Les agriculteurs français pris au piège des microplastiques
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La pollution découle de pratiques agricoles dont les bénéfices, agronomiques voire environnementaux, ne sont pas contestés.
Reuters
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La pollution découle de pratiques agricoles dont les bénéfices, agronomiques voire environnementaux, ne sont pas contestés.
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Sommés par l'opinion publique et de nouvelles normes d'utiliser de moins en moins d'intrants chimiques, d'eau et de produits phytosanitaires, ainsi que de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, les agriculteurs ne cessent depuis le début de l'année de pointer du doigt les injonctions, parfois contradictoires, qui lestent à leurs yeux leurs capacités de production.
D'autant qu'un rapport publié ce jeudi par l'Agence de la transition écologique (Ademe) fait émerger un autre chantier environnemental auquel le secteur agricole va devoir s'attaquer : la pollution des sols par les micro-plastiques. Ces fragments de moins de 5 millimètres (mm) sont présents en effet dans trois quarts des sols français, a relevé l'Ademe dans une étude conduite - grâce au réseau de mesure de qualité des sols de l'Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (Inrae) et à l'Institut de recherche Dupuy de Lôme (IRDL) -sur 33 échantillons représentatifs repartis sur l'ensemble du territoire (« projet Microsof »).
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Ils sont présents partout : dans les forêts (1 échantillon sur 4), mais encore plus dans les grandes cultures (17 sur 21), les vignes et les vergers (3 sur 4) et dans les sols de prairies (4 échantillons sur 4). 70% mesurent moins de 2 mm. Et même si l'étude ne permet pas de définir clairement les sources de cette contamination, l'Ademe en déduit qu'il existe « un risque accru de pollution des sols soumis aux interventions humaines par rapport aux espaces naturels ». Elle considère également que, « pour les sols dédiés aux activités agricoles, une part de leur origine provient des pratiques agricoles mises en œuvre », directement ou indirectement.