Les ménages ont de moins en moins de crédits
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Les ménages détenant un crédit étaient toujours moins nombreux en 2024.
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Les ménages détenant un crédit étaient toujours moins nombreux en 2024.
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Les ménages détenant un crédit étaient toujours moins nombreux en 2024. C'est ce que montre un rapport publié mercredi de l'Observatoire des crédits aux ménages (OCM) pour la Fédération bancaire française et l'Association française des sociétés financières. Et leur proportion a même atteint son point le plus bas depuis 1989, à 41,9 %.
Au total, depuis 2020, plus d'un million de ménages en moins sont détenteurs de crédits. Une diminution qui se fait « à un rythme soutenu et en outre plus rapide que celui constaté durant de précédentes périodes de ralentissement économique », ajoute l'Observatoire. Et ce, alors que « le rythme de l'inflation a nettement ralenti et que le moral des ménages s'est nettement amélioré », note l'OCM, pour qui « l'inquiétude sur la situation du marché de l'emploi » pèse « sur la réalisation des projets de consommation et notamment, sur l'opportunité de faire des achats importants ».
Le rapport OCM, qui se fonde sur une enquête réalisée par Kantar fin 2024 auprès d'un échantillon représentatif de 13.000 ménages, avec un taux de réponse de 72,7%, distingue les crédits à la consommation des crédits immobiliers, qui connaissent deux dynamiques différentes. Le taux de détention de crédits immobiliers s'est « stabilisé », à 29,7%, tandis que celui des crédits à la consommation est descendu à 19 %, en baisse pour la sixième année consécutive, soit « son niveau le plus bas constaté par l'Observatoire depuis 1989 ».
Les crédits à la consommation servent en général aux ménages à acquérir des biens d'équipement (une voiture dans la moitié des cas), mais aussi à effectuer des travaux d'amélioration du logement (dans près de 15 % des cas).
Malgré ce contexte morose, l'OCM note un « sentiment d'amélioration » de la situation financière et « un moral qui se redresse » chez les ménages. Un léger regain d'optimisme qui engendre un rebond des intentions de souscription de crédits à la consommation pour le 1er semestre 2025, à 3,7 %, contre 3,5 % l'année précédente. Mais « cette proportion ne fait que s'établir sur le niveau moyen constaté depuis la crise sanitaire ».
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Concernant les crédits immobiliers, la remontée « notable » des intentions de souscription (3,1 %) ne permet pas d'atteindre leur niveau sur la période longue (4,7 %), « et leur réalisation risque de se heurter à la réalité d'un environnement politico-économique peu facilitateur », ajoute l'OCM. Le volume des nouveaux crédits immobiliers est, en effet, tombé à son point le plus bas l'an dernier depuis 2014, selon les données publiées jeudi par la Banque de France.
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La Banque de France s'attache à regarder le verre à moitié plein et voit une nette amélioration du volume de prêts accordés depuis le printemps, et des conditions de crédit plus favorables. Avec 11,6 milliards d'euros de nouveaux crédits immobiliers, le mois de décembre est d'ailleurs le meilleur mois de l'année 2024. Le taux d'intérêt moyen poursuit sa baisse, à 3,30 %, toujours selon la Banque de France. Ce niveau de taux élevé, atteint en quelques trimestres seulement, a représenté un véritable choc pour le pouvoir d'achat immobilier des ménages. Au premier trimestre 2022, il était beaucoup plus faible, à 1,80 %.
(Avec AFP)
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