Explosion des prix de l'énergie, flambée des denrées alimentaires...les Français sont en première ligne face à l'inflation. Cette semaine, l'Insee a indiqué que l'indice général des prix à la consommation avait marqué le pas entre juillet et août passant de 6,1% à 5,8%. En dépit de ce coup de frein, la plupart des économistes tablent sur un prolongement d'une inflation élevée. « Le pic d'inflation n'est sûrement pas passé. La hausse des prix de l'énergie est aussi liée à des problèmes structurels liés au nucléaire. Ils ne vont pas disparaître du jour au lendemain », a déclaré Christopher Dembik, directeur de la recherche macroéconomique chez SaxoBank, interrogé par La Tribune.
Du côté de Bercy, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a annoncé lors d'une réunion de rentrée avec des journalistes que « la hausse des prix du gaz et ceux de l'énergie sera contenue [dans les prochains mois]. Nous allons lisser cette hausse des prix sur les entreprises et les ménages » a-t-il poursuivi. En revanche, « il y a un risque de spirale des prix de gros vers les prix de détail » a ajouté le numéro deux du gouvernement.
L'exécutif travaille sur plusieurs scénarios actuellement en cas de fermeture totale du robinet de gaz russe. Dans le contexte d'une guerre à rallonge, la question de l'efficacité des mesures adoptées devrait enflammer les débats parlementaires à quelques semaines de la présentation du budget 2023. « La France est l'un des pays qui a mis le plus sur la table en Europe pour protéger les ménages et les entreprises. Ce 'quoi qu'il en coûte' énergétique n'a pas vocation à durer», a ajouté l'économiste de Saxo.