Primaire à droite : les candidats calment (un peu) la course au "plus libéral"

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Les candidats officels ou officieux à la primaire de droite commencent à tempérer leurs discours très libéral pour ne pas tomber dans le piège de François Hollande qui veut se positionner en modéré.
Les candidats officels ou officieux à la primaire de droite commencent à tempérer leurs discours très libéral pour ne pas tomber dans le piège de François Hollande qui veut se positionner en "modéré". (Crédits : © Stephane Mahe / Reuters)
Sentant le danger face à un François Hollande qui veut se poser en "protecteur", les candidats à la primaire de la droite s'emploient maintenant à modérer leurs discours faisant la part (trop) belle au "tout libéral".

« Je pense que cette représentation est une caricature du libéralisme qui apparaît comme une purge patronale. C'est du Robin des bois à l'envers : prendre de l'argent aux pauvres pour le donner aux riches ». Cette sévère critique vise les orientations économiques et fiscales des candidats à la primaire de la droite. Et elle n'émane pas d'un dangereux gauchiste, mais... d'Alain Madelin, l'ancien ministre de l'Économie et chantre du libéralisme à la française qui s'exprime dans l'hebdomadaire « Le Point ». De fait, au fur et à mesure que la primaire de la droite du mois de novembre se rapproche, les candidats se « lâchent » sur leurs propositions fiscales et sociales. Résultat, la compétition vire à la surenchère libérale... Au risque pour la droite, in fine, de faire fuir ses potentiels électeurs.

Des hausses de TVA de un à... cinq points

Il est exact que certaines propositions risquent de faire mal au portefeuille des ménages. Ainsi François Fillon n'hésite pas à annoncer une hausse de 3,5 points du taux supérieur de la TVA (actuellement fixé à 20%). Jean-François Copé, lui, évoque carrément à terme une TVA sociale « aux alentours de 25% ». Là où Alain Juppé préconise plutôt une hausse d'un point du taux de TVA - soit une recette supplémentaire pour l'État comprise entre 7 et 8 milliards d'euros, si tous les taux de TVA sont relevés- afin de financer en grande partie la suppression du financement par les entreprises de 10 milliards d'euros de cotisations famille.

Bruno Le Maire, en revanche, ne juge pas opportun d'évoquer une hausse de la TVA, car, pour lui, se serait contradictoire avec le discours sur le « matraquage fiscal » reproché à la gauche. Du côté de Nicolas Sarkozy, pour l'instant simple candidat officieux à la primaire, on reste prudent, estimant, comme Bruno Le Maire, qu'il n'est pas très cohérent de songer à augmenter la TVA et dans le même temps prôner un « contre-choc » fiscal de 25 milliards d'euros. Mais dans le camp sarkozyste, on se souvient aussi que cette histoire de TVA avait coûté l'élection de plusieurs députés UMP lors des législatives de 2007.

Mais le syndrome « Robin des bois à l'envers », théorisé par Alain Madelin, concerne aussi le sort réservé à l'Impôt de solidarité sur la fortune (ISF), qualifié par Alain Juppé « d'impôt contre-productif, car il fait fuir l'argent de France ». Tous les candidats, de Geoffroy Didier - qui vient de publier ses orientations économiques - à Hervé Mariton, militent pour sa suppression ce qui aurait, selon eux, pour mérite de stimuler l'investissement. Seule Nathalie Kosciusko-Morizet se démarque en demandant seulement une baisse du taux supérieur de l'ISF.

Tout pour les entreprises

Surtout que, dans le même temps, les candidats dans leur ensemble promettent du sang et des larmes aux Français via une baisse des dépenses publiques afin de ramener son poids de 57% environ actuellement à 50% du PIB. Ce sont ainsi 110 milliards d'euros de dépenses en moins qu'envisage François Fillon et 100 milliards pour Alain Juppé. Quand on voit avec quelles difficultés les gouvernements Ayrault et Valls ont du mal à baisser ces mêmes dépenses de 50 milliards d'euros sur trois ans.

En revanche, les entreprises seraient bichonnées afin qu'elles retrouvent leur compétitivité. Pour ce faire, tous les candidats imaginent des allègements supplémentaires de cotisations sociales et tous ou presque proposent d'instituer une sorte de « flat tax » pour imposer les revenus du capital. Cela passerait pour Geoffroy Didier par l'instauration d'un prélèvement du capital unique et forfaitaire de 30% qui remplacerait trois impôts actuels qui pèsent sur les revenus de l'investissement (l'impôt sur les revenus des investissements, la contribution sociale généralisée sur ces mêmes revenus ainsi que, indirectement, l'ISF) sans pertes de recettes pour l'État. François Fillon, lui, imagine plutôt un taux de 20%, à l'instar d'Alain Juppé.

Si on ajoute à cela la fin des 35 heures, le passage à la retraite à taux plein à 65 ans et l'instauration d'une dégressivité des allocations chômage, préconisés par tous les postulants, il y a en effet de quoi inquiéter certains électeurs, notamment dans les milieux populaires.

Rassurer les classes moyennes et populaires

Aussi, sans doute sensibles au cri d'alarme d'Alain Madelin, les candidats commencent à mesurer leurs discours pour ne pas tomber dans le piège de François Hollande qui s'apprête à rejouer le film « au secours la droite revient », déjà joué - sans succès -  en 1986. Nicolas Sarkozy devrait ainsi de plus en plus appuyer sur son intention de baisser l'impôt sur le revenu de 10%. Quant à Alain Juppé, pour séduire les classes moyennes, il préconise de remonter le plafond du quotient familial de 1.500 à 2.500 euros. Geoffroy Didier admet ouvertement qu'il sera nécessaire d'augmenter les budgets - et donc les effectifs- de la justice et de la gendarmerie-police. Autant d'arguments peu mis en avant jusqu'ici, mais qui devraient dans les mois qui viennent être davantage développés par les divers postulants afin de rassurer. Reste que si les candidats à la primaire tentent une opération déminage, ce n'est pas le cas de la droite sénatoriale qui, elle, affiche nettement la couleur. Dans le cadre de l'examen du projet de loi travail porté par Myriam El Khomri, les sénateurs « Les Républicains » ont totalement réécrit le texte en supprimant la durée légale du travail de 35 heures, en simplifiant les licenciements économiques et en remontant les seuils sociaux. Ce qui a permis à Manuel Valls et au PS de tenter de se refaire une santé sur ce sujet.

De toute façon, François Hollande n'a pas d'autre choix dans les semaines à venir, s'il veut avoir une toute petite chance pour la présidentielle de 2017, que de jouer le modéré face à une droite prête «  à casser le modèle social ».

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a écrit le 09/06/2016 à 19:50 :
Madelin n'est pas le seul à droite à s'inquieter de la "derive" de ses collegues; Guaino et Dupont Aignant ont un discours identique.
Ce tout liberal vise à seduire les electeurs de base de la droite, c'est à dire majoritairement des retraites...qui profitent à plein du regime. Il suffit de lire les commentaires de certains qui se croient encore dans les années 60 avec l'espoir d'une croissance à deux chiffres et incapable d'aprehender la revolution numerique en route. Les discours simplistes du type retour aux 39h s'adressent avant tout à des esprits primaires. Partout en Europe le temps de travail ne cesse de baisser à travers les boulots à temps partiel, les periodes de chomage? , cette precarite se traduisant aux election par les mouvements populistes qui à chaque election progressent. Nul ne sait ce que sera le monde dans les prochaines decennies, mais les fossoyeurs de la democratie sont à l'oeuvre, en france comme ailleurs.
a écrit le 09/06/2016 à 16:27 :
Faire croire au socialisme quand on n est social libéral et que de plus la dette empêche de faire fonctionner le régalien et que le social est absorbé par l immigration c est le quinquennat Hollande .
Et que la droite ait peur de montrer ce qu elle est , ou ce qu elle veut , est le signe du mal être de sa conscience . Ce qui démontre l inadéquation du libéralisme au service du bien être populaire .
a écrit le 09/06/2016 à 15:32 :
Et personne pour proposer que nos industriels augmentent le niveau de la qualité des biens qu'ils fabriquent, au lieu de rester en concurrence avec les pays qui font dans les produits de qualité intermédiaire.
Pourtant dans notre industrie, nous avons quelques fleurons, il faudrait prendre exemple sur eux.
a écrit le 09/06/2016 à 14:33 :
La droite n'a rien compris. La baisse drastique des dépenses de l'état c'est complètement aveugle et ça ne fait pas un programme. c'est le genre de programme clivant s'il en est et qui peut à terme nous mener au chaos.Ce n'est pas d'un homme "providentiel" dont la France a besoin c'est d'une société plus juste dans toutes ses composantes. Je note par ailleurs que la plupart des postulants à droite ont montré leurs "qualités" immenses jadis.
a écrit le 09/06/2016 à 13:39 :
1 élu pour 100 habitants en France ! Supprimer 30 000 maires et conseils municipaux les conseils généraux, des postes de députés et sénateurs et autres grands fonctionnaires c'est déjà 20 milliards d'économies, mais on ne vire pas les copains !
a écrit le 09/06/2016 à 13:03 :
Même Madelin n'a pas compris la différence entre taxer la production ou taxer la consommation. Il faut basculer la fiscalité du travail sur la fiscalité énergétique.
a écrit le 09/06/2016 à 12:16 :
La Tva sociale consiste à faire payer l ensemble de la population pour que les entreprises paient moins d impots. C est tout sauf social !!
J appelerais cette Tva: tva néo libérale plutôt
Réponse de le 09/06/2016 à 12:58 :
C'est surtout "faire participer les produits importés au modèle-social-que-le-monde-entier-nous-envie". Ca fait longtemps que ça aurait dû être fait.
Réponse de le 09/06/2016 à 15:41 :
Le made in France serait puissant et efficace je veux bien mais si je dois acheter: un smartphone, une tele, un pcportable impossible!! Et comme la tva frappe davantage les pauvres..
Réponse de le 12/06/2016 à 18:00 :
@@bruno : c'est justement parce que le made in France est à la peine qu'il faut essayer de l'aider à regagner en compétitivité par la TVA sociale. De toutes façons il faut enfin que la France se décide à consommer moins en particulier de biens importés puisqu'elle ne les produit pas. Donc renouveler moins souvent télés et smartphones.
a écrit le 09/06/2016 à 11:47 :
on sait ce que valent les discours et les engagements de précampagne, et ce depuis la nuit des temps. Une fois élu, par le plus grand curieux des hasards, ce qui a été dit précédemment tombe dans l'oubli ou est sérieusement revisité, car pour gouverner il faut souvent mettre de "l'eau dans son vin", si on ne veut pas avoir à gérer le désordre au quotidien dans les rues. ON NE PEUT FAIRE EVOLUER LA SOCIETE, SI UNE PARTIE D'ENTRE ELLE A LE SENTIMENT D'ETRE LESEE AU PROFIT D'UNE AUTRE.
a écrit le 09/06/2016 à 10:13 :
51 % de français ne paye pas l'IR, des millions de fonctionnaires , pléthore de conseillers
généraux, députés, sénateurs etc... Comment imaginer que l'on puisse, dans ce pays ou
l'assistanat est porté au pinacle , faire une politique libérale. Résultat , la CGT qui ne représente rien, fait la loi et fige les rapports sociaux au niveau du 19 ème siècle.
Avec de tels élus, le pays n'est pas prêt de retrouver de la croissance et le plein emploi.
Réponse de le 09/06/2016 à 13:38 :
"et fige les rapports sociaux au niveau du 19 ème siècle".
Ils restent donc en avance d'un siecle sur le Medef.

"la CGT qui ne représente rien" :
Bon nombre de partis politiques aimeraient avoir ce "rien" dans leur effectif.
a écrit le 09/06/2016 à 9:25 :
On utilise le terme libéral pour qualifier tout simplement des politiques de droite (c'est à dire des politiques qui enrichissent les riches et qui appauvrissent les pauvres). C'est ce que dit Madelin qui est probablement le seul libéral. Quant à la TVA rappelons qu'il s'agit de l'augmenter pour baisser des cotisations. Les cotisations sont chargées dans les prix donc toujours payées par les consommateurs. Pour une même somme d'argent dépensée en bijoux ou en produits alimentaires français rappelons que le consommateur paye dans le premier cas plus de TVA que de cotisations et que c'est l'inverse dans le second cas. Enfin pour la taxation du capital, il s'agit simplement de ne pas taxer les actions tant qu'elles ne sont pas vendues. Par contre il est normal de taxer l'ensemble des gains personnels (gains financiers de toutes origines profitant à la personne physique et non investis dans une entreprise). Enfin il faut savoir ce que veut dire "économiser 100 milliards". Si on veut dire qu'on pourrait aujourd'hui assurer le même service public aux français et les mêmes transferts (retraites...) avec 9% de budget en moins, c'est possible, je ne sais pas démontrer le contraire. Si c'est par contre pour dire que dans 5 ans nous dépenserons 100 milliards de moins en euros courants c'est tout simplement idiot car le service public opère sur des marchés en croissance (santé, sécurité, éducation, retraites...). Bref beaucoup de confusions sont possibles...
a écrit le 09/06/2016 à 9:03 :
La production intérieure brute de la France est de 2600 milliards. Un revenu universel inconditionnel décent pour chaque français, 1000 euros par adulte, 500 euros par enfant, s'élèverait à 760 milliards. Suppression du smic qui n'aurait plus d'objet. Chacun travaille à son rythme. Beaucoup de fonctionnaires deviendraient bénévoles.Il n'est pas sorcier d'imaginer un système de prélèvement sur l'économie qui rassure les "milieux populaires". La liberté économique n'est pas faite pour tout le monde et le sera de moins en moins, même si c'est elle qui assure l’essor et le revenu global du pays.
Réponse de le 09/06/2016 à 12:51 :
EXELENTE IDEE LE REVENUE MINIMUN? MOI JE DIRAIS 1200 EUROS PAR PERSONNE ADULTES ET 200 EUROS PAR ENFANT MINEUR? CELA FERAIS POUR DEUX ENFANTS ET DEUX ADULTES 2800EUROS PAR FAMILLES ? SE SERAIS UNE BASE CORECT POUR TOUS RESTE ATOUS CHANBOULE LES RETENUES DE TOUS ET DE LE TRANFORME EN VIREMENT MENSUELLE? ET A DEFINIR QUI ET COMMENT Y PARVENIR POUR NE PENALISER PERSONNE ? IL VAS FALLOIR TROUVER UN ALCORISME CAPABLE DE FAIRE CELA? CELA POURRAIS MARCHE? QUI N OSSE RIEN N A RIEN???
a écrit le 09/06/2016 à 7:46 :
La réforme essentielle consiste à basculer la fiscalité du travail sur la fiscalité énergétique, progressivement et jusqu'à un certain niveau. Qui proposera cette solution? Cela règlerait en même temps le climat, la situation à Air France, à la SNCF, et aussi à EDF. Cela réduirait le chomage et favoriserait le retour de la croissance. Qui est contre?
Réponse de le 09/06/2016 à 13:00 :
avez vous vu à quel niveau effarant l'énergie est déjà taxée (sans même parler des carburants jetez un oeil à votre facture d'électricité).
a écrit le 08/06/2016 à 23:25 :
Quitte à choisir mieux vaut revoter Hollande que Marine ou ces 3 là.
Réponse de le 09/06/2016 à 13:04 :
Oui si vous considérez qu'il faut continuer sur la pente glissante sur laquelle on s'est engagée voici trois décennies et demi, qui nous conduit irrémédiablement, d'abord à la situation grecque puis à celle du Zimbabwe. Il faut au contraire une libéralisation à la hâche qui ramène la dépense publique à moins de 35% du PIB en limitant l'état à ses fonctions régaliennes (défense, maintien de l'ordre, justice).
a écrit le 08/06/2016 à 22:31 :
"Cette annonce m' évoque un homme politique français qui était élu grâce à ses virevoltes permanentes et qui s'appelait Edgard Faure. Edgard Faure disait à propos des girouettes qu'on trouve sur les cheminés des fermes de nos campagnes, ce n'est pas la girouette qui tourne, c'est le vent qui l'anime.
C'est la politique du chien crevé qui suit le fil de l'eau"
Phillippe de Villiers sur Sarkozy.
a écrit le 08/06/2016 à 20:00 :
C'est pourtant leur principal argument commercial... Notes, il vaut mieux être discret quand on parle d'enveloppes... Omerta, quand tu nous tiens...
a écrit le 08/06/2016 à 19:19 :
Tout autour du listel : « La France donne l’exemple aux Nations ». Les Nations étant les peuples souverains, les peuples libérés. En 1789 la France a donné l’exemple aux Nations (le réveil des nationalités. En Europe, actuellement, nous allons vers un nouveau réveil des nationalités). La France a servi d’exemples aux Nations en 1848, en 1870 avec la Commune, en 1914, en 1918, en 1940 avec de Gaulle, en 1945 avec le Conseil National de la Résistance, en 2005 lorsque les français ont voté NON à 55 %.
C’est un formidable message d’espoir. L’intérêt de l’Histoire est de prévoir l’avenir, puisque ce qu’il s’est passé va se reproduire. Nous allons de nouveau donner l’exemple aux Nations en sortant de cette construction néo-fasciste qu’est la construction européenne.

http://u-p-r.wikia.com/wiki/Les_10_raisons_qui_nous_imposent_de_sortir_de_l%E2%80%99Europe
Réponse de le 08/06/2016 à 23:23 :
Tiens les trolls de Poutine sont à la manoeuvre ! On veut démolir l'Union européenne pour nous imposer l'Urss et faire croire que le passé où il y avait tout le temps des guerres en Europe était meilleur !
Réponse de le 09/06/2016 à 13:09 :
malheureusement en 1940 les compagnons de De Gaulle étaient une poignée et les soutiens de Pétain et de l'état français infiniment plus nombreux. La paix carthaginoise imposée à l'Allemagne après 1918 portait en germe le nazisme. Enfin, pour 2005, oserais-je vous rappeler que le vote "non" était totalement hétéroclite et qu'il n'en est strictement rien sorti...
a écrit le 08/06/2016 à 19:14 :
Sarkozy a peur que les oligarques euro-atlantistes préfèrent plutôt jouer la carte Juppé, lequel s’est quant à lui déclaré pour la non-livraison des navires Mistral à la Russie afin de prendre lui aussi la position du larbin de Washington.

Sarkozy a peur que les oligarques euro-atlantistes préfèrent jouer la carte Christine Lagarde, qui est de notoriété publique totalement acquise aux intérêts américains.

Sarkozy a peur de sombrer dans l' oubli ..
Réponse de le 09/06/2016 à 13:15 :
Préférer vendre les Mistral à Al Sissi plutôt qu'à Poutine, c'est l'hôpital qui se fout de la charité, mieux vaut en rire. Même si l'annexion de la Crimée et la tentative d'annexion d'une partie de l'Ukraine sont des agressions caractérisées qui doivent être condamnées sans appel par la communauté internationale et jamais reconnues, et que la Russie doit en subir les conséquences par un sévère embargo économique.

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