Le PS laisse planer la menace d'une censure du gouvernement Bayrou
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Le patron de PS menace de censure le gouvernement Bayrou en l'absence de réponses claires sur le dossier de la réforme des retraites.
LTD/ Nasser Berzane/ABACAPRESS
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Le patron de PS menace de censure le gouvernement Bayrou en l'absence de réponses claires sur le dossier de la réforme des retraites.
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Les socialistes vont-ils voter jeudi la motion de censure déposée par LFI à la suite du discours de politique général de François Bayrou ? Le Premier ministre leur a donné des gages en annonçant un « conclave » de renégociation de trois mois.
Insuffisant pour Olivier Faure, secrétaire général du PS qui s'est exprimé hier soir sur TF1. « Le compte n'y est pas », a-t-il affirmé, refusant qu'en cas d'absence d'accord entre les partenaires sociaux, il y ait un « retour » à la loi de 2023. « Ce que je demande au Premier ministre », c'est « qu'il dise que, qu'il y ait accord ou pas accord, le Parlement sera saisi de la question des retraites sur la base des propositions qui auront été faites par les uns et par les autres », a expliqué le patron des socialistes, avant de menacer : « Nous censurons, sauf si nous avons une réponse claire » à ce sujet.
Le leader de LFI Jean-Luc Mélenchon a de nouveau accusé le PS d'avoir mis « à terre » le Nouveau Front populaire en négociant avec le gouvernement... Avant de finalement considérer que l'alliance de gauche était « sauvée » grâce à la motion de censure que devraient voter, selon lui, des élus écologistes, communistes, mais aussi « nombre de députés socialistes ». « Tous ceux qui ne votent pas la censure sortent de l'accord du NFP donc on met des options sur leur circonscription », à savoir présenter des candidats insoumis face à eux, a prévenu le leader de la gauche radicale.
Les Ecologistes voteront cette motion de censure, a annoncé leur cheffe de file à l'Assemblée Cyrielle Chatelain, déplorant que seuls « 158 mots au bout d'une heure et quart de discours » aient été consacrés à l'environnement. Néanmoins, sans les voix du Rassemblement national, cette motion de censure a peu de chances d'aboutir. « La censure ce n'est pas un gadget » pour « faire le buzz », a expliqué leur orateur Jean-Philippe Tanguy. Mais, très critique à l'égard du discours de François Bayrou, il a estimé que le budget serait « le moment de vérité ».
L'allié historique d'Emmanuel Macron n'a donc pas évoqué de « suspension » formelle des 64 ans, l'âge du départ à la retraite adopté par la réforme une demande des socialistes qui hérissait une partie du camp présidentiel et de la droite. Mais il a assuré n'avoir « aucun tabou, pas même l'âge », à condition que soit respectée une « seule exigence » : ne pas « dégrader l'équilibre financier ». Si un accord est trouvé, un texte de loi pourrait être « examiné avant l'été », a-t-il assuré. Dans un communiqué, la CGT a exigé qu'in fine le Parlement puisse « voter sans 49.3 » ou qu'un référendum soit organisé.
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Au-delà des retraites, François Bayrou a martelé que la dette était « une épée de Damoclès ». Il a exhorté les forces politiques à se « ressaisir pour adopter sans tarder » les budgets de l'Etat et de la Sécurité sociale pour 2025, laissés en jachère par la chute du gouvernement Barnier. Il a revu à la baisse les ambitions draconiennes de son prédécesseur, visant un déficit public de 5,4% du PIB en 2025, au lieu de 5%, et une croissance de 0,9% contre 1,1%. Mais est resté très vague sur les impôts et économies prévus pour y parvenir.
(Avec AFP)
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