Le gouvernement révise à la baisse le rebond attendu de l'économie en 2021

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(Crédits : Reuters)
Le gouvernement anticipe un rebond moins fort que prévu de l'économie en 2021, à +6% contre +8% auparavant, du fait notamment du maintien de protocoles sanitaires contraignants sur une partie de l'année prochaine, a indiqué mardi le ministre de l'Economie Bruno Le Maire.

Cette hypothèse repose sur trois éléments sanitaires: "un ralentissement de l'activité économique de l'ordre de 12%" en novembre avec le reconfinement, "le maintien de règles sanitaires dans les mois qui viennent pour prévenir la reprise de l'épidémie", et "pas de troisième confinement en France en 2021", a-t-il détaillé lors d'une conférence de presse téléphonique. Cette nouvelle prévision sera intégrée au projet de loi de finances pour 2021, actuellement en discussion au Parlement. Le gouvernement avait déjà aggravé fin octobre à -11% sa prévision de récession pour 2020.

Des secteurs lourdement affectés

Face à une reprise économique moins forte que prévu et au maintien de protocoles sanitaires au-delà du déconfinement et sur la durée, certains secteurs risquent de subir encore longtemps les conséquences de la crise, comme l'hôtellerie-restauration ou les clubs sportifs.

Si le ministre n'a pas débouché l'horizon de ces professionnels en évoquant une date de réouverture, il a assuré que le gouvernement allait prolonger le soutien à ces entreprises.

Outre davantage de moyens pour le chômage partiel ou les exonérations de charges, il a évoqué une modification du fonds de solidarité qui pourrait permettre aux entreprises de choisir une "prise en charge des pertes d'exploitation" selon "un pourcentage qui reste encore à déterminer", plutôt que les 10.000 euros proposés actuellement. Le dispositif de soutien aux fonds propres des entreprises, jugé insuffisant par de nombreux économistes, pourrait aussi être renforcé.

Des dépenses en hausse pour le RSA

Même chose pour l'aide aux plus démunis, dont la crise accentue les difficultés: "nous ferons ce qui sera nécessaire", a voulu rassurer le ministre, citant par exemple les dépenses croissantes pour le RSA. Ces mesures aggraveront le déficit et la dette pour 2021, a prévenu Bruno Le Maire, mais les nouvelles prévisions du gouvernement ne seront connues que début décembre.

Malgré tout, le ministre espère toujours revenir d'ici à 2022 au niveau d'activité d'avant la crise. Mais ce retour sera "décalé à fin 2022", a-t-il concédé. Il compte en particulier sur le plan de relance pour y parvenir, sous le feu des critiques de la part de l'opposition et d'économistes. Bruno Le Maire a de nouveau défendu sa stratégie "complémentaire" entre la relance et les mesures de protection prises ces derniers mois et encore existantes dans le budget pour 2021.

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Commentaires
a écrit le 19/11/2020 à 11:36 :
il devrait aussi revoir à la baisse ses depenses ;a quoi sert le gouvernement plethorique de MR CASTEX, les 15 millions alloués a mr BAYROU et ses 100 collaborateurs ! pourquoi avec les comptes SECU catastrophiques voter 28 jours de conge maternité qui en plus augmentent les tracasseries administratives des entreprises et les poussent à aller à l'étranger ? LA COURS DES comptes commence à s'inquiéter mais aussi BRUXELLES ;LE COVID A TROP BON DOS
a écrit le 19/11/2020 à 8:03 :
Il ne faut pas s'inquiéter. Il y a encore des milliards d'Euros à distribuer. On s'en fou que se soient les générations suivantes qui rembourseront la dette.
a écrit le 19/11/2020 à 4:24 :
lemaire, c'est bla, bla, bla, tout comme ses predecesseurs.
a écrit le 18/11/2020 à 22:13 :
Toujours moins de croissance et toujours plus de depenses ..La fête continue avec l'argent magique des autres
Le réveil n'en sera que plus douloureux

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