Les entreprises misent sur le télétravail pour attirer les ingénieurs
Margaux Fodéré
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Alors qu'ils travaillaient déjà avec des outils numériques, sans être forcément au contact du client, les ingénieurs en informatique ont très vite pris goût au télétravail.
Alors que le télétravail n'est plus une obligation depuis ce mercredi 9 juin, près d'un ingénieur sur deux serait prêt à refuser un poste si l'employeur ne propose pas ce mode de fonctionnement, selon une étude de Ausy, filiale de Randstad. Dès lors, pour attirer les talents de l'informatique, à la fois rares et adeptes du télétravail, certaines entreprises acceptent désormais cette condition.
Alors qu'ils travaillaient déjà avec des outils numériques, sans être forcément au contact du client, les ingénieurs, notamment en informatique, ont très vite pris goût au télétravail. A l'avenir, plus de la moitié d'entre eux (55%) souhaitent télétravailler plusieurs jours par semaine, et 5% veulent le faire à temps plein, révèle une étude Infopro Digital pour Ausy, filiale de Randstad. Parfois même, le télétravail est devenu une condition non-négociable : 49% des ingénieurs sont prêts à refuser un poste si l'entreprise ne propose pas cette possibilité, selon cette étude réalisée en avril.
Un avertissement que les employeurs sont contraints d'écouter, alors que la France souffre d'une pénurie de main d'oeuvre sur ces profils depuis plusieurs années : en 2015 déjà, un rapport de France Stratégie et de la Dares prévoyait que 191.000 postes seraient à pourvoir dans l'informatique d'ici 2022.
Résultat, face à cet engouement pour le télétravail, certaines entreprises ont choisi de miser dessus pour attirer les candidats.
« Ce sont des profils qui font beaucoup d'analyses techniques et ont un travail plutôt de back office », justifie à La Tribune Vincent Ségui, directeur RH de l'expérience collaborateur et manager chez Microsoft France. Ainsi, « en moyenne, les ingénieurs data faisaient 2 à 3 jours en télétravail avant la crise », ajoute-t-il. Après la crise, le recours au télétravail devrait encore augmenter : « Nous estimons qu'ils solliciteront un jour de télétravail en plus par semaine », conclut Vincent Ségui.
Pour répondre à leur demande, certaines entreprises autorisent désormais le télétravail sans condition. Interrogées par La Tribune, Cisco, Microsoft et Precision.io sont trois entreprises de services informatiques qui tirent profit de cette nouvelle organisation pour élargir leur bassin de recrutement, fidéliser les employés et même améliorer les relations entre collaborateurs, soutiennent-elles.
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