Plan pauvreté : Le Maire promet des mesures sur le plafonnement des frais bancaires

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Le gouvernement envisage d'ajouter à son plan pauvreté des dispositions sur le plafonnement des frais bancaires pour les ménages les plus modestes, a déclaré dimanche le ministre français de l'Economie.

Le gouvernement envisage d'ajouter à son plan pauvreté des dispositions sur le plafonnement des frais bancaires pour les ménages les plus modestes, a déclaré dimanche Bruno Le Maire, le ministre de l'Economie aux rencontres économiques d'Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône). Initialement prévue début juillet, la présentation de ses mesures de lutte contre la pauvreté est reportée à la rentrée.

"Sur le plan pauvreté, je préfère qu'on prenne quelques semaines de plus et qu'il soit meilleur. Nous allons par exemple ajouter dans ce plan des dispositions sur le plafonnement des frais bancaires. Je pense qu'il est indispensable pour tous les Français modestes que nous parvenions à un vrai plafonnement des frais bancaires pour que personne ne soit en difficulté parce qu'il est obligé de payer des frais bancaires insupportables et trop lourds", a-t-il expliqué. "Mais j'ai besoin d'encore un peu de temps pour discuter avec les associations, pour discuter avec le secteur financier, pour discuter avec les banques, d'un vrai plafonnement efficace des frais bancaires pour les foyers modestes", a ajouté le ministre.

Communication désastreuse du gouvernement

Le report à la rentrée du plan pauvreté, issu d'une concertation lancée en grande pompe fin 2017, avait suscité jeudi la déception d'associations et des critiques sur la "communication désastreuse" du gouvernement. Mercredi, la ministre des Solidarités Agnès Buzyn a laissé entendre que ce report était aussi lié aux résultats de la Coupe du monde et à la "disponibilité" d'Emmanuel Macron, qui s'est engagé à aller en Russie soutenir les Bleus s'ils arrivent en demi-finale.

Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a indiqué de son côté que ce report avait été décidé par Emmanuel Macron pour pouvoir en faire la préparation "la plus fine possible", et précisé que son entrée en vigueur restait prévue pour le 1er janvier 2019.

Mardi dernier, un collectif associant le syndicat CGT Banques Assurances et les associations Familles Rurales, UFC-Que Choisir et Unaf a plaidé pour un plafonnement des frais bancaires pour tous les consommateurs.

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Commentaires
a écrit le 10/07/2018 à 9:35 :
Pour travailler dans la banque je peux vous assurer que plus de 90 % des situations de frais excessifs sont liés à une mauvaise gestion des comptes alors même qu'un budget suivi de manière normal (pour ne pas dire rigoureuse) permettrait de ne pas être à découvert. pour les 10 % restant, il existe déjà une offre pour les personnes "fragiles" qui limitent les frais à 30 € max par mois. Il serait intéressant que les média s’intéressent justement au travail de banquier lorsque le matin je me demande si je dois payer ou rejeter le loyer, le prélèvement d'assurance etc.. alors même que la personne consomme à outrance et ne se pose pas la moitié des questions sur lesquels nous sommes confrontées...
Enfin, mon analyse est simple : Macron veut baisser les aides sociales "aux pauvres" c'est une évidence, donc pour diminuer l'impact budgétaire qu'ils subiront, il veut diminuer les frais bancaire à la même mesure (ou presque), ou comment faire payer aux entreprises privée de manière différentes les réformes fiscales et sociales...
Réponse de le 10/07/2018 à 22:48 :
Pourquoi ne pas rendre la carte bancaire gratuite?
a écrit le 10/07/2018 à 8:32 :
Bien évidemment les frais continueront à progresser pour compenser les taux bas et les faibles marges qui en découlent. Mais ce sont les plus modestes qui verront la facture s’alourdir, car les plus aisés peuvent négocier à l’instar des premiers. Moins tu peux payer, plus tu payes.....rien de nouveau.
a écrit le 09/07/2018 à 16:08 :
La seule vraie et durable protection du consommateur est la concurrence.
a écrit le 09/07/2018 à 12:24 :
le compte bancaire étant imposé par l'Etat doit être tout simplement entièrement gratuit.
a écrit le 09/07/2018 à 12:08 :
Dans noptre pays il y deux constantes de nos politiciens un: penser fort mais que penser aux plus pauvres de plus en plus nombreux malgré les promesses mais comme dit le dicton les promesses n'engagent ….. deux, arrêtez de taper sur les classes moyennes. Le mensonge étant l'apanage des politiques et cet exécutif n'est pas plus blanc que les autres rien ne sera fait ni pour nos concitoyens les plus en difficulté ni pour la classe moyenne le matraquage continue de plus belle.
a écrit le 09/07/2018 à 11:32 :
il est possible qu'une banque fasse comme Free dans la la téléphonie : faire péter le système des ententes tacites en cassant les prix des services . Amazon ou Alibaba sont capables d'imaginer et créer ce type de banque sans guichets propres mais avec des points relais de proximité de distribution et encaissement de cash .
l'avenir appartient aux audacieux .
Réponse de le 09/07/2018 à 13:48 :
Quelle vision théorique .
Les Banques sont soumises à une réglementation drastique qui s'imposera aux GAFA comme aux autres ou alors le droit n' a plus sa place dans la société .
Faire de la banque c 'est connaître son marché , il ne suffit pas de gérer des flux , il faut aussi prêter ....c 'est quand même un peu avec ça qu'on gagne des clients et sa vie n'est ce pas? prêter sans connaitre son marché c 'est prendre des impayés et trop d'impayés , c 'est sortir du marché ...les banques historiques ont encore de belles heures
Réponse de le 10/07/2018 à 8:25 :
@Chris3825 09/07/2018 13:48
En ce qui concerne l'activité "banque de détail pour les particuliers", vous êtes un peu optimiste sur l'avenir des banques classiques. Elles seront dans l'obligation de changer complètement leur "business model" sur ce créneau. Elles le font progressivement (fermeture d'agences) et la réduction des personnels sera significative.
Même chose pour les organismes de crédit d'ailleurs.
Cordialement
a écrit le 09/07/2018 à 9:24 :
C'est pas nouveau

2010 :

L’ensemble des frais liés aux découverts assure aux banques plusieurs milliards d’euros de revenus par an, une ressource précieuse qui devrait pourtant se réduire sous la pression des consommateurs et du gouvernement, poussant le secteur à trouver des solutions de substitution.Le Canard enchaîné estimait mercredi à deux milliards d’euros annuels les revenus liés au découvert, en l’absence de chiffre officiel.

Le montant avancé comprenait les agios liés aux découverts autorisés, mais aussi les commissions dites d’intervention, qui sont prélevées à chaque fois qu’un client dépasse le montant autorisé ou se met à découvert sans y avoir été autorisé préalablement.
Le taux d’intérêt va d’environ 11% à 15% selon les réseaux pour le découvert autorisé, mais oscille plutôt entre 15% et 19% pour les dépassements non autorisés.
La commission d’intervention, qui s’ajoute aux agios payés sur le découvert, coûte entre 5 et 10 euros.Sur la base du chiffre d’affaires des neuf principaux réseaux, les comptes dans le rouge auraient rapporté aux banques environ six milliards d’euros en 2009. «On ne va pas vous dire que ce n’est pas une source de PNB» (produit net bancaire, équivalent du chiffre d’affaires), reconnaît un banquier, sous couvert d’anonymat.Pour Eric Delannoy, la loi sur le crédit à la consommation, initiée par la ministre de l’Economie Christine Lagarde devrait faire fondre ces revenus en modifiant la fixation du taux d’usure, le taux maximum applicable aux crédits. A compter de mai 2011, ce taux ne sera plus déterminé selon la nature du crédit mais selon son montant, ce qui doit contribuer à le faire baisser. Conséquence directe, «les banques anticipent une baisse des revenus liés au découvert comprise entre 30% et 50%», estime Eric Delannoy.
Par ailleurs, dans la foulée d’un rapport commandé par Bercy et publié en juillet, les banques se sont engagées à diviser par deux leurs commissions d’intervention pour les clients les plus fragiles.
Réponse de le 09/07/2018 à 13:04 :
le changement du taux de l'usure en fonction du montant n'a pas
apporté d'amélioration, puisqu'aujourd'hui pour les crédits de moins
de 3000 euros, qui concernent les populations les plus fragiles il
est au taux hallucinant de plus de 20 %
a écrit le 09/07/2018 à 8:22 :
Plafonnement des frais bancaires: est-ce une priorité pour le gouvernement ? Pourquoi le gouvernement s'occupe t-il de cela ? Est-ce une fonction régalienne ?
Cordialement
a écrit le 08/07/2018 à 22:51 :
Plan pauvreté... Pour Macron cela consiste à éliminer ce qu'il déteste le plus les pauvres. Les pauvres eux pensent qu'ils vont être aidés.
Pour les frais BANQUAIRES, ils risquent d'être plafonnés mais au taquet
a écrit le 08/07/2018 à 21:15 :
"Le report à la rentrée du plan pauvreté [...] avait suscité jeudi la déception d'associations et des critiques sur la "communication désastreuse" du gouvernement. Mercredi, la ministre des Solidarités Agnès Buzyn a laissé entendre que ce report était aussi lié aux résultats de la Coupe du monde et à la "disponibilité" d'Emmanuel Macron, qui s'est engagé à aller en Russie soutenir les Bleus s'ils arrivent en demi-finale."

Parce que la coupe du monde dure 2 mois ?
Parce que des millionnaires qui courent derrière un ballon ont besoin de plus d'attention de la part de Manu (c'est bon, j'ai un diplôme).
Parce que la pauvreté des plus démunis est suspendu durant l'été ?
Parce que si "on" gagne la Coupe du Monde, cela changera notre quotidien ?

Une honte pour un président de la république.
a écrit le 08/07/2018 à 18:05 :
On peut plafonner les frais bancaires mais on ne peut pas obliger les banques à garder comme clients des gens irresponsables.

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