La moitié des jeunes cadres ont peur de perdre leur emploi

 |  | 450 mots
Lecture 3 min.
La crise économique liée au Covid-19 a fragilisé la confiance des jeunes cadres en l'avenir et elle leur fait craindre un potentiel déclassement.
La crise économique liée au Covid-19 a fragilisé la confiance des jeunes cadres en l'avenir et elle leur fait craindre un potentiel déclassement. (Crédits : Reuters)
Le moral des cadres s'est dégradé en décembre 2020 et beaucoup s'inquiètent pour leur carrière et l'évolution de leurs revenus, d'après un sondage Kantar pour la CFDT Cadres publié mercredi. Mais tout n'est pas noir dans le quotidien de ces salariés. Rapidement généralisée, les cadres ont en effet aimé le télétravail.

> VOIR le dossier - Télétravail : un progrès pour tous ?

52% des cadres de moins de 35 ans ont peur de perdre leur emploi dans "les mois à venir", une crainte partagée par un tiers de l'ensemble des cadres (35%), selon un sondage réalisé début décembre par Kantar pour la CFDT Cadres et publié mercredi.

Le manque de perspective

Un tiers de l'ensemble des cadres redoutent aussi "d'être déclassés ou placardisés" (36%), la moitié craignent de "voir leur carrière bloquée" (51%), près de six sur dix ont peur de subir une dégradation de leurs conditions de travail (56%) et les deux tiers appréhendent un blocage de leur rémunération (63%), d'après cette enquête.

Lire aussi : En 2020, le moral des patrons a plongé à un niveau record

17% de chômage partiel

Parmi les cadres en activité au moment de la réalisation de ce sondage, huit sur dix travaillaient à temps plein "y compris en télétravail" (83%), tandis que 12% étaient "au chômage partiel en inactivité partielle" et 5% "au chômage partiel en inactivité totale".

Au sein des cadres uniquement en activité, 48% pratiquent le télétravail (55% dans le privé, 29% dans le public). Un quart "alternent" entre leur lieu de travail habituel et le télétravail (25%), tandis qu'une même proportion est "totalement en télétravail" (23%).

Le télétravail souvent plébiscité

Ces cadres adeptes du télétravail se disent très majoritairement contents de cette pratique. Environ huit sur dix sont satisfaits de leur espace et équipement de travail ou de "la qualité des liens" avec leurs collègues et leur hiérarchie. La satisfaction décroît légèrement en ce qui concerne "l'équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle"et "la réalité du droit à la déconnexion" (trois quarts des cadres satisfaits). Ainsi, sur ces deux derniers points, "le télétravail n'est pas, pour un cadre sur quatre, une situation rêvée", a souligné Laurent Mahieu, secrétaire général de la CFDT Cadres, lors d'une visioconférence de presse.

Dans les TPE, seulement un tiers des cadres exercent leur activité en télétravail (35%). Mais "la situation du télétravail vécue par les cadres des TPE est plus satisfaisante encore", a relevé M. Mahieu. Concernant le droit à la déconnexion, 20% de ces cadres se disent mécontents, contre 27% d'insatisfaits sur l'ensemble des cadres télétravailleurs.

Cette enquête a été réalisée en ligne du 1er au 11 décembre auprès d'un échantillon de 1.053 cadres représentatif de la population des cadres des secteurs privé et public, selon la méthode des quotas.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 27/01/2021 à 22:03 :
Le problème du cadre c'est qu'il n'est pas dans le tableau !
En plus il déteste tout ce qui sort... du cadre... De la haine de soi !
a écrit le 27/01/2021 à 20:10 :
C'est ballot ! ils viennent d'acheter leur clapier à prix d'or
Fallait réfléchir ... mais c'est plus trop tendance : mouton c'est tellement plus facile et réconfortant
a écrit le 27/01/2021 à 18:27 :
Il est vrai que les ouvriers licenciés n'ont pas peur de traverser la rue...
a écrit le 27/01/2021 à 17:59 :
Le problème de certain cadres c'est qu'ils n'encadrent plus rien!
Réponse de le 27/01/2021 à 21:33 :
Ah ça sent que vous ne pouvez point les encadrer. Hahahaha...
Réponse de le 27/01/2021 à 21:57 :
C'est vrai, mais c'est avant tout une volonté des employeurs: celle de généraliser - bien au delà de la population initialement visée, à savoir uniquement les cadres supérieurs - le salaire au forfait sans référence horaire, invention machiavélique de Mme Aubry (PS) qui permet le plus légalement du monde à employeur de faire bosser un salarié à responsabilités intermédiaires jusqu'à 55h par semaine en le payant 35...
a écrit le 27/01/2021 à 16:43 :
Et une enquête sur les non-cadres c'est pour quand ?

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :