La nouvelle ministre de la Santé et de la Prévention, Brigitte Bourguignon, va devoir rapidement se retrousser les manches. Cette ex-socialiste qui était jusqu'à présent la ministre déléguée chargée de l'Autonomie, reprend le poste de son ex-ministre de tutelle Olivier Véran, qui quitte le gouvernement après avoir géré la crise sanitaire du Covid-19. La nouvelle locataire de l'avenue de Ségur hérite de quelques dossiers brûlants, et va devoir rapidement régler la crise des hôpitaux, et notamment des urgences qui, faute de personnels soignants, sont contraints de tourner au ralenti.
Parmi les principaux dossiers qui attendent la ministre de la Santé : l'hôpital et l'amélioration de « l'accès aux soins en urgence ». Et la situation est brûlante. Confronté à un manque criant de personnels soignants (médecins, d'infirmiers, d'aides-soignants), au moins 120 services d'urgence ont été forcés de limiter leur activité ou s'y préparent, selon une liste publiée vendredi par l'AFP et établie par l'association Samu-Urgences de France (SUdF).
Quasiment 20% des quelque 620 établissements - publics et privés - hébergeant un ou plusieurs services d'urgences sont touchés. 60 départements sont concernés par des limitations dans les services d'urgence. Signe supplémentaire d'une crise inédite, 14 des 32 plus gros hôpitaux français (CHU et CHR) figurent sur cette liste.