« 'Action Cœur de Ville' aide les territoires à retrouver un second souffle » (Banque des territoires)

 |   |  722  mots
Olivier Sichel, directeur, et Marianne Louradour, directrice régionale Ile-de-France de la Banque des territoires.
Olivier Sichel, directeur, et Marianne Louradour, directrice régionale Ile-de-France de la Banque des territoires. (Crédits : DR)
INTERVIEW. Le directeur de la Banque des territoires Olivier Sichel et la directrice régionale Ile-de-France Marianne Louradour ont officiellement lancé, le 12 février, le bureau francilien de l'organisme de financement. Pour La Tribune, ils reviennent sur les actions déjà engagées depuis mai 2018, dont le programme « Action Cœur de Ville ».

LA TRIBUNE - Pourquoi inaugurez-vous la Banque des territoires en Île-de-France ?

OLIVIER SICHEL - Nous ne pouvons pas déployer une marque qui s'appelle Banque des territoires sans aller dans toutes les régions. C'est pourquoi, depuis le lancement de cette plateforme en mai dernier, je me suis rendu dans chaque implantation territoriale pour échanger avec nos clients et nos partenaires sur cette promesse.

Pourquoi au Château de Nanterre dans les Hauts-de-Seine ?

MARIANNE LOURADOUR - Nous cherchions un bel endroit, accessible, qui nous permette d'accueillir nos 300 invités sur le territoire et dans un cadre d'intervention de la Banque des territoires. Le Château de Nanterre, site chargé d'histoire sur lequel nous avons investi récemment aux côtés de la société d'économie mixte d'aménagement de Nanterre et d'Etic pour créer un lieu totem de l'économie sociale et solidaire, répondait parfaitement au cahier des charges.

Quel premier bilan tirez-vous du programme « Action Cœur de Ville » ?

O. S. - Nous avons signé, sur le plan national, toutes les conventions avec les 222 villes du programme. Ces documents définissent notre accompagnement avec les partenaires comme l'Anah, l'ANRU, Action Logement, cela sous l'égide de l'État. Des crédits d'ingénierie ont en outre déjà été déployés. Avec le plan « Action Cœur de Ville », nous aidons les territoires à retrouver un second souffle. Dans cette même volonté, nous avons organisé, le 11 décembre dernier à Poitiers, un grand événement de partage.

Il ne s'agissait pas d'une conférence de sachants, mais d'ateliers animés par les maires pour s'adresser à leurs pairs. Nous avons ainsi discuté de redynamisation urbaine avec les maires de Saint-Brieuc, de Louvres, de Cahors, mais aussi de Meaux, de Rambouillet, de Gonesse ou encore de Saint-Michel-sur-Orge. Cela créé une communauté. Nous continuerons à multiplier les partages d'expérience sur ce qui tâtonne, ce qui fonctionne, ce qui ne marche pas... C'est ainsi que nous rentrerons dans le vif de la mise en œuvre.

M. L. -  22 villes sont engagées dans ce programme en Île-de-France. La démarche est animée par les préfets de département et nous avons déjà lancé des études de diagnostic et d'impact sur les commerces, les activités et les services. Nous examinons aussi les problématiques de vacance et de réhabilitation des logements ou les sujets liés aux mobilités et au stationnement.

Aujourd'hui, et pendant l'inauguration de la Banque des territoires en Île-de-France, nous signons avec la ville de Saint-Michel-sur-Orge et un bailleur social, Plurial, un prêt de 69 millions d'euros pour une opération d'acquisition de 600 logements en centre-ville. Cette opération va permettre de réhabiliter, de conventionner et de transformer en logement social et intermédiaire des logements en grande partie vacants à l'heure actuelle. A Rambouillet, nous travaillons sur la question du stationnement intelligent en centre-ville. Nous voulons nous connecter à ce qui se fait de mieux en matière de smart city. Les études se poursuivent pendant que les premiers programmes démarrent.

Où en êtes-vous avec la métropole du Grand Paris en matière de « centres-villes vivants » et du « pacte pour une logistique métropolitaine » ?

M. L. : Nous avons accompagné en ingénierie l'appel à projets de la métropole qui annoncera prochainement les premiers lauréats. Dès lors, nous pourrons approfondir l'examen des projets des collectivités et nous leurs ferons connaître notre disponibilité à les accompagner en financements et en investissements. Sur le sujet de la logistique, nous sommes également très engagés, notamment dans le modèle de la logistique du dernier kilomètre que déploie la Sogaris dont nous sommes actionnaires à 18%. Nous accompagnons son plan de développement de manière très significative, en prêts et en fonds propres.

Plus généralement, la livraison des premières lignes du Grand Paris Express en 2024 met le territoire sous pression pour accélérer les projets. Les 200 futurs kilomètres créent une dynamique que nous ressentons chez tous nos interlocuteurs. En 2018, nous leur avons apporté 100 millions d'euros de fonds propres pour soutenir des investissements représentant plus de un milliard d'euros. C'est presque trois fois plus qu'en 2016 ! Notre obsession est qu'aucun projet viable ne soit empêché par manque de solutions financières.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :