Présidence du Medef : « Le match est loin d'être plié » (Dominique Carlac'h)
Propos recueillis par Fanny Guinochet et Philippe Mabille
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« le match est loin d'être plié », assure Dominique Carlac'h.
DR
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« le match est loin d'être plié », assure Dominique Carlac'h.
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Comment vous sentez-vous ? Comment se passe cette fin de campagne alors que votre compétiteur fait office de favori ?
Tout le monde me demande : « ce n'est pas trop dur la dernière ligne droite ? ». Non, car « le match est loin d'être plié ». La compétition, c'est ma vie et la dernière ligne droite, c'est la meilleure, la plus stimulante.
C'est la sportive qui parle ?
Il y a des analogies entre le sport, la compétition, et une campagne électorale comme celle que je mène, pour la seconde fois, signe de mon engagement au service du Medef. C'est une évidence parce qu'on rencontre de l'adversité. La campagne ne dure que quatre mois, c'est intense physiquement, intellectuellement, psychologiquement. Mais c'est la deuxième fois que j'y vais, je suis préparée. Il y a un vrai enjeu dans le duel qui a lieu. Je ne suis pas arrivée là, dans cette finale, par hasard. Et je me sens portée par les nombreux soutiens, de plus en plus nombreux, que je reçois.
Patrick Martin est soutenu par les grandes forces patronales comme l'UIMM, le bâtiment... Vous ne craignez pas une défaite annoncée d'avance ?
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Patrick explique avoir beaucoup de gens derrière lui. Mais je pense que la situation est plus équilibrée qu'on ne le dit. De nombreuses fédérations ne se prononcent pas officiellement. C'est un signe que rien n'est joué d'avance. Le patronat est plus partagé qu'il ne le laisse voir dans cette élection. Il y a des doutes. Et beaucoup me le disent que je serai la surprise du 6 juillet. Il y a souvent de l'agacement dans nos rangs à entendre certains dire que tout est joué d'avance. La campagne pour la Présidence du Medef ne se réduit pas à un calcul de soutiens. Elle doit se faire sur des propositions, dans le respect des uns et des autres et certainement pas céder au jeu des rumeurs et des petites phrases. Ma détermination fait vraiment la différence sur le terrain. Surtout que de nombreux territoires comme le Loir-et-Cher, le Morbihan, le Pays Basque, le Périgord, les Hauts-de-Seine, mais aussi en Nouvelle Aquitaine, en Normandie ou dans les Hauts-de-France, etc. me disent qu'ils sont derrière moi.
Propos recueillis par Fanny Guinochet et Philippe Mabille
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