Plans sociaux : plus de 200 000 emplois menacés, selon la CGT

Fanny Guinochet
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Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, alerte le gouvernement sur l’explosion des PSE au premier semestre.
Abdul Saboor

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Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, alerte le gouvernement sur l’explosion des PSE au premier semestre.
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C'est un cri d'alerte qui s'intensifie. La liste des plans sociaux s'allonge rapidement dans le pays. C'est le constat établi par la CGT, qui tient depuis plusieurs mois, une cartographie précise des PSE dans l'Hexagone. Il y a un an, à la même époque, en mai 2024, la centrale en recensait 130. En novembre dernier, c'étaient 285 plans de sauvegarde de l'emploi. Aujourd'hui, le décompte dépasse les 380, ce qui représente un plan annoncé par jour.
Derrière les chiffres, il y a des postes, des hommes et des femmes. Selon la CGT, plus de 200 000 se trouvent ainsi menacés.
D'où la demande de Sophie Binet de prendre des mesures d'urgence, et de prononcer des moratoires sur les licenciements. La cheffe de file de la centrale milite aussi pour des nationalisations de certaines entreprises jugées stratégiques, comme Arcelor Mittal, ou les Fonderies de Bretagne, où Sophie Binet était en déplacement vendredi dernier. La CGT souhaite aussi que les aides publiques soient conditionnées.
Comme c'était déjà le cas en 2024, l'industrie reste la plus affectée par cette vague de licenciements qui traverse le pays. À lui seul, ce secteur concentre la moitié des plans. Les plus médiatiques concernent les grandes entreprises, comme Arcelor Mittal, mais la CGT pointe aussi les plans plus silencieux dans les PME.
La construction aussi est concernée — Nexity a annoncé ces derniers jours de nouveaux départs —, ainsi que l'agriculture ou encore le commerce. Ainsi, dans l'habillement, les dépôts de bilan se multiplient. Preuve en est, Naf Naf est de nouveau en redressement judiciaire, Jennyfer a mis la clé sous la porte. L'ameublement est aussi dans la tourmente, l'enseigne Casa a par exemple annoncé un plan de sauvegarde de l'emploi, le 16 mai dernier.
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Ces plans ne se traduisent pas encore dans les chiffres du chômage. Mais, dans les prochains mois, le taux ne manquera pas d'augmenter, mettant à mal la promesse d'Emmanuel Macron, d'atteindre le plein-emploi à la fin de son quinquennat.
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Fanny Guinochet