A quelques heures de la déclaration de politique générale, les socialistes croient encore à un accord.
De quel côté tombera la pièce ? Le Premier ministre prononcera à 15 heures devant l'Assemblée nationale le traditionnel discours du nouvel arrivant à Matignon. Au cœur de cette allocution, le sujet de la retraite attirera toutes les attentions, les socialistes ayant demandé une suspension de la réforme Macron. Ils en font un préalable à un accord de non-censure tant sur la déclaration de politique générale du gouvernement que sur le budget de l'Etat et celui de la Sécurité sociale.
Il n'y aura « ni suspension ni abrogation » de la réforme des retraites mais une renégociation pendant trois mois environ, avant un nouveau changement de classe d'âge pour le départ à la retraite, aurait dit François Bayrou lors d'une réunion mercredi matin à Matignon, selon plusieurs participants.
« La date butoir pour obtenir un changement (de classe d'âge) était septembre, donc il faut que les partenaires sociaux aient terminé leurs travaux avant », soit « avant l'été » pour rendre « effectives » leurs conclusions, et dans ce cas « la suspension n'est plus nécessaire », a détaillé un des participants cité par l'AFP. Le Premier ministre a réuni mercredi matin à Matignon plusieurs représentants de groupes parlementaires soutenant son gouvernement.
Accord ou pas ?
La gauche veut pourtant croire qu'un accord est encore possible. « Nous sommes en train d'obtenir un nombre de concessions que je trouve remarquables parce qu'elles permettent de rompre avec ce que nous avons censuré nous-mêmes les uns et les autres, c'est-à-dire le budget Barnier », assurait, ce mardi matin, Olivier Faure sur RMC-BFMTV.
Le responsable socialiste mettait en avant la possibilité d'un accord, qui porterait sur une vaste série de sujets budgétaires - fiscalité, santé, suppression de postes dans l'Education nationale... - même si c'est bien la réforme des retraites qui est le noeud des discussions.
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Du côté de l'exécutif, toutefois, la prudence est de mise. Pas question de trop s'avancer. Même si on confirme la « volonté d'y arriver » .