Le gouvernement donne des gages de rigueur à Bruxelles
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Le Premier ministre Michel Barnier et le ministre des Comptes publics Laurent Saint-Martin
Reuters
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Le Premier ministre Michel Barnier et le ministre des Comptes publics Laurent Saint-Martin
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La France s'apprête à croiser le fer avec Bruxelles. Placé en procédure de déficit excessif au début de l'été, l'Hexagone va devoir présenter sa trajectoire budgétaire de moyen terme le 31 octobre à la Commission européenne. Initialement prévu le 20 septembre dernier, cette présentation a été repoussée en raison du brouillard politique et de la nomination d'un nouveau gouvernement. En attendant, l'exécutif a envoyé son cadrage macroéconomique pour le prochain budget au Haut conseil des finances publiques (HCFP) mercredi dernier.
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Dans ce document obtenu par Contexte et consulté par La Tribune, Matignon et Bercy ont établi leur trajectoire budgétaire pluriannuel pour parvenir au 3% de déficit d'ici 2029. L'exécutif espère convaincre ses homologues européens de la sincérité de sa stratégie budgétaire. Depuis la révélation fracassante au printemps d'un déficit bien supérieur que prévu en 2023 (5,5% au lieu de 4,9%), la France est dans le collimateur de l'Union européenne et des agences de notation. A cela se sont ajoutées les récentes estimations assombries sur le déficit pour 2024 (6,1% au lieu de 4,4%) qui ont précipité le nouvel exécutif dans une situation budgétaire particulièrement délicate.