Le double discours du gouvernement sur les cœurs de ville
César Armand
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Le maintien de la fermeture des commerces de proximité a eu un mérite: réunir toutes les associations d'élu(e)s locaux sur un sujet commun, la défense des "cœurs de ville" autre nom pour les centre-villes. De l'association des petites villes de France (APVF) qui juge ces mesures "ni justes, ni compréhensibles" à France urbaine, qui rassemble les grandes villes et les métropoles, qui fustige une "inégalité de traitement", les maires ne comprennent pas pourquoi pas le Premier ministre campe sur sa position.
Depuis 2017, l'exécutif multiplie effectivement les dispositifs tous azimuts à destination de ces publics. En mars 2018, a été lancé le programme "Action Cœur de Ville", présenté à l'époque comme "un vecteur essentiel de développement de nos territoires" et dont "la vitalité est indispensable car elle profite à l'ensemble de leur bassin de vie, et plus largement aux territoires urbains et périurbains environnants". Doté de 5 milliards d'euros par la Banque des territoires, entité de la Caisse des Dépôts, Action Logement et l'Agence nationale de l'habitat, il vise à revitaliser 222 villes moyennes.
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A cet égard, l'association d'élus qui représente ces communes de 10.000 à 100.000 habitants, Villes de France, doit jouer les équilibristes. D'un côté, elle dénonce "un coup dur" à une activité "mise à mal" lors du premier confinement. De l'autre, sa présidente Caroline Cayeux, maire de Beauvais (Oise), rappelle dans un autre communiqué que l'Etat "soutient le maintien du commerce en centre-ville, avec pour objectif de restructurer 6 000 commerces d'ici 2025", sous sa casquette de patronne de l'Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT).
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