Primaire: libéré de Bygmalion, Copé se porte candidat

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Jean-François Copé, qui se dit libéré de "l'épée de Damoclès" Bygmalion, vient de se lancer dans la course à la présidentielle. Entendu à deux reprises dans l'enquête Bygmalion, dont une seconde audition sous le statut de témoin assisté le 8 février dernier, Jean-François Copé n'a pas été mis en examen, une étape décisive à ses yeux, celle de l'"innocence", pour revenir dans le jeu politique.
Le député-maire de Meaux n'a pas perdu une seconde, annonçant dès dimanche soir sa candidature à la primaire de la droite et du centre de novembre. Il devient ainsi le sixième candidat déclaré à l'investiture présidentielle à droite pour 2017. Une mauvaise nouvelle pour Nicolas Sarkozy déjà malmené dans les sondages et au sein de son propre camp.
Jean-François Copé s'est déclaré lors du journal de 20 heures de France 2, alors même que le président des Républicains était l'invité de TF1 à la suite du Conseil national du parti.
Contraint à la démission de la présidence de l'ex-UMP en mai 2014 à la suite des révélations de l'affaire Bygmalion, un système présumé de fausses facturations pour masquer un dérapage supposé des dépenses de campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, il s'était astreint durant 18 mois à une cure de silence médiatique.
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Parti "à la rencontre des Français", l'ancien ministre chiraquien, dont les relations avec Nicolas Sarkozy se sont dégradées, est revenu en première ligne début janvier avec la sortie d'un livre "Le Sursaut français", dans lequel il se confiait sur sa traversée du désert et détaillait un projet d'alternance.
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Le député-maire de Meaux, autrefois chantre de la "droite décomplexée", une ligne que privilégie Nicolas Sarkozy, assure ne pas en vouloir à ceux qui ont vu en lui "le coupable idéal" mais sa déclaration de candidature a sans nul doute un parfum de revanche. Jean-François Copé a assuré sur France 2 n'être animé par aucun esprit de vengeance : "En aucun cas (...) ça n'aurait aucun sens." "Mes adversaires, c'est le Parti socialiste, c'est le Front national", a-t-il souligné. "Une primaire, ça n'est pas un match entre un homme et un autre homme."
(Avec Reuters)
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