que le déficit commercial qui est bien plus préoccupant pour l économie française passe inaperçu
a écrit le 07/09/2018 à 20:36 :
Et là personne ne dit c'est la faute à Macron ? 🤨
a écrit le 07/09/2018 à 15:06 :
"Espagne : les perspectives économiques s'assombrissent", dixit Reuters. pas trop étonnant. le taux d'épargne des ménages est passé de 13,4% au 01/01/2010 à 5% aujourd'hui ("Forget Catalonia. Spanish shoppers are key to the economy", Bloomberg, 02/2018 ; Eurostat). nos voisins du Sud vont devoir se focaliser sur l'export ? et donc démarcher l'Hexagone. les Français n'ont pas fini de devoir soutenir les partenaires.
a écrit le 07/09/2018 à 14:35 :
On ferait mieux de remettre les douanes sur le terrain pour aller taxer les produits polluants.

Ben quoi Trump le fait bien lui sans même trouver une raison...

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