Les cadres "de plus en plus" anxieux pour leur emploi

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(Crédits : Reuters)
Les cadres du secteur privé "se sentent de plus en plus menacés par le risque de licenciement", près d'un quart d'entre eux (24%) nourrissant cette inquiétude en décembre, quand ils n'étaient que 19% à craindre un licenciement en septembre, selon une étude de l'Apec publiée mercredi.

Et près de six cadres sur dix (57%) jugent désormais "risqué" de changer d'entreprise. Chez les cadres, "l'inquiétude est croissante quant au risque de perdre son poste et aux conséquences dans ce climat de crise d'une perte d'emploi", a souligné Gilles Gateau, directeur général de l'Association pour l'emploi des cadres (Apec).

Anxiété chez les jeunes

La crainte d'être licencié est plus forte chez les jeunes cadres (moins de 35 ans), dont près de trois sur dix (28% en décembre, contre 16% en septembre) se sentent menacés. Une inquiétude partagée par un quart des cadres plus âgés (55 ans et plus; 25% d'inquiets en décembre, contre 19% en septembre).

Chez les cadres au chômage, l'inquiétude augmente aussi concernant leur recherche d'emploi (76%, contre 70%), en raison notamment "des confinements successifs" et de "l'incertitude" sur "l'évolution de la crise sanitaire", relève l'Apec.

Les cadres "sont également de plus en plus nombreux" (23%, contre 19%) "à travailler dans une société ayant licencié des salariés ou annoncé de futurs licenciements depuis le début de la pandémie", d'après l'étude. Un "cas de figure plus fréquent dans le secteur de l'industrie", note l'Apec.

Malgré la crise, "des projets de recrutement se sont tout de même concrétisés" fin 2020 dans les entreprises: 10% d'entre elles ont "recruté au moins un cadre au quatrième trimestre", selon l'étude. Mais 40% des entreprises qui avaient l'intention de recruter un cadre en 2020 ont "annulé ce projet" ou l'ont "décalé à 2021".

Chute des offres d'emploi

Le nombre d'offres d'emploi de cadres publiées sur le site de l'Apec a lui chuté de 29% en 2020 par rapport à l'année précédente, "avec de très fortes disparités selon les secteurs d'activité", par exemple une baisse "beaucoup plus prononcée" dans l'industrie automobile et aéronautique (-50%) que "dans l'industrie pharmaceutique" (-17%).

Cette étude repose sur une enquête en ligne menée en décembre auprès d'un échantillon représentatif de 2.000 cadres du secteur privé (avec ou sans emploi), sur une enquête téléphonique réalisée en décembre auprès d'un échantillon représentatif de 1.000 entreprises du privé employant au moins un cadre, ainsi que sur les offres de postes de cadres publiées sur apec.fr en 2019 et 2020.

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Commentaires
a écrit le 03/02/2021 à 16:50 :
Parce que les salariés, les employés et les précaires, eux, nagent dans un océan d'optimisme pour leurs emplois peut-être ...
a écrit le 03/02/2021 à 16:45 :
'Les cadres "de plus en plus" anxieux pour leur emploi'

Ils sont surtout beaucoup trop dans ce pays .50.000 cadres dans les années 50 ,près de 4,3 millions aujourd'hui soit 16,7% de la population active et près de 4 millions de retraites cadres sur 17 millions et principalement de la génération du baby-boom avec de forte pension.Les bassins d'emploi en France, 17, sur les 304 recensés, concentrent 58% de la population cadre.
Réponse de le 06/02/2021 à 22:24 :
Les premières à défendre bec et ongles le "statut cadre", ce sont les entreprises françaises; elles veulent même que tous leurs salariés soient cadres, dès le niveau de technicien / agent de maîtrise. Tout cela pour leur imposer le contrat au forfait sans référence horaire, qui permet, le plus légalement du monde (Merci le PS et Mme Aubry) de les faire travailler 55h par semaine payées 35H, sans aucune heure supplémentaire ni récupération. Elle est pas belle, la vie ?
a écrit le 03/02/2021 à 9:52 :
Ben disons que leur rôle d'intermédiaires entre des dirigeants faibles et incompétents et des productifs est essentiel quand l'économie tourne normalement mais ensuite les productifs resteront toujours car étant les salariés les plus important et ça ne changera pas grand chose pour eux de se coltiner directement les dirigeants aliénés que de passer par des petits chefs abrutis hein.

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