Le nombre de chômeurs en légère décrue au mois de juillet
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En incluant l'activité réduite (catégories B et C), le nombre de demandeurs d'emploi en France (hors Mayotte), s'établit à 5,385 millions, selon la Dares.
Reuters
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En incluant l'activité réduite (catégories B et C), le nombre de demandeurs d'emploi en France (hors Mayotte), s'établit à 5,385 millions, selon la Dares.
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Bonne nouvelle pour le marché du travail tricolore. Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à France Travail en catégorie A (sans activité) a diminué de 0,9% en juillet, par rapport au mois précédent, avec 27.900 inscrits en moins. Soit 3,043 millions au total, selon les chiffres du ministère du Travail publiés ce mercredi.
En incluant l'activité réduite (catégories B et C), le nombre de demandeurs d'emploi en France (hors Mayotte) diminue donc de 0,5% (-27.900), et s'établit à 5,385 millions, selon la direction des statistiques du ministère du Travail (Dares). A noter : la Dares ne commente pas les données mensuelles, trop volatiles, privilégiant les évolutions trimestrielles.
Ces résultats du mois de juillet vont dans le sens de ceux publiés au deuxième trimestre 2024.
Ainsi, le nombre de chômeurs au sens du BIT - c'est-à-dire sans travail, immédiatement disponibles pour prendre un emploi et qui en recherchent un - avait diminué de 40.000 au printemps, s'établissant à 2,3 millions de personnes
Cette légère baisse trimestrielle avait été à l'époque « une petite surprise » pour Vladimir Passeron, responsable du département emploi et revenus d'activité de l'Insee. L'institut avait en effet prévu dans sa dernière note de conjoncture une stabilité au deuxième trimestre, avant une possible hausse à 7,6% d'ici la fin de l'année. « On est dans une phase de ralentissement du marché du travail », avait donc tout même temporisé auprès de l'AFP le cadre de l'Insee.
D'autant que fin juillet, les chefs d'entreprise ont fait état d'une nette dégradation du climat de l'emploi notamment dans les services, amenant l'Insee à redoubler de prudence pour la deuxième partie de l'année 2024.
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Ce qui avait fait dire à Eric Heyer, directeur du département Analyse et prévision de l'OFCE, que « jusqu'à la fin de l'année, on devrait plutôt avoir une hausse du chômage qu'une baisse ». Selon lui, pour augmenter des salaires qui n'ont pas suivi l'inflation, les entreprises vont devoir restreindre l'emploi pour maintenir leurs marges. « Ça veut dire qu'à croissance donnée, il y aura moins d'emplois créés », justifiait l'économiste auprès de l'AFP.
Bien que touchant une catégorie socio-professionnelle plus restreinte, une autre statistique inquiète les décideurs économiques : selon une étude de l'association GSC (Garantie sociale des chefs d'entreprises) et du cabinet Altares, publié lundi de cette semaine, 29.958 chefs d'entreprises ont perdu leur emploi sur les six premiers mois de l'année. Ce qui représente une hausse de 18,4% sur un an.
Par ailleurs, l'étude montre que les gérants de structures de moins de cinq salariés représentent près de neuf pertes d'emploi sur 10. Aussi, un quart des pertes d'emplois de patrons (7.215, +32%) se situe en Île-de-France. Ces chiffres sont à mettre en lien avec cet autre fait : sur l'ensemble de l'année 2023, Altares avait dénombré 57.729 défaillances d'entreprises, en augmentation de 35,8% par rapport à 2022.
« Malgré l'envie d'entreprendre » qui règne en France depuis une vingtaine d'années, « environ quatre entreprises sur dix ne souffleront pas leur cinquième bougie », avait déploré dans le communiqué de l'étude Thierry Millon, directeur des études Altares. Le cadre évoquant « le traumatisme » subi par ces patrons, en particulier « le tiers âgés de plus de 50 ans qui envisageront plus difficilement leur rebond ».
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« Nos créateurs d'emplois et de richesses sont abandonnés dès lors que leur navire chavire », avait aussi commenté Anthony Streicher, président de l'association GSC. Cette dernière est une assurance-chômage volontaire créée par les organisations patronales pour les travailleurs indépendants.
(Avec AFP)
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