Les « besoins » d'Éric Lombard pour équilibrer le budget
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« Nous avons besoin d'une immigration de travail. Les entrepreneurs le souhaitent, et d'ailleurs, elle se fait. » Dimanche 26 janvier sur LCI, Éric Lombard, ministre de l'Économie et des Finances, Éric Lombard, a souligné que la France devait rester un pays d'accueil, en insistant sur le besoin urgent de main-d'œuvre dans divers secteurs.
« On a besoin de l'immigration pour remplir les jobs dans les entreprises, les usines, à l'hôpital », a-t-il argumenté. Il se démarque ainsi de la position du ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, qui considère que « l'immigration n'est pas une chance pour la France ». « On peut avoir à l'intérieur d'un gouvernement des appréciations différentes, a rétorqué Éric Lombard. « Ce n'est pas ma vision de l'immigration. »
Sur le sujet des retraites, il a jugé que « la capitalisation est une très bonne solution qui existe d'ailleurs pour la fonction publique », mais ne sera sans doute pas « un élément central de la discussion » actuelle entre partenaires sociaux qui tentent d'améliorer la réforme de 2023, à coût constant, car « elle prend beaucoup de temps à produire des effets ».
Il pense qu'on « ne pourra pas ramener tout le monde à 62 ans », au lieu de 64, mais qu'il est « légitime » que des personnes « qui font un métier pénible et ont une carrière longue parce qu'ils ont commencé tôt partent plus tôt ». Mais, par souci « d'équilibre », « si on permet pour des raisons de solidarité nationale à tel ou tel salarié de s'arrêter plus tôt, il faut trouver ceux qui sont d'accord pour travailler plus longtemps », a-t-il glissé.
« Nous avons besoin de travailler plus ! » a-t-il également déclaré, évoquant l'idée de travailler une journée de plus par an gratuitement pour financer les dépenses sociales. Il a certes bien noté que cette mesure, qui pourrait rapporter 2 milliards d'euros en cotisations, « a reçu un accueil assez frais » auprès de nombreux partis politiques. Mais il reste « favorable à l'idée de trouver les voies et moyens de travailler plus ».
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Enfin, sur le front des dépenses de santé, le ministre a plaidé pour une action immédiate. « Nous devons nous attaquer maintenant à la réduction des dépenses de santé, en commençant par la dépense de médicaments », a-t-il déclaré, rappelant que la France est le premier consommateur d'antidépresseurs. Il a notamment questionné la pertinence de la prise en charge intégrale des médicaments par l'Assurance Maladie dans certains cas. « Être remboursé à 100 %, quand on a des revenus supérieurs à la moyenne, est-ce vraiment indispensable ? », s'est-il demandé.
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