Le RSA contre du bénévolat dans le Haut-Rhin dès 2017

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Le Haut-Rhin persiste et signe sur le RSA. Son président, Eric Straumann (LR), a confirmé lundi qu'à partir du 1er janvier 2017, le versement de l'allocation se fera sous condition dans son département. Pour pouvoir y prétendre, les bénéficiaires devront travailler bénévolement 7 heures par semaine.
La mesure, votée le 5 février, a été attaquée en justice par la préfecture devant le tribunal administratif. A l'époque, Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales s'était opposée à cette mesure tout en ironisant : "Si le département du Haut-Rhin pense être capable de trouver sept heures de bénévolat par semaine pour les 20 000 personnes bénéficiaires, peut-être peut-il leur trouver une activité rémunérée."
Mais le recours n'étant pas suspensif, l'élu a décidé d'appliquer la mesure. "Personne n'a vocation dans ce pays à se retrouver éternellement bénéficiaire du RSA", explique Eric Straumann qui voit le bénévolat comme un moyen de réinsertion.
Ce lien entre RSA et bénévolat intéresse aussi plusieurs autres départements : en mars 2016, l'Isère a voté en faveur d'un plan pour la "réciprocité des aides sociales". Les présidents de l'Orne et de l'Eure ont aussi fait part de leur intérêt.
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Au 31 décembre 2015, 2,57 millions d'allocataires bénéficiaient du RSA (socle et/ou activité) en France (DOM compris). C'est 500.000 de plus qu'en 2011, soit une hausse d'environ 25%. Les départements, parfois à l'agonie financièrement, avaient refusé fin juin que l'Etat reprenne sous conditions le versement du RSA qui représente un coût de 700 millions d'euros.
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(Avec AFP)
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