Le ministre de l'Économie veut faire davantage contribuer les retraités
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Éric Lombard juge « assez illogique » que le niveau de vie des retraités soit, « en moyenne, supérieur au niveau de vie des salariés ».
Reuters
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Éric Lombard juge « assez illogique » que le niveau de vie des retraités soit, « en moyenne, supérieur au niveau de vie des salariés ».
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La retraite à 63 ans, c'est toujours non pour le ministre de l'Économie. Abroger la réforme de 2023, comme la CGT le souhaite, « est extrêmement coûteux et on n'en a absolument pas les moyens, donc c'est non », a ainsi répété Éric Lombard, vendredi matin sur RTL.
Dans le même temps, le ministre a dit être partisan d'une contribution accrue des retraités à l'effort financier en faveur du système de retraite. Au lendemain de la remise d'un rapport de la Cour des comptes sur le financement du système que la juridiction financière juge « préoccupant », Éric Lombard a estimé « assez illogique » que le niveau de vie des retraités soit, « en moyenne, supérieur au niveau de vie des salariés ».
Les retraités devraient-ils contribuer davantage à l'effort national ? « Plutôt oui », a-t-il répondu. « Rééquilibrer le niveau de vie entre les retraités et les salariés est une piste de solution qui me paraît raisonnable », a-t-il ajouté alors qu'on l'interrogeait sur la possibilité de désindexer les pensions de l'inflation, comme évoqué par la Cour des comptes. Le ministre a néanmoins souligné que « c'était aux partenaires sociaux de se prononcer ».
La ministre en charge des Comptes publics, Amélie de Montchalin s'est pour sa part réjouie sur TF1 du diagnostic de la Cour des comptes qui offre désormais « une photo claire, partagée, indiscutable de la situation ». Elle a toutefois rappelé, avant que les partenaires sociaux n'entrent dans le dur des discussions sur l'avenir de la réforme de 2023 le 27 février : « On ne peut pas avoir plus de déficit. »
Pour la ministre du Travail et de l'Emploi Astrid Panosyan-Bouvet, interrogée sur Franceinfo, le retour à 62 ans « peut faire partie des discussions » mais « rien n'arrive gratuitement. » « Si, effectivement, des partenaires sociaux veulent se saisir de la question des 62 ans, il faut, eu égard à la trajectoire financière, qu'ils montrent comment on y arrive », a-t-elle posé.
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Il a observé que, « si on avait le taux d'emploi de l'Allemagne, on n'aurait pas de déficit ». « Il faudra sans doute travailler plus », a-t-il convenu. Il a évoqué « un horizon de cinq à dix ans pour réfléchir à l'évolution de notre modèle, dans le cadre d'un débat public ». Le ministre a par ailleurs assuré que la surtaxe d'impôts sur les sociétés prévue en 2025 pour les entreprises réalisant plus d'un milliard d'euros de chiffre d'affaires ne durerait bien qu'un an : « C'est un engagement que nous avons pris [...] dans un monde de concurrence », a-t-il expliqué.
Éric Lombard, enfin, a qualifié « d'ânerie » l'interprétation parfois faite de propos qu'il avait tenus le 17 janvier sur BFMTV, où il expliquait que le financement par les entreprises de la transition écologique risquait d'écorner leur rentabilité, mais qu'il « fallait l'accepter », sous peine que « le dérèglement climatique tue l'économie ».
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« Je n'ai jamais demandé que les entreprises soient moins rentables ! » s'est-il exclamé, se félicitant ensuite sur X que « les chefs d'entreprise aient les yeux plus ouverts sur les bouleversements du monde que beaucoup de commentateurs ».
(Avec AFP)
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