En France, plus on est riche, plus on paye d'impôt, sauf quand on est milliardaire ? C'est ce qui ressort de la dernière étude de l'Institut des politiques publiques (IPP) un organisme public analysant des politiques publiques en s'appuyant sur les méthodes les plus récentes de la recherche en économie.
Dans l'étude « Quels impôts les milliardaires paient-ils ? », publiée ce mardi, il en ressort que « l'ensemble des impôts personnels reste progressif (ndlr : proportionnel aux revenus) jusqu'à un niveau élevé de revenu », observent les quatre auteurs de cette note qui se base sur des données de l'année 2016. Mais, paradoxalement, ils constatent tout de même « une forte régressivité (baisse progressive) du taux d'imposition global » une fois franchi le seuil des 0,1% de Français les plus riches.
Ainsi, ces 37.800 foyers aisés, qui touchent plus de 627.000 euros annuels, ont un taux d'imposition global de 46%. Mais ce taux diminue au fur et à mesure que les revenus de ces ultra-riches progressent, jusqu'à atteindre 26% pour les 75 foyers fiscaux les plus fortunés. Néanmoins, « il ne faut pas conclure que la France est plus un paradis fiscal pour milliardaires que nos voisins », met en garde Laurent Bach, coauteur de la note. « C'est désormais prouvé, les milliardaires ne paient presque pas d'impôt », s'est toutefois empressé de réagir Eric Coquerel, président LFI de la commission des Finances de l'Assemblée nationale.