Pour se désendetter, AccorInvest va accélérer son projet de cession d'hôtels
latribune.fr

AccorInvest possède les murs de 753 hôtels opérés par Accor.
Charles Platiau
latribune.fr

AccorInvest possède les murs de 753 hôtels opérés par Accor.
Charles Platiau
AccorInvest, ex-pôle immobilier d'Accor, qui possède les murs des hôtels opérés par le groupe hôtelier, va, selon Bloomberg, accélérer son projet de cession d'actifs, à hauteur d'1,7 milliard d'euros à horizon 2025, afin de se désendetter.
Le groupe qui avait été très affecté par la crise sanitaire, a engagé depuis 2020 une stratégie qui vise « à recentrer son portefeuille hôtelier sur les segments économique et milieu de gamme (Ibis, Novotel, Mercure, ndlr...) en Europe, tout en diminuant le poids de sa dette ». En 2021 et 2022, AccorInvest précise avoir « d'ores et déjà réalisé des opérations de cession à hauteur de 500 millions d'euros ».
Selon Bloomberg, il s'agit d'une dette de 4 milliards d'euros arrivant à échéance en 2025.
Après avoir vu son chiffre d'affaires fondre de 70% entre 2019 et 2020, du fait de la crise sanitaire, le groupe avait notamment souscrit un Prêt garanti par l'Etat (PGE) massif de 477 millions d'euros, qu'il devrait commencer à rembourser en 2025, et annoncé supprimer 1.900 emplois. Depuis, AccorInvest, autrefois pôle immobilier d'Accor, lequel n'en possède plus que 30%, a vu son activité se redresser en 2022 et 2023.
Le promoteur a réalisé un chiffre d'affaires de 1,5 milliard d'euros au premier semestre 2022, réduit son endettement et « consolidé sa situation financière » après la crise sanitaire. Sur les six premiers mois de 2021, le chiffre d'affaires n'était que de 500 millions d'euros, rappelle le groupe, investisseur et exploitant d'un parc immobilier de 782 hôtels dans 27 pays. Situé à 95% en Europe, mais aussi en Amérique latine et Asie, ce parc emploie 23.000 salariés. Après un premier trimestre 2022 encore pénalisé par la crise sanitaire, « l'activité a fortement repris » dans tous les pays, indique AccorInvest.
En juin 2022, le taux d'occupation moyen du parc, constitué d'établissements économiques et milieu de gamme sous enseignes Accor (Ibis, Novotel, Mercure...) est remonté à 77%, restant toutefois encore de 7 points inférieur à celui de 2019, la clientèle internationale long courrier et l'activité d'affaires générée par les salons et les foires n'étant pas encore revenues. Le revenu par chambre vendue (RevPar) est « équivalent à celui de 2019, à périmètre constant », toujours en juin 2022, avec un prix moyen au-dessus de 100 euros, soit 8% de plus qu'en 2019 à périmètre constant, indique AccorInvest.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

À lire également
Accor, qui a commencé à se désengager d'AccorInvest en 2019, pour se concentrer sur coeur de métier, avait relevé fin juillet ses objectifs annuels en faisant état d'une « croissance très solide » de son activité au premier semestre, grâce à une « demande toujours soutenue à la fois pour les loisirs et le voyage d'affaires ».
Le sixième groupe hôtelier mondial, qui possède des enseignes comme Ibis, Sofitel, Novotel, Mercure ou Pullman, espère dégager sur l'exercice un excédent brut d'exploitation (Ebitda) compris « entre 930 et 970 millions d'euros » contre « 920 à 960 millions d'euros » auparavant.
(Avec AFP)
latribune.fr
JD Vance veut ouvrir « une nouvelle page » avec l'Iran malgré de fortes tensions
Le Portugal veut créer un fonds souverain pour investir dans les secteurs stratégiques
BCE, inflation canadienne et procès pour corruption : l’agenda éco du lundi
Le roi Charles III publiera pour la première fois sa déclaration d'impôts