Le moral des ménages repart légèrement
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La part des ménages estimant que les prix vont accélérer au cours des douze prochains mois « diminue fortement ». (photo d'illustration)
Reuters/Philippe Wojazer
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La part des ménages estimant que les prix vont accélérer au cours des douze prochains mois « diminue fortement ». (photo d'illustration)
Reuters/Philippe Wojazer
Les ménages français relèvent un peu la tête en août. Leur moral s'est redressé d'un point, à 92, pour retrouver son plus haut niveau depuis le début de la guerre en Ukraine, a annoncé l'Insee ce mercredi. L'indicateur synthétisant les différentes composantes de cette opinion reste cependant bien au-dessous de sa moyenne de longue période de 100, précise l'institut.
En août, mois des Jeux olympiques, il est marqué par un rebond des opinions sur le contexte économique général du pays. Celles sur les situations personnelles sont plus ternes. L'opinion des ménages sur leur situation financière passée baisse d'un point, tandis que leur opinion sur leur situation financière à venir augmente d'un point. Ces deux soldes restent de 2 points inférieurs à leurs moyennes de longue période.
La proportion de ménages estimant qu'il est opportun de faire des achats importants augmente (le solde gagne un point), mais demeure également « bien au-dessous » de sa moyenne de long terme, selon l'Insee. La part des ménages estimant qu'il est opportun d'épargner rebondit. Le solde d'opinion correspondant gagne 2 points après avoir perdu 4 points en juillet, « nettement au-dessus de sa moyenne de longue période ».
L'opinion des ménages sur leur capacité d'épargne actuelle se dégrade légèrement (-2) et celle concernant leur capacité d'épargne future est stable. Ces deux soldes sont cette fois « bien au-dessus » de leur moyenne de longue période. Les ménages semblent regagner de l'optimisme sur la situation économique générale du pays.
Ainsi, leur opinion sur l'évolution récente du niveau de vie en France gagne 4 points, et celle sur l'évolution à venir en gagne 5, tout en restant là encore « très au-dessous » de leur moyenne de longue période. Les craintes sur le chômage sont stables, et demeurent au-dessous de leur moyenne.
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Enfin, la crainte de l'inflation semble disparaître peu à peu : la part des ménages estimant que les prix vont accélérer au cours des douze prochains mois « diminue fortement ». Le solde d'opinion associé perd 6 points « et reste bien au-dessous » de sa moyenne de longue période. La part des ménages qui considèrent que les prix ont fortement augmenté au cours des douze derniers mois recule pour le sixième mois consécutif. Le solde d'opinion perd 4 points, tout en restant bien au-dessus de sa moyenne de longue période.
Pour rappel, l'inflation en France s'est élevée à 2,3% sur un an en juillet, en légère hausse par rapport à juin (2,2%) en raison principalement de l'accélération sur un an des prix de l'énergie, a confirmé l'Insee le 14 août.
Le climat des affaires, qui mesure le moral des chefs d'entreprise, s'est également « partiellement » redressé en août en France, mais reste en dessous de sa moyenne historique et du niveau constaté avant les élections législatives anticipées, a indiqué vendredi dernier l'Insee. A 97 points, l'indicateur demeure inférieur à sa moyenne de longue période fixée à 100 mais regagne trois points par rapport au mois de juillet, où il s'était effondré de 5 points pour chuter à 94, a détaille l'Insee.
« Tous les secteurs d'activité contribuent à ce rebond », précise l'Insee. Le climat des affaires a ainsi progressé de quatre points en un mois dans l'industrie (99 en août, contre 95 en juillet), les entrepreneurs du secteur étant plus optimistes quant à leurs perspectives de production et à la demande issue de l'étranger.
Dans les services, l'indicateur regagne trois points sur un mois pour s'établir à 98, les dirigeants concernés étant plus confiants quant à l'évolution de la demande et de leurs effectifs. Cette composante du climat des affaires avait perdu six points en juillet. Dans le bâtiment, le climat des affaires grappille deux points pour repasser au-dessus de sa moyenne historique (101 en août contre 99 en juillet), les entrepreneurs sondés par l'Insee portant une appréciation moins sévère sur leur activité passée et à venir.
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Enfin, dans le commerce de détail, l'indicateur est en hausse de deux points sur un mois (96 contre 94 en juillet), porté par de meilleures « perspectives générales d'activité du secteur ». Ce redressement du climat des affaires « risque de ne pas être durable », avertit Sylvain Bersinger, chef économiste d'Asterès, en raison notamment de « l'incertitude politique qui brouille les prévisions des agents économiques ».
(Avec AFP)
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