Les gagnants et les perdants du nouveau budget
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Le Premier ministre François Bayrou sur les bancs de l'Assemblée nationale mercredi 5 février.
Reuters
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Le Premier ministre François Bayrou sur les bancs de l'Assemblée nationale mercredi 5 février.
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Le marathon du budget 2025 touche à sa fin. Dominé par la droite et le centre, le Sénat a validé le texte à 219 voix contre 107 ce jeudi 6 février après six mois d'âpres pourparlers et d'arbitrages.
En attendant sa promulgation, Bercy s'est félicité de l'issue de la Commission mixte paritaire (CMP). « Le projet de loi de finances (PLF 2025) est un combat contre la dérive des finances publiques », a déclaré l'entourage des ministres Eric Lombard (Économie) et Amélie de Montchalin (Comptes publics), lors d'une réunion avec des journalistes.
Rappelant l'objectif de déficit à 5,4 % du PIB en 2025, Bercy a concédé que l'exécutif avait « peu de marges de manœuvre ». Pour y parvenir, celui-ci compte sur un effort de redressement de 50 milliards d'euros d'économies, dont 30 milliards de coupes et 20 milliards de hausses d'impôt.
Et parmi ces coupes, des différences sont notables entre le Budget proposé par Michel Barnier et celui de François Bayrou. Selon un document budgétaire établi par le ministère des Finances, le PLF adopté ce jeudi comporte 5,3 milliards d'euros de coupes en plus. Ainsi, l'enveloppe totale du budget est passée de 332,6 milliards d'euros à 327,3 milliards d'euros. Un chiffre qui ne prend pas en compte les collectivités locales et la Sécurité sociale.
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Or, dans sa présentation, Bercy a tenu à comparer les crédits de 2019 avec les crédits arbitrés au cours de la CPMP du 31 janvier dernier. En retenant cette comparaison, l'enveloppe globale a augmenté en moyenne de 10 % et presque toutes les missions de l'État ont enregistré une hausse de leurs moyens. Mais en comparant le budget de Michel Barnier et celui issu de la CMP, l'évolution moyenne est complètement différente : les crédits baissent en moyenne de 1,7 %.
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Une évolution qui n'est pas sans conséquence pour certains ministères. La Tribune dresse le tableau des gagnants et des perdants du Budget (final) 2025.